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Dieselgate : deux ans plus tard, une voiture affectée sur quatre roule toujours – les États membres doivent agir

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 29 janvier 2018 

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Kathleen Van Brempt, vice-présidente du Groupe S&D responsable du développement durable, avait posé une question parlementaire à la Commission européenne au sujet du suivi du Dieselgate. En réponse, la CE confirmait que deux années après l’éclatement de ce scandale, plus d’une voiture sur quatre empruntant les routes européennes n’avait pas encore été réparée.

L’eurodéputée et viceprésidente S&D Kathleen Van Brempt, qui présidait la commission d’enquête du Parlement européen sur le Dieselgate, a déclaré ceci :

« Deux années après le scandale du Dieselgate, trop de voitures sur nos routes ne sont pas encore conformes aux règles techniques régissant les émissions des voitures. En conséquence, ces véhicules représentent un danger pour la santé de nos citoyens. La Commission et les États membres doivent prendre ce problème beaucoup plus au sérieux. »

« En effet, il ne faut pas compter sur Volkswagen pour faire preuve d’éthique, puisque nous apprenons que ce groupe a testé, en laboratoire, les effets des émissions non seulement sur des singes, mais aussi sur des humains. Les États membres doivent se rendre compte que dans le monde réel, les citoyens sont également exposés à des niveaux d’émission totalement illégaux. »

« Or, en théorie tous les véhicules du groupe Volkswagen équipés des dispositifs tricheurs auraient dû être rappelés et réparés pour l’automne 2017. Cependant, la Commission admet aujourd’hui que Volkswagen n’a pas rempli ses engagements : plus de 25 % de ces voitures ne sont toujours pas conformes. »

« Par ailleurs, dans une lettre datée du 17 juillet, la commissaire compétente Elżbieta Bieńkowska écrivait à tous les ministres du Transport des États membres qu’elle s’attendait à ce que 100 % des véhicules affectés de Volkswagen aient été rappelés en 2017. De plus, ce même mois de juillet Mme Bieńkowska appelait les ministres des États membres à rendre le rappel de ces véhicules obligatoire, si leur pays n’avait pas atteint les 100 % en 2017. »

« Dans ces conditions, nous ne pouvons pas continuer à retarder les échéances. D’autant plus que dans sa lettre du 17 juillet, la commissaire Bieńkowska stipulait aux ministres du Transport que les véhicules non-homologués en 2018 devront être retirés de la circulation dans le cadre de l’inspection technique. En conséquence, il est grand temps que les ministres compétents et les autorités nationales chargées de l’homologation interviennent de manière décisive en la matière. »

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume