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Lyon ne sera pas la capitale de l’extrême-droite


Être élue européenne ne signifie pas être hors-sol et n’exclut pas les attaches locales. Les miennes sont à Lyon. Des attaches, cela signifie une attention particulière et parfois une inquiétude sur les évolutions politiques à l’œuvre dans ma ville.


L’année 2018 restera marquée par une série d’évènements qui, additionnés provoquent l’impression d’une évolution sourde et pernicieuse, d’une dégradation du paysage politique lyonnais.
La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) a poussé un cri d’alarme auquel je souhaite m’associer.
Dans un manifeste, la LICRA rappelle les actions des groupuscules comme le GUD, devenu « Bastion social » ou encore de « Génération identitaire ».
En multipliant les incidents et affrontements dans le Vieux Lyon, ils ont tenté de s’approprier ce quartier et d’y faire régner leur loi et de se signaler aux medias par des actions coup de poing.
C’est Génération Identitaire, qui en avril faisait une démonstration de force au col de l’Échelle dans les Hautes-Alpes sur la frontière franco-italienne, lieu de passage de certains migrants, tandis que le Bastion social s’en prenait aux locaux de Forum réfugiés en juin.
A plusieurs reprises, avec mes collègues eurodéputés socialistes, nous avions demandé au Ministre de l’Intérieur la dissolution de ces mouvements.
C’est aussi à Lyon que Marion Maréchal a installé son Institut de Sciences Sociales, Économiques & Politiques (ISSEP), jugeant le terreau favorable pour la création d’une école destinée à former des cadres pour l’extrême-droite.

Comme la LICRA le souligne justement, il y a une bataille intellectuelle morale et militante à mener. Dans leur immense majorité, les citoyens sont révulsés par ces appels à la haine et à la violence. Ils doivent le faire savoir.

C’est le but de ce manifeste que je vous invite à signer vous aussi.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume