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Les S&D condamnent le revirement français concernant la TTF

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 11 juillet 2017

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Ce 11 juillet les eurodéputés S&D exprimaient leur ébahissement et leur grave déception en prenant connaissance de l’intention manifestée par le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, de reporter sine die l’instauration d’une taxe européenne sur les transactions financières (TTF) dans dix pays de l’UE. De plus, le ministre Le Maire déclinait l’invitation lancée par la commission d’enquête du Parlement européen concernant les Panama Papers, pour participer à une audition spéciale aux côtés de ses collègues des Pays-Bas, d’Italie, d’Allemagne et d’Irlande.

Udo Bullmann, eurodéputé et viceprésident du Groupe S&D et Pervenche Berès, eurodéputée et porteparole du Groupe S&D pour les affaires économiques et monétaires, ont déclaré ceci :

« La France vient d’accomplir un revirement total. D’allié clé dans la lutte pour l’instauration d’une TTF elle devient un boulet. C’est vraiment décevant. »

« Hier, le président Macron voulait utiliser les revenus de la TTF pour financer la transition écologique et la modernisation de la coopération au développement. Aujourd’hui, son ministre des Finances plie devant le lobby bancaire. Les S&D n’acceptent pas ces pirouettes. »

« Au contraire, nous demandons des mesures concrètes dans la lutte contre l’évitement fiscal et l’évasion fiscale, et nous demandons un calendrier sérieux pour l’instauration d’un ordre économique plus équitable. Quiconque n’accepte pas ce plan ne doit pas compter sur notre soutien. Ceux qui prétendent incarner des politiques progressistes doivent aussi être prêts à prendre les mesures adéquates – si nécessaire, contre les intérêts puissants des lobbyistes. À présent, le ministre des Finances Le Maire doit montrer s’il veut faire partie du problème ou de la solution. »

« La taxe sur les transactions financières ne doit pas être sabotée. Les souffrances provoquées par la crise financière de 2008 montrent clairement qu’il faut juguler la spéculation nuisible et que l’industrie financière doit contribuer à la couverture des coûts immenses de la crise. Dans ce contexte, ceux qui bloquent l’instauration de ce type de taxe semblent plus enclins à servir des intérêts particuliers qu’à renforcer la stabilité et l’équité de l’économie européenne. »

« Le Parlement européen demandait l’instauration d’une taxe sur les transactions financières dès mars 2010 – à une majorité de 78 %, pas moins. La Commission européenne a répondu à cet appel, en son temps. En effet, elle présentait dès septembre 2011 une proposition de directive au Parlement européen, qui ouvrait la voie au renforcement de la coopération entre États membres, dans ce domaine. Depuis, cinq longues et pénibles années ont passé, et les ministres des Finances libéraux et conservateurs ont exploité toutes les occasions pour saboter le projet de taxe sur les transactions financières. »

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume