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Le Lyon Turin à cache-cache

Partisane de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin, je suis de près les évolutions de ce dossier qui est soumis à un régime de douche écossaise permanent. Dernier épisode en date, la lutte au sein du gouvernement italien à coup de rapports d’experts et de déclarations tonitruantes.


Dans le drôle d’attelage constitué par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles, le projet Lyon-Turin a depuis le début fait partie des sujets de discorde. Pourtant jusque-là chacun évitait de trop en parler pour préserver les apparences. Cela a été vrai du moins lors des premières semaines… plus maintenant.

Matteo Salvini, le tout-puissant Ministre de l’intérieur et Président de la Ligue a récemment déclaré à la télévision que la ligne « doit absolument être construite », et aussi « que cela coûterait plus cher d’arrêter que de continuer ». Le rapport qui avait été commandé sur le sujet par son gouvernement et qui recommande l’arrêt du projet ? Il l’ignore délibérément. D’ailleurs, selon la Transalpine, la Ligue a commandé une contre-analyse à des universitaires et des avocats.

Le 1er février, Matteo Salvini  a même prévu une visite du chantier à Chaumont, près de Turin. Il se trouve que le même jour, Élisabeth Borne, la ministre des Transports française effectue un déplacement prévu de longue date en Savoie pour une visite du chantier suivie d’une réunion avec les élus locaux. S’agit-il d’une coïncidence ? Ou plus probablement d’une volonté du président de la Ligue de s’aligner sur l’agenda du gouvernement français. Encore un message à décrypter ? Celui d’un rapprochement improbable dans cet imbroglio au sommet de l’État italien ?

Difficile de prévoir qui va gagner ce bras de fer mais on peut noter que les sondages sont sans ambiguïté et qu’ils donnent une large majorité de soutien au projet.
Cela donne donc quelques raisons d’être optimistes sur l’avenir du Lyon-Turin

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume