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Des multinationales « blacklistées » ?

liste noire

Amazon, Coca-Cola, Facebook, Google, McDonald’s, Philip Morris: ce sont quelques unes des entreprises qui, chacune à leur manière, refusent de jouer le jeu du dialogue avec le Parlement européen.

A la suite de l’affaire Luxleaks, une Commission spéciale sur les rescrits fiscaux a été créée au Parlement européen le 12 février dernier, afin de lutter contre l’évasion fiscale et de travailler à une concurrence fiscale plus juste et plus transparente au sein de l’UE.

Cette Commission parlementaire a invité les multinationales présentes en Europe à être auditionnées sur leurs pratiques fiscales… mais certaines d’entre elles parmi les plus importantes ont décliné l’invitation.

Ce refus de dialogue et de transparence ne peut être accepté ; mon groupe politique a donc décidé de publier la liste des entreprises ayant refusé d’être entendues par la Commission et de refuser à ces entreprises un quelconque entretien ou une quelconque rencontre avec le groupe S&D si elles ne revoient pas leur position.

Voici le communiqué du groupe S&D à ce propos et voici la liste des entreprises concernées

Le Groupe S&D élabore une liste noire d’entreprises qui font fi de l’invitation de la commission spéciale TAXE

La commission spéciale TAXE a envoyé des invitations à diverses multinationales, afin de les interroger sur leurs politiques et pratiques fiscales. Un certain nombre de ces entreprises ont fait fi de cette invitation.

Gianni Pittella, chef de file du Groupe des Socialistes & Démocrates au Parlement européen, a réagi comme suit :
« Jusqu’à nouvel ordre, les multinationales qui ont refusé de répondre aux questions de la commission temporaire TAXE seront interdites de réunion avec les eurodéputés et le personnel du Groupe S&D. »
« Notre groupe a obtenu la création de cette commission spéciale sur la fraude et l’évitement fiscaux. Nous voulons qu’elle fasse un travail efficace pour répondre à son objectif d’équité des systèmes d’imposition d’entreprise à travers l’Europe. »
« Dans cet esprit, le Groupe S&D condamne particulièrement le refus d’accepter ces invitations, lancées par des organes d’enquête nommés officiellement à cet effet. Nous attendons une collaboration équitable et respectueuse de la part des entreprises impliquées. »

Peter Simon, eurodéputé et coordinateur S&D à la commission spéciale TAXE, a déclaré ceci :
« Ceux qui se comportent avec un tel manque de respect envers une commission parlementaire officielle ne peuvent compter sur les eurodéputés pour dialoguer avec eux sur d’autres sujets. En effet, il faut être deux pour dialoguer. Et si l’un des deux affiche une attitude difficilement compatible avec la démocratie, cela porte nécessairement à conséquence. »

« Les entreprises en question doivent rapidement revoir leur attitude. Dans cet esprit, nous les avons invitées à une autre session de la commission spéciale TAXE, prévue le 16 novembre. À leur tour de montrer leur vrai visage. Notre message est sans équivoque : ceux qui agissent contre l’intérêt public ne sont pas les bienvenus. Tant qu’ils ne changeront pas de comportement, nous maintiendrons notre interdiction de toute interaction avec eux. »

 

 

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume