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EuroPCom, la Conférence européenne sur la communication publique

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Cette semaine je participais à l’ouverture de la 7ème édition de la Conférence européenne sur la communication publique, organisée par le Comité des Régions, devant près de 600 communicants et experts locaux, régionaux, nationaux réunis pour deux jours de rencontres.

Sous la thématique « Reflecting [on] Europe », les participants étaient invités à partager leurs points de vue pour encourager la communication sur l’Europe en se concentrant sur les enjeux politiques et sociétaux essentiels que sont la crise des réfugiés, l’investissement en Europe et la « narrative » eurosceptique.

Rapprocher l’Europe des citoyens est une préoccupation fondamentale du Parlement européen. Tout le monde dit que l’UE traverse une crise historique ; c’est tout à fait juste. Mais la réponse donnée n’est, selon moi, pas à la hauteur des enjeux, parce que la volonté politique est insuffisante sur des décisions concrètes et sur un réel partage des responsabilités entre les États membres.

Le Parlement européen peut et doit contribuer à retisser ce lien évanoui avec les citoyens.

Et il le fait tout d’abord en donnant sa priorité à la jeunesse.

Deux exemples illustrent particulièrement cette ambition.

Nous avons organisé cette année la deuxième édition des Rencontres européennes de la Jeunesse (EYE) qui ont réuni plus de 7 500 jeunes de 39 pays européens autour de 150 activités. Derrière ce projet s’exprimait notre volonté d’être à l’écoute de jeunes qui, pour plus de la moitié d’entre eux, ont le sentiment qu’ils sont marginalisés et exclus de la vie économique et sociale en raison de la crise économique.

Un autre exemple de cette volonté de recoller les morceaux avec nos citoyens, c’est celui des Écoles Ambassadrices. Là il s’agit de créer des partenariats avec des établissements d’enseignement secondaire, y compris professionnels, pour leur proposer une meilleure connaissance du travail du Parlement européen. L’idée derrière ce projet est avant tout de convaincre les jeunes de l’intérêt d’aller voter. Cela part aussi de l’idée, confortée par une recherche réalisée par le parlement danois, que si l’on perd les premiers votes des jeunes, ils seront perdus du point de vue de la participation démocratique.

Autre priorité pour le Parlement européen : faire parler de l’action du Parlement Européen dans les médias. D’abord pour parler de son cœur de métier, le travail législatif sachant que c’est de communication institutionnelle dont on parle et pas de celle des membres et que, dans le même temps c’est un lieu où il y a toutes les opinions, d’un extrême à l’autre. On notera toutefois que les médias – cela n’est hélas pas nouveau – s’intéressent surtout aux conflits politiques. Un peu plus maintenant aux questions liées aux intérêts des consommateurs (environnement, roaming…). Là l’idée c’est de mettre en lumière les trains qui arrivent à l’heure. Sur ces questions nous devons mieux encore expliquer quel est notre rôle.

Enfin, un autre défi majeur à relever c’est celui de parler d’Europe en évitant les raccourcis simplistes, un exercice particulièrement apprécié des populistes au demeurant. Oui, le fonctionnement d’une Europe à 28, ce n’est pas simple, comme dans une grande famille d’ailleurs. Non, on ne peut pas dire que c’est ou tout noir, ou tout blanc. Expliquer certains dossiers, cela prend du temps, un temps qui n’est hélas pas toujours celui des médias à la recherche de « petites phrases accrocheuses » ou encore celui des extrêmes friands d’injonctions péremptoires.

Cela demande aussi de l’engagement pour faire prendre conscience qu’il y a des choses compliquées qui peuvent être expliquées avec simplicité et des choses qui apparaissent simples et dont il convient d’expliquer la complexité.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume