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L’effritement du soutien au gouvernement hongrois dans les rangs du PPE

Viktor Orban l’avait promis pendant la campagne pour sa réélection, le Parlement hongrois l’a fait.

Adopté par une large majorité le mercredi 20 juin, l’ensemble de lois intitulées « Stop Soros » permet de criminaliser les ONG venant en aide aux migrants. Une étape de plus a été franchie après les nombreuses atteintes aux valeurs et principes européens.

A cela, le Parlement européen n’a pas tardé à réagir. La commission des libertés civiles dont je fais partie,  a adopté par 37 voix pour et 19 contre le rapport de Judith Sargentini sur l’État de droit en Hongrie. Ce rapport fait suite  à une résolution du Parlement européen de mai 2017 qui avait déclenché la procédure dite de l’article 7, relative à l’État de droit. Cette procédure est envisagée lorsqu’il existe un risque clair de violation du respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’Etat de droit et du respect des droits de l’homme. Il s’agit d’une sanction qui, si elle aboutit, suspend le droit de vote du pays concerné au Conseil.

Ce vote est révélateur de l’effritement du soutien des parlementaires du PPE pour le gouvernement de Viktor Orban. Le parti populaire européen, jusqu’alors si réticent, à condamner la politique du dirigeant hongrois n’a pas donné de consigne de vote. Si bien que le rapport a été soutenu par huit élus PPE.

Ce rapport doit encore être soumis au vote en plénière. Un vote positif accentuerait la pression sur le gouvernement de Viktor Orban même si ce dernier s’est montré jusqu’à présent très peu sensible à ce type d’avertissement.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume