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La lutte contre la discrimination antirom doit être au cœur du travail de l’UE, déclarent les S&D

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 28 mars 2017

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L’UE doit investir plus d’efforts dans la reconnaissance et la commémoration des victimes du génocide des Roms, et elle doit s’attaquer à la discrimination permanente subie actuellement par les Roms en Europe. Tel est en substance l’appel lancé par le Groupe S&D en prévision de la semaine des Roms du Parlement européen.

Soraya Post, eurodéputée et porteparole S&D pour les questions roms, a déclaré ceci :

« Avec la montée de l’extrême droite dans le monde, il est plus important que jamais de reconnaître l’impact du génocide sur la communauté des Roms. En effet, au moins 500 000 Roms ont été exterminés au cours de la Seconde guerre mondiale. Dans certains pays, cela représentait 80 % de la communauté rom. »

« Or, il est carrément incompréhensible que le génocide des Roms n’ait pas été officiellement reconnu avant 1983. Ce trou de mémoire contribue à la permanence du racisme antigitan dans nos sociétés. L’Europe doit enfin prendre la mesure du phénomène et lancer des initiatives de compensation des victimes ; elle doit s’attaquer à la discrimination qui pèse à l’heure actuelle sur des milliers de Roms. »

L’eurodéputée et vice-présidente S&D Tanja Fajon a ajouté ce qui suit :

« Un enfant rom sur trois se couche au moins une fois par mois en ayant faim, 30 % des ménages roms n’ont pas accès à l’eau courante. Il est scandaleux que cela puisse se produire en 2017 en Europe. »
« En conséquence, nous devons cesser de traiter la discrimination antirom comme une question secondaire. Dans l’optique de la fin, en 2020, de la stratégie d’intégration des Roms mise en place par la Commission, nous devons placer l’amélioration des vies de milliers de citoyens européens roms au cœur de l’action européenne. »

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume