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Le scandale Facebook-Cambridge Analytica

Dans une vidéo récente, je vous avais déjà parlé du scandale qui lie Facebook à la société Cambridge-Analytica. Prétextant une étude universitaire, la société britannique a utilisé les données privées de plusieurs millions d’utilisateurs du fameux réseau social sans avoir obtenu leur consentement.

Ces données ont ensuite été utilisées à des fins politiques, dont beaucoup soupçonnent qu’elles aient pu influencer l’élection de Trump et le Brexit. Aujourd’hui ce scandale ne cesse de prendre de l’ampleur avec de nouvelles révélations qui concernent tout notre continent : plus de 2,7 millions d’européens pourraient être impliqués. 

L’affaire est grave et l’Union européenne ne compte pas en rester là.  La Commissaire européenne en charge de la justice Věra Jourová a adressé une lettre à la numéro 2 de Facebook Sheryl Sandberg et s’est entretenue avec elle cette semaine. Le Parlement européen invite Marc Zuckerberg à s’expliquer ainsi qu’il l’a fait au Congrès américain.

Ce scandale nous montre une fois de plus l’importance de la régulation des géants du net et de la nécessité d’instaurer une protection des données personnelles. Cependant, avec le groupe S&D en particulier, nous n’avons pas attendu une telle affaire pour agir en  matière de protection des données. Nous soutenons le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) et le règlement sur « la vie privée et les communications électroniques » (ePrivacy) qui viendront réguler le traitement des données.  A titre d’exemple, si le RGPD avait déjà été en application au moment des faits, (mais il ne rentrera en vigueur que le 25 mai prochain), Facebook aurait été sanctionné d’une lourde amende, équivalente à 4 % de son chiffre d’affaire annuel mondial.

Il est cependant regrettable que certains groupes politiques  ne se positionnent pas clairement en faveur de la régulation. Le PPE a voté contre le e-privacy en commission LIBE et préfère considérer les intérêts des lobbys du secteur privé plutôt que les inquiétudes des citoyens européens. Malheureusement, ce texte est également bloqué au niveau du Conseil.

 

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume