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« Il faut plus d’investissements pour mettre en place une société durable et équitable », affirment les S&D

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 8 mars 2018

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Ce 8 mars, les eurodéputés S&D saluaient les propositions de la Commission qui visent à intensifier les investissements destinés à aider l’UE à gérer sa transition vers une économie à faible intensité de carbone, et à réaliser les objectifs relatifs au changement climatique, prévus par la COP 21.

Pervenche Berès, eurodéputée et porteparole du Groupe S&D pour les affaires économiques et monétaires, a déclaré ceci :

« Les Socialistes & Démocrates sont absolument résolus à placer l’Europe sur la voie du développement durable. Dans cette optique, l’écologisation de l’économie européenne est une priorité. Cela permettra la création de plus d’emplois et, en fin de compte, la préservation de notre planète. Toutefois, cette approche nécessite une réforme du système financier, afin de rediriger le capital vers les investissements durables.  Or, le plan de la Commission avance des propositions ambitieuses pour atteindre ce but. Il s’agit de soutenir la taxonomie et la labellisation de l’ensemble des produits financiers, ainsi que l’application de critères de référence fondés sur la durabilité. Cependant et à nos yeux, la présence d’une dimension sociale de la durabilité est une condition préalable.  Par ailleurs, pour pouvoir avancer promptement dans des domaines comme la réforme des Agences de supervision européennes et du rôle du secteur public, il faut à présent un suivi fondé sur des propositions de loi concrètes. »

Paul Tang, eurodéputé et porteparole du Groupe S&D pour la finance durable, a ajouté ce qui suit :

« Le Groupe S&D œuvre systématiquement pour adosser l’union des marchés des capitaux à une forte dimension durable.  En effet, il faut une législation ambitieuse pour changer les règles du jeu du secteur financier. À cet effet, il faut, de manière résolue et équilibrée, intégrer à la taxonomie une série de facteurs et risques environnementaux, sociaux et gouvernementaux. De plus, il faut instaurer une diligence appropriée obligatoire, qui exige de la part des investisseurs la détermination, la prévention, la mitigation et la prise en compte des risques de durabilité. Par ailleurs, le secteur public doit être considéré comme preneur de risque, innovateur et créateur de marchés. C’est une approche essentielle pour développer un marché d’obligations vertes profond, liquide et efficace. Or, le plan d’action ne prévoit pas d’initiatives législatives en matière d’obligations vertes. Alors qu’une initiative législative relative aux obligations vertes, prise par des institutions européennes actuelles et futures comme la BEI et le Fonds monétaire européen, est susceptible d’attirer plus d’investissements privés et de réorienter les flux de capitaux vers une croissance durable et inclusive.  Au bout du compte, il s’agit de placer notre argent dans une société plus durable et plus juste. Ce n’est que dans ces conditions que nous pourrons pousser le secteur financier à contribuer à la réalisation des objectifs de l’accord climatique de Paris. »

 

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume