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Les S&D condamnent les actions antidémocratiques d’Erdoğan et encouragent la population turque à rester proche de l’UE

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 12 septembre 2017

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Ce 12 septembre, le Parlement européen débattait des relations de l’UE avec la Turquie.

Dans la foulée, Kati Piri, eurodéputée S&D et négociatrice en chef du PE avec la Turquie, a déclaré ceci :

« Les relations entre la Turquie et l’UE figurent à l’ordre du jour d’octobre du Conseil européen. En conséquence, il est utile de rappeler qu’en juillet dernier, une vaste majorité du Parlement européen demandait la suspension officielle des négociations d’adhésion avec la Turquie, si ce pays mettait en œuvre, tels quels, les amendements constitutionnels prévus. »

« En effet, les S&D ne peuvent pas tolérer que les violations constantes des droits fondamentaux ne portent pas à conséquence. Le président Erdoğan est responsable du médiocre état de la démocratie en Turquie. Cela doit avoir des conséquences sur la candidature de ce pays à l’adhésion à l’UE. »

« Par ailleurs, s’il est clair que sous ce gouvernement, la Turquie ne respecte même pas les normes minimales en matière de droits de l’homme, l’UE ne doit toutefois pas retirer à la population turque l’éventualité d’un avenir européen. Le changement est possible – en Turquie aussi. »

Victor Boştinaru, eurodéputé et viceprésident S&D, a ajouté ceci :

« A l’heure actuelle, le système politique en vigueur en

Turquie considère les divergences d’opinion et les positions critiques comme le pire des maux. Il a incarcéré 160 journalistes – qu’ils soient citoyens turcs ou européens – ainsi que des milliers d’universitaires, sans la moindre inculpation ou procédure judiciaire. Il est évident que nous ne pouvons accepter cela, d’aucune façon. D’ailleurs, le Parlement européen a déjà exprimé clairement sa position en la matière au mois de juillet. »

« Par ailleurs, nous devons aussi tenir compte du fait que le jou

r où nous n’aurons plus aucun dialogue avec la Turquie ni moyen de pression sur ce pays, les choses peuvent empirer. Or, la Turquie est un pays important, avec une société diverse qui comprend un grand nombre de personnes attachées aux valeurs de l’UE. Nous devons rester à leurs côtés, continuer à être vigilants et fermes au sujet des droits de l’homme, de la liberté et de la démocratie, tout en maintenant un dialogue régulier et constructif. »

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume