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Exposition Get Caught Reading au Parlement européen

get caught reading

De grands portraits en noirs et blanc de personnalités politiques européennes, dans des postures peu communes, l’un est confortablement installé dans un fauteuil, l’autre dans un lit, certains sont accoudés à une fenêtre, les jambes croisées, au bureau, dans le train… Ils sont tous en train de lire.

Voilà le sujet de l’exposition Get Caught Reading installée au Parlement européen, organisée par la Fédération des éditeurs européens et que j’accueillais mercredi 24 février

Avec cette exposition c’est la lecture et le livre qui sont célébrés. Une occasion de rappeler que la lecture est une porte vers des horizons inconnus, une opportunité de découvrir le sens de l’altérité et de mieux comprendre le monde. A une époque où les plus jeunes lisent de moins en moins, avec un plaisir souvent émoussé, mettre entre leurs mains des textes fondamentaux et intemporels devrait être un des objectifs principaux des nouvelles politiques culturelles. Il faut susciter à nouveau le goût de la lecture.

C’était aussi une occasion d’interpeller les acteurs politiques européens sur les problématiques touchant le monde de l’édition. Le secteur du livre est le premier secteur culturel en Europe avec des revenus annuels estimés à 22 milliards d’euros pour 2014. 545 000 nouveaux titres sont publiés chaque année et 125 000 personnes sont employées dans ce secteur. Ces quelques chiffres nous montrent l’importance de l’édition en Europe, en termes d’innovation, de croissance mais aussi d’emploi. C’est un secteur primordial pour l’éducation et l’économie.

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C’est toutefois un secteur qu’il faut soutenir. Sur 10 livres publiés, seul 1 permet de faire du profit. En effet, l’édition est en pleine évolution. Cela s’explique par la montée en puissance du numérique. Ce dernier est l’une des cinq priorités de la Commission et le projet du marché unique est aujourd’hui sur la table. Il faut remettre la culture au centre de ce projet, sans se laisser dominer par l’unique souci (légitime toutefois) de protéger les consommateurs et soutenir les entreprises culturelles et les créateurs car le combat n’est pas égal. Le numérique doit être au service de la culture et non l’inverse. C’est le droit d’auteur qui est également touché par le numérique. Il doit être préservé et reconnu comme un outil indispensable afin de protéger tous les acteurs de la chaîne du livre.

La révision du droit d’auteur, l’accès à la culture, les évolutions liées au numérique : autant d’enjeux qui doivent être pris en compte dans les nouvelles politiques culturelles européennes.

Plus que jamais il est nécessaire de défendre le secteur de l’édition et plus largement celui de la culture qui est l’un des fondamentaux de notre identité européenne. Et c’est grâce à la culture que nous pouvons envisager un dialogue plus solide entre citoyens.  C’est un formidable rempart contre les violences auxquelles nous sommes confrontés en Europe.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume