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Comment des villes européennes s’organisent pour répondre à la crise migratoire

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La solidarité, l’esprit d’unité et l’humanité font clairement défaut aujourd’hui dans la manière dont beaucoup des Etats membres gèrent – ou plutôt ne gèrent pas – la crise migratoire. Les représentants des pouvoirs locaux au plan européen s’organisent en lançant « Solidarity Cities », une plateforme d’échanges d’expériences et d’informations afin de renforcer les efforts au niveau local pour accueillir et intégrer les réfugiés.

C’est à Athènes, une ville particulièrement touchée par les flux migratoires, que l’idée est née. Giorgios Kaminis, son actuel maire, fait référence à « Solidarity Cities » en parlant «d’une nouvelle manière de promouvoir les actions entreprises par les villes pour aider les réfugiés ».

Plusieurs villes membres d’Eurocities, la plateforme qui réunit les plus grandes villes européennes, se sont jointes à cette action. Se retrouvent à bord de ce projet les maires de Barcelone, Amsterdam, Leipzig en Allemagne ou encore Gand en Belgique.

Même si pour le moment les villes motivées sont principalement des villes qui appartiennent au réseau Eurocities, il faut noter que le projet dont il est question ici est ouvert à d’autres villes. La seule condition est l’engagement dans le domaine de l’accueil et de l’intégration des réfugiés.

De nombreuses villes prennent déjà des mesures pour assurer l’accueil des réfugiés sur leurs territoires et jouent ainsi un rôle crucial dans l’intégration de ceux-ci à la vie locale, aussi bien humaine que culturelle.

Le site dédié à « Solidarity Cities » revient sur les 4 piliers autour desquels le projet est structuré :

– l’échange d’information et d’expérience sur la situation des réfugiés au sein des villes ;

– la promotion d’une participation accrue des villes aux décisions d’attribution des fonds pour gérer les réfugiés et une attribution directe des fonds ;

– le renforcement du soutien technique et financier entre les villes ;

– l’engagement par d’autres villes européennes d’accueillir des demandeurs d’asile relocalisés.

Là aussi les dimensions d’humanité et de responsabilité sont mises en valeur et méritent d’être connues.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume