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Europe et sport

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Aimez-vous le sport ? Oui ? Vous avez raison… Ce n’est pas moi qui le dit (je le pourrais toutefois) mais un rapport [1] du Parlement européen.

Ce rapport constate toutes les vertus du sport pour la santé des citoyens, l’intégration sociale et fournit quelques pistes pour développer une politique sportive à l’échelle européenne.

Il ne s’agit pas de tout régenter depuis Bruxelles mais d’affirmer quelques grands principes qui peuvent guider chacun des États membres. J’en ai sélectionné quelques-uns qui me paraissent particulièrement intéressants.

Tout d’abord l’accessibilité : on constate que le sport est devenu aujourd’hui un véritable moteur d’inclusion sociale. On comprend du coup l’importance de garantir des droits d’accès aux groupes tels que les personnes âgées, les migrants et les personnes handicapées. En fait, l’accès au sport peut et doit être considéré comme un droit fondamental et un moyen de lutter contre la vulnérabilité.

Le sport a aussi une dimension économique. Si l’on tient compte de ses relations avec le tourisme, les loisirs, la santé, on peut évaluer à plus de 7 millions le nombre d’Européens travaillant dans ce secteur et l’économie du sport représente près de 300 milliards d’euros.

Cette importante dimension économique a aussi des inconvénients dont il faut se prémunir. Le rapport demande en particulier une « tolérance zéro » à l’égard de la corruption dans le sport. Les révélations de ce qui est déjà appelé le « football leaks » ne doivent pas rester sans sanctions. En outre, on se souvient des scandales qui ont entaché l’organisation d’évènements sportifs internationaux. Les problèmes de manque de transparence et de mauvaise gouvernance imposent des réformes. Il est demandé dans le rapport aux organisations sportives de présenter des propositions concrètes sur la façon d’améliorer significativement ces aspects d’ici à 2018.

Les tribunaux du sport sont nécessaires pour assurer une interprétation cohérente des règles du jeu au niveau international.

Le rôle des athlètes de haut niveau est aussi mis en avant. On connaît leur statut d’icônes dans notre société. Ils sont en particulier une référence pour les jeunes. Servir de modèles leur impose des devoirs particuliers et ils doivent –devraient ? – être d’une intégrité irréprochable. C’est un véritable défi éthique, à l’ère du dopage. Les solutions peuvent être trouvées à un niveau européen et international.

Le but de ce rapport est donc de trouver des solutions en proposant des actions concrètes, tel un registre de transparence pour les agents sportifs, et de favoriser ainsi des pratiques moins opaques dans le sport.

Enfin, Erasmus+ a un rôle à jouer. C’est d’ores et déjà un outil efficace de l’UE en matière de sport. Il pourrait l’être plus encore. En particulier l’accent peut être porté sur la mobilité des bénévoles, des entraîneurs, des athlètes et des moniteurs de sport.

[1] Le rapporteur est Hannu Takkula PPE Finlande

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume