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Face à la caméra : Brexit la suite

Vous avez été nombreux à réagir à ma dernière vidéo sur le Brexit et j’ai souhaité vous apporter quelques éléments de réponse.

Tout d’abord merci à celles et ceux qui m’ont exprimé leur soutien et leur sympathie. Vos encouragements m’aident et me confortent dans mon engagement.

Et puis je voudrais également répondre à ceux d’entre vous qui ont dit qu’ils n’étaient pas d’accord avec moi… enfin ceux qui l’ont fait sans insulte il va sans dire.

Il n’est pas question pour moi de remettre en cause le résultat du référendum.

Cette décision appartenait aux britanniques, ils l’ont prise, dont acte.

Mais je voudrais redire un mot sur la campagne qui a abouti à ce résultat.

La semaine dernière je l’avais qualifié de « haineuse, caricaturale»

Je crois qu’en effet nous avons les preuves la violence des propos qui ont été tenus, les mensonges qui ont été proférés.

Et au lendemain du résultat, cela empire : on assiste à une vague de xénophobie décomplexée dans laquelle des Polonais se font insulter ou agresser.

C’est dangereux pour l’état de santé du Royaume Uni mais plus généralement pour toutes nos démocraties où les nationalismes sont nourris par la haine.

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Je reviens aussi sur mon propos à l’attention de nos « amis britannique » :

J’ai dit : « Nous n’allons pas vous faciliter cette négociation parce que pour l’UE, c’est une question de survie. »

Qu’il n’y ait pas de malentendu à ce sujet : il ne s’agit pas de punir les Anglais, mais de cibler l’irresponsabilité de ces leaders conservateurs au pouvoir qui ont joué un jeu très dangereux.

Pour des raisons de politique intérieure et de rivalité, ils ont conduit leur parti au bord de l’implosion et le Royaume uni au bord de la désunion.

Il faut nous préserver des réactions en chaîne déclenchées par ces apprentis sorciers.

L’attitude de David Cameron, est alternativement d’une désinvolture et d’un cynisme incroyables.

En face de lui, les chefs des 27 autres états membres n’ont pas su faire passer de message clair de façon collective.

Finalement, c’est au Parlement européen que ce rôle a incombé.

Dans sa séance du mardi 28, il a voté une résolution.

Celle-ci appelle le gouvernement britannique à respecter la décision démocratique de son peuple en activant l’article 50 du Traité afin de permettre que les négociations de retrait débutent dès que possible.

Elle rappelle – et je souligne – que le Parlement a un rôle éminent à jouer puisque son approbation pour l’accord de retrait est requise et qu’il doit être associé à toutes les étapes de la négociation.

Cette résolution dit également que « le noyau dur européen doit être renforcé »

Cela ouvre quelques perspectives. Le Parlement doit saisir sa chance pour que l’Europe soit refondée et corresponde mieux aux besoins de nos concitoyens

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Avec nos amis de la famille progressiste, nous avançons des idées pour redonner un élan à cette Union : pacte social, sécurité, jeunesse, investissement, migration….

L’Europe a besoin de se reconnaître pour ce qu’elle est : pas une machine bureaucratique, mais un objet politique, et pour cela, elle doit enfin acquérir une véritable autonomie démocratique et sociale.

Mais…

…c’est un long chemin

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume