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M. Tajani, le président le plus mal élu depuis 1979

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg, le 17 janvier 2017

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La majorité des eurodéputés a élu, aujourd’hui, M. Tajani pour présider le Parlement européen : c’est une clarification. Il est l’incarnation de la droite libérale la plus conservatrice, c’est pourquoi nous l’avons combattu.

Les eurodéputés socialistes et radicaux ont soutenu avec détermination la candidature de Gianni Pittella, pour une raison simple : nous estimions nécessaire un changement politique majeur et la fin de la grande coalition. Il était le mieux placé pour faire de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales et le dérèglement climatique notamment des priorités. Nous le remercions d’avoir accepté de relever le défi après le renoncement de Martin Schulz, et nous le félicitons pour la belle campagne qu’il a menée.

Tajani, proche de M. Berlusconi, est le symbole de l’Europe que nous ne voulons pas : celle soumise aux lobbys. Alors que le Parlement européen a mis en place une commission d’enquête sur le Dieselgate, comment justifier qu’un des acteurs de ce scandale sanitaire et environnemental devienne président du Parlement européen ?

L’élection de M. Tajani est d’abord de la responsabilité de la droite européenne, qui l’a sélectionné comme candidat. Ses appels du pied à l’extrême-droite auraient du empêcher son élection. C’est également la responsabilité de M. Verhofstadt et du groupe ALDE, qui pour être faiseurs de roi n’ont pas hésité à passer de Grillo à Berlusconi, à participer à une alliance avec les tenants du Brexit, avec un cynisme indécent. Ces contorsions extrêmes font tomber le masque et déshonorent la démocratie.

A mi-mandat, les eurodéputés socialistes et radicaux s’engagent à lutter comme ils l’ont fait jusqu’à présent dans l’intérêt des citoyens européens, dans une opposition combative et constructive.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume