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La fin des quotas laitiers ne doit pas être la fin d’une politique laitière européenne

lait

Communiqué de la délégation socialiste française – Strasbourg – mardi 7 juillet 2015

Le Parlement européen a dressé aujourd’hui le bilan du « paquet lait », alors que les quotas laitiers n’existent plus depuis le 31 mars dernier.

Les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux se sont toujours opposés à la fin des quotas laitiers. Pour nous, il s’agissait du système de régulation publique de l’offre permettant à la fois une maîtrise efficace de la production indispensable au maintien des prix et des revenus, et un maintien de nombreuses exploitations à taille familiale sur tous les territoires.

Malheureusement, lors des réformes de la PAC de 2003 et 2008, la droite a décidé de libéraliser le secteur du lait et mis fin aux quotas laitiers : depuis le 31 mars dernier, plus rien ne s’oppose au mouvement de concentration géographique de la production sur le territoire. Ce sont les exploitations familiales, de taille moyenne et isolées qui sont les plus menacées.

Les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux veulent que soient garantis les revenus des agriculteurs et que la protection laitière reste équitablement répartie sur tous les territoires : la fin des quotas laitiers ne doit pas être la fin d’une politique laitière européenne !

Pour nous, il incombe à la Commission européenne de garantir un prix minimum aux producteurs et d’assurer une répartition de la production sur l’ensemble des territoires, et plus particulièrement des plus fragiles d’entre eux. Plusieurs propositions figurent dans le rapport voté aujourd’hui : contrôle de l’offre, outils de gestion des crises et de lutte contre la volatilité des prix, renforcement du pouvoir de négociation des producteurs au travers des organisations de producteurs, amélioration des contrats de la politique du paquet lait en les rendant obligatoires dans tous les Etats et en y intégrant des clauses obligatoires pour que les acheteurs ne soient pas les seuls à en dicter le contenu, lutte contre les pratiques déloyales dans la chaîne alimentaire impliquant en particulier la grande distribution, aide à la constitution de circuits courts, aides à l’investissement, rééquilibrage des aides de la PAC… parce que laisser seul le marché serait une erreur, la Commission européenne doit s’en saisir, et plus particulièrement à l’occasion de la crise que vivent les producteurs !

 

Intervention en plénière d’Eric Andrieu :

 

Intervention en plénière de Jean-Paul Denanot :

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume