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Débat sur les mesures anti-terroristes au Parlement européen [vidéo]

victimes du terrorisme

Les mesures antiterroristes, comme la proposition sur les données des passagers aériens de l’UE (PNR), le rôle d’Europol, un meilleur échange des informations, la lutte contre la radicalisation et le prochain programme de l’UE en matière de sécurité ont été débattus avec le commissaire aux affaires intérieures, M. Avramopoulos, ce mercredi 28 janvier. Voici mon intervention au cours du débat.

Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues, depuis quelques jours, il me semble que le débat a un peu progressé sur une chose: ce combat contre le terrorisme implique que l’on recherche l’équilibre entre la nécessité d’assurer, d’une part, la sécurité de l’Union et de ses citoyens, et de garantir, d’autre part, le respect des libertés et des droits fondamentaux.

Je crois que nous avons également progressé sur l’idée que la lutte contre le terrorisme est loin de se réduire à une question technique s’inscrivant dans la seule logique sécuritaire. La radicalisation est un phénomène aux facettes multiples, évolutives et multidimensionnelles, se développant tant au sein de l’Union qu’à l’extérieur de ses frontières. La réponse européenne doit, par conséquent, privilégier une approche transversale, globale, de long terme et solliciter une multiplicité d’acteurs. Parmi les champs d’action à développer, je veux appuyer les pistes déjà évoquées, comme l’amélioration de l’échange d’informations entre les États membres et avec les agences de l’Union – Europol, Eurojust – , l’amélioration de la mise œuvre de l’efficacité du système d’information de Schengen, la lutte contre le financement du terrorisme et le commerce d’armes à feu illégales ou bien encore l’optimisation de tout le potentiel d’internet en matière de sensibilisation tout en combattant efficacement ses dérives. Dans ce panel d’actions, la dimension sociale et culturelle de la lutte contre le terrorisme ne doit pas être cosmétique ou déclarative, mais générer sur le terrain des actions concrètes. N’oublions pas que la radicalisation naît souvent du désarroi et de l’absence de perspectives.

Enfin, ne tombons pas dans le piège qui nous est tendu. Le débat actuel mérite de ne pas être traité sous le coup de l’émotion et de la précipitation avec, d’un côté, les urgentistes et, de l’autre côté, les homéopathes. Si personne ne défend le statu quo, il faut agir avec réflexion en se basant notamment sur une évaluation précise des outils européens existants et de leur mise en œuvre.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume