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Liberté de la presse et « fake news » : des enjeux au cœur de nos débats

 

Je souhaite faire écho d’une discussion qui s’est déroulée cette semaine au Parlement européen sur la question des médias et de la façon avec laquelle les informations circulent avec, en arrière-plan, le phénomène des « fake news ».

La commission des Libertés civiles organisait une audition sur « Pluralisme médiatique et liberté dans l’UE», en vue du rapport de ma collègue GUE italienne, Barbara Spinelli, sur les médias.

Notre rôle en tant qu’élus dans ce débat, est celui de surveiller et superviser le développement de la législation et des pratiques nationales en matière de médias et son impact sur la liberté des médias et le pluralisme dans l’UE.

C’est pourquoi une telle rencontre peut-être utile pour mieux identifier des voies permettant de renforcer l’indépendance des médias et de mieux protéger les journalistes et leur liberté d’expression.

À cette occasion, mon ancien collègue social-démocrate néerlandais Thijs Berman, également ancien journaliste et actuellement expert sur les médias à l’OSCE, s’est exprimé. Pour lui, 3 points éléments essentiels doivent être pris en compte.

Tout d’abord, la sécurité des journalistes, régulièrement victimes de menaces, de harcèlement en ligne et d’intimidations, avec des violences qui se multiplient tous les jours. Et ce phénomène affecte en particulier les femmes journalistes. À titre d’exemple, il a cité le fait que 62% des journalistes aux Pays-Bas auraient reçu des menaces. En filigrane se pose alors la question de l’autocensure.

Ensuite, la question de la révolution numérique avec la création de quasi monopoles qui tendent à fragiliser l’écosystème médiatique. La qualité du travail journalistique s’en trouve, de fait, affectée. Pour y remédier, d’autres sources de financement devraient être trouvées pour permettre une plus large indépendance de la presse.

Enfin,  la question des « fake news » est plus que jamais un enjeu majeur pour ce secteur alors que, dans certains pays, les médias doivent aussi faire face à une surveillance de masse qui affecte la liberté des journalistes, et à l’inscription dans le code pénal de la plupart des États membres, du principe de diffamation.

Nous ne faisons qu’entamer ici un feuilleton qui sera assurément suivi de plusieurs épisodes. Le sujet est complexe, la réalité diverse et les acteurs en présence multiples. Appel donc à la plus grande vigilance et au regard critique ! Tout ce que l’on trouve sur internet n’est pas nécessairement fiable, donc ouvrez l’œil et le bon !

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume