FAIRE CONNAISSANCE

NEWSLETTER

Top

Communication en panne : le Comité des Régions lance le débat

logo du Comité des Régions

Et si l’on changeait l’approche des institutions européennes sur la communication qu’elles produisent sur l’Europe ? C’est le pari lancé par Christophe ROUILLON, Membre du Comité des Régions, Maire de Coulaines et Vice-Président de l’Association des Maires de France, en charge de l’Europe, qui a présenté son projet d’avis « Reconnecter l’Europe à ses citoyens », le 22 septembre dernier, au Comité des Régions.

Il part du constat que l’Europe traverse une crise sans précédent de confiance des citoyens envers l’Europe et la politique en général, ce qu’illustre d’ailleurs le résultat des dernières élections européennes, ainsi que la montée sans précédent des eurosceptiques. C’est pourquoi il est plus qu’urgent d’agir pour réconcilier les citoyens avec l’Europe, en communiquant autrement, c’est-à-dire à tous les niveaux de pouvoir.

Comment procéder ? Le Comité des Régions propose aux autres institutions européennes de conjuguer leurs politiques et moyens de communication pour concevoir et lancer un plan de communication sur 5 ans, doté d’objectifs chiffrés et mesurables, pour améliorer les processus de prise de décision et mettre en place un dialogue plus démocratique, plus transparent envers les citoyens, dans la perspective des élections européennes de 2019.

Le but n’est pas de « répandre la bonne parole » depuis Bruxelles et de se limiter à des campagnes institutionnelles ou de dernière minute à la veille des élections, mais bien de déplacer le débat européen dans les villes et régions, au plus près ces citoyens, et de provoquer un débat participatif sur leurs attentes.

Parmi toutes ses propositions, une demande que 20% du budget de la communication européenne soit décentralisé à l’échelon national ou local, l’organisation de 500 « dialogues citoyens » un peu partout en Europe, en partenariat avec le Parlement européen et la Commission, dans des lieux symboliques et sur des dossiers sensibles pour les citoyens et le territoire concerné, le développement de dispositifs plus systématiques pour contrer le « Brussels-Bashing ». Relevons aussi qu’il faut cesser de passer sous silence les actions d’une Europe qui nous permet de réaliser ensemble des actions que nous serions incapables de mener seuls.

Enfin, autre point hautement symbolique, c’est la volonté que soient renforcées les obligations de communication qui incombent aux collectivités et autres structures en cas d’attribution de subventions européennes : au lieu de cacher dans un obscur parking d’un bâtiment la plaque indiquant le financement par l’Union européenne, rendons plus visible ce type de contributions qui sont trop souvent inconnues du grand public.

Pour ma part, je partage avec enthousiasme un grand nombre de ces points et m’efforcerai, en tant que Vice-présidente du Parlement européen en charge des questions de Communication et d’Information aux citoyens, de les amener dans nos discussions pour que nos décisions à venir soient véritablement à la hauteur des défis qui sont aujourd’hui devant nous.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume