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Désunion à gauche et montée du FN : des départementales inquiétantes

Elections-departementales-2015

Ces élections départementales ont été marquées par une tension dramatique inhabituelle. Cela tenait à l’objectif affiché du FN de récidiver sa performance aux élections européennes. Cet aspect a pu masquer d’autres éléments importants comme les réformes de la carte électorale et du mode de scrutin qui ont permis une représentation plus juste des territoires et une vraie parité.

Au lendemain du premier tour, force est de constater que la droite est en position de conquérir de nombreux conseils départementaux. L’échec est rude pour la gauche qui paye cash sa division, qui reflue mais sans sombrer comme les sondages l’annonçaient. Le FN est à un niveau inédit et préoccupant, sans atteindre toutefois le score qui aurait fait de lui le premier parti de France.

Dans la circonscription européenne du sud-est, les Régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Cote-d’Azur et Corse sont dans des positions contrastées en termes de rapports de forces. J’en retiens quelques faits particulièrement marquants s’agissant des scores de l’extrême-droite : une présence au second tour extrêmement densifiée dans une multitude de cantons, le passage dès le premier tour de deux d’entre eux (Fréjus, Le Pontet) dans l’escarcelle du FN, la bataille de deuxième tour entre deux extrêmes droites à Orange….

Je souhaite ardemment que la gauche se rassemble et additionne ses forces pour le second tour, partout où elle est encore présente. Dans tous les autres cas, il faut à l’évidence barrer la route à l’élection des représentants du FN qui ont démontré à de multiples occasions que le discours policé de Marine Le Pen n’est qu’un paravent aux dérapages multiples qui ont émaillé la campagne ; sexisme, homophobie, racisme,… nous avons eu « droit » à à peu près tout !

Le Président de l’UMP, en réitérant sa stratégie du ni-ni, met sur le même plan FN et PS, ce qui constitue pour lui un calcul électoral avantageux à court terme mais mortifère à moyen et long terme pour la démocratie. En l’ignorant, Nicolas Sarkozy commet une faute politique et morale grave.

Je salue enfin l’engagement électoral sans faille des candidats et candidates du PS et de ses alliés au cours de cette campagne difficile ainsi que des équipes qui les accompagnent ; je regrette l’élimination de ceux qui ne seront pas au second tour et j’apporte tout mon soutien à ceux qui livreront leur deuxième bataille départementale.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume