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Alep

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« L’enfer sur terre », c’est ainsi que le représentant de l’ONU a décrit la situation de cette ville de Syrie.
Alep a auparavant été une toute autre ville :

– ancienne et dotée d’une riche architecture, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco,
– active et industrieuse : sa production représentait avant la guerre, le 1/3 de la production syrienne
– peuplée de près de 3 millions d’habitants sur son aire urbaine
Tout ceci appartient au passé malheureusement. Alep est une ville martyre et personne ne sait quand cela prendra fin.
Le Parlement européen a souhaité prendre position sur ce sujet douloureux et un débat a eu lieu mercredi 5 octobre lors de notre session plénière.
Il intervient juste après l’annonce par les États Unis de la fin du dialogue avec la Russie. Ce dialogue il est vrai était dans une impasse complète. Des exactions comme les bombardements répétés d’hôpitaux ou de convois humanitaires ont prouvé à maintes reprises que ni le gouvernement syrien, ni ses alliés russes, n’envisageaient sérieusement un cessez-le-feu.
La population civile, estimée à 250 000 personnes, est donc bloquée dans les quartiers Est, sous le feu des avions et des canons, sans ressources, nourritures, médicaments…
La France s’est proposée pour reprendre une initiative diplomatique après les États Unis mais les chances qu’elle aboutisse paraissent minces. On sait désormais qu’avec un cynisme absolu, Assad veut reprendre la ville à tout prix, même s’il n’en reste que ruines et cadavres.
La douloureuse épreuve du peuple syrien se poursuit donc et nos interventions peuvent sembler bien dérisoires face à ce drame. Mais prendre la parole et dénoncer ce qui s’assimile à un crime de guerre est utile pour donner le signe que nous n’abandonnons pas les habitants d’Alep. Espérons que les images terribles de ce conflit fassent prendre conscience aux européens de l’impérieux devoir d’assistance qui nous incombe envers les réfugiés.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume