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Les Sociaux-démocrates Européens plaident pour un véritable partenariat avec l’Afrique

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 28 septembre 2017

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« Nous voulons et nous devons, nous Européens, renforcer notre coopération, à tous les niveaux, avec l’Afrique, un continent doté d’immenses ressources, notamment humaines »,  a souligné le président du Groupe S&D Gianni Pittella, lors de son intervention à l’occasion de la conférence sur le futur de l’Afrique. Cette conférence s’est déroulée dans le cadre de la deuxième édition de la Semaine Afrique du Groupe S&D* au Parlement européen, qui s’achève ce 28 Septembre à Bruxelles.

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Lettre conjointe de Gianni Pittella et Ska Keller au Conseil européen : « cessez de bloquer la réforme de l’accord de Dublin et ouvrez des canaux légaux pour migrants et réfugiés »

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 19 juin 2017

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Dans l’attente de la prochaine réunion du Conseil européen, prévu les 22 et 23 juin, les Groupes S&D et Verts/ALE du Parlement européen ont envoyé une lettre ouverte conjointe au président du Conseil européen, Donald Tusk, ainsi qu’aux chefs d’État et de gouvernement de l’UE. Ils leur demandent de s’atteler immédiatement à la réforme de l’accord de Dublin et à l’ouverture de canaux légaux pour les migrants et les réfugiés.

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Le G7 était décevant et a honteusement négligé l’Afrique, estime Pittella

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 29 mai 2017

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Le président du Groupe S&D Gianni Pittella et la viceprésidente de l’Assemblée parlementaire conjointe ACP-UE Cecile Kyenge se sont rendus en mission au Nigeria. Ils y ont rencontré les autorités du pays, des représentants d’ONG locales et internationales ainsi que des organisations de la société civile. Ils ont également visité le camp de Yola, dans le nord-est du Nigeria. Ce camp abrite plus de deux mille personnes déplacées de l’intérieur à cause de l’insurrection de Boko Haram.

Dans la foulée de cette visite, le Groupe S&D a appelé à renouveler le partenariat UE-Afrique. Il faut doper le développement par l’investissement, la démocratie, la bonne gouvernance et l’instruction. Dans cette optique, le Groupe est déçu par le fait que le G7 de la semaine passée n’ait pas abordé les questions africaines.

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« L’UE et l’Afrique ont un avenir commun. Leur relation politique est capitale pour répondre aux défis mondiaux communs », déclare Pittella, lors de la visite S&D en Éthiopie

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Communiqué du groupe S&D du 01 avril 2016

Dans le cadre de leur visite en Éthiopie, le président du Groupe S&D Gianni Pittella et les eurodéputés Cécile Kyenge et Norbert Neuser ont appelé au renforcement du partenariat entre l’UE et l’Afrique, afin de mieux répondre aux défis mondiaux. La délégation S&D a rencontré le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, des représentants de l’Union africaine, dont le commissaire aux Affaires sociales et à la Migration Mustapha Kaloko, ainsi que des représentants de la société civile.

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Face au terrorisme, l’urgence d’une solidarité internationale

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Communiqué de la Délégation socialiste française au Parlement européen, Strasbourg, 25 novembre 2015

L’Europe doit mettre en œuvre tous les moyens dont elle dispose pour stabiliser la situation politique du Moyen-Orient et de l’Afrique : les Européens doivent s’organiser et s’engager dans un effort massif, exceptionnel, d’aide aux pays en difficulté. Ils doivent agir, avec nos alliés dans ce combat, afin de détruire Daech et l’assécher financièrement.

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Soudan, conflits oubliés

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Qui connait le Soudan? Nous avons sans doute entendu parler du Darfour, de son triste privilège d’avoir connu un génocide ces dernières années. Nous avons aussi compris qu’un nouvel État était né avec la scission entre le Soudan et le sud Soudan. Mais encore ? Famine, guerre civile, coups d’états militaires, milices tribales, persécutions religieuses, populations déplacées, enfants soldats, viols et crimes sexuels de masse, pillage de ressources naturelles, crise écologique, désertification… Le Soudan concentre tragiquement tous les problèmes de l’Afrique et toute la violence du siècle.

Pour tenter de faire connaître cette situation, je participais hier à une conférence à Lyon où dialoguaient des eurodéputées avec les experts engagés que sont Tchérina Jerolon, responsable adjointe du bureau Afrique de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et Roger Koussetogue Koudé, Maître de Conférences à l’Institut des Droits de l’Homme de Lyon, Université Catholique de Lyon. Voici quelques uns des sujets qui ont été abordés.

Darfour

Le Darfour a finalement pu se faire une place dans l’actualité internationale à force de cris d’alarme des organisations non gouvernementales.

Il faut dire que le conflit dure depuis des décennies même si sa phase la plus critique commence au début du XXIe siècle. Le Darfour mélange des populations arabophones et d’autres ethnies comme les Fours qui donnent leur nom à la région. Certains sont des nomades pasteurs et d’autres des agriculteurs sédentaires. Ils vivent sur un territoire grand comme la France ou la population est 10 fois moins importante mais a connu une explosion démographique au XXème siècle. C’est surtout un plateau semi désertique ou les ressources en eau et en terres agricoles sont très limitées.

Les tensions sur les ressources vivrières et la découverte de pétrole ont entrainé une explosion de violences ethniques. A partir de 2003, des mouvements rebelles se sont déclenchés chez des ethnies qui se jugent spoliées de leurs terres ou de leurs biens. Le gouvernement central à Khartoum a encouragé puis organisé les attaques de bandes armées -des janjawids – sur les villages et leurs cortèges de meurtres et de viols. Les militaires et les milices font régner la terreur depuis cette époque. La situation qui a causé sans doute 300 000 morts et 2,5 millions de réfugiés a été qualifiée de crime contre l’humanité puis de génocide. L’actuel Président du Soudan, Omar el-Béchir fait l’objet de deux mandats de la la Cour pénale internationale.

Une force d’interposition de l’union africaine et de l’ONU de plusieurs milliers d’hommes, des cessez-le-feu et des résolutions de l’ONU, des embargos sur les armes et des soutiens humanitaires. Rien de tout cela n’a rétabli la situation et n’a permis le retour des réfugiés qui vivent dans les pays frontaliers ou dans des camps guettés par les janjawids.

Soudan ou Soudans ?

Un simple coup d’œil sur une photo satellite permet de comprendre que le Soudan et le sud Soudan auraient pu être deux pays différents, s’ils n’avaient été réunis par des conquérants et des colonisateurs. Vu du Ciel, le Soudan est ocre jaune alors que le sud Soudan est vert. On sait aussi que l’un au nord est majoritairement musulman et l’autre chrétien et animiste.

Dés le lendemain de l’indépendance, des tensions et des troubles commencent entre le nord et le sud. Les promesses d’autonomie non tenues, les différences religieuses, la tentation constante du Nord d’islamiser les institutions et en particulier la Justice, et pour finir la découverte de pétrole dans les années 1990, ont été à l’origine des multiples crises et soubresauts qu’a connu le Sud Soudan. Le pétrole, comme très souvent ailleurs en Afrique et dans le monde, est une chance qui se transforme en malédiction car toutes les convoitises se tournent vers cette manne et pervertissent les esprits. Les grandes puissances jouent aussi un jeu trouble pour capter cette richesse. Si les États-Unis sont plusieurs fois intervenus pour tenter de mettre un ordre plus démocratique en place, la Chine de son coté a constamment joué la carte du pouvoir de Khartoum, bloquant les résolutions au conseil de sécurité de l’ONU et enfreignant les embargos. La Russie s’est souvent retrouvée à ses cotés.

Depuis l’accord de 2005 et le référendum de 2011, une pacification des relations entre les deux Soudans semblent en vue avec l’autonomie puis l’indépendance du Sud Soudan. Malheureusement, alors que tous les aspects du conflits ne sont pas réglés, une nouvelle guerre civile s’est déclarée au sein du nouvel état entre le Président et son premier ministre, et en réalité, entre deux des principales ethnies du pays : en décembre 2013, des combats se sont déclenchés dans la capitale Djouba, entre les partisans de Salva Kiir et ceux de Riek Machar, entre les Dinkas (ethnie de Salva Kiir) et les Nuers (ethnie de Riek Machar).

Le pays est reparti pour un nouveau cycle de violence, suivi de cessez-le-feu aussitôt rompus, de négociations internationales et résolutions qui restent sans conséquence  sur le terrain. Population civile et, en particulier, femmes et enfants sont les premières victimes de la situation.

Que faire ?

La durée du conflit, sa dureté, sa cruauté, ont pu émouvoir l’opinion internationale en quelques occasions. La pression médiatique a joué son rôle pour que les grandes puissances et les institutions internationales comme l’ONU interviennent. L’Union européenne a constamment été sollicitée et s’est saisie du sujet dans des résolutions, la dernière étant votée cette semaine au Parlement à Bruxelles. De plus, des programmes d’aides humanitaires et de coopération sont financés par l’UE. Ils touchent à la fournitures d’aides alimentaires comme à l’éducation ou à la démocratie

Sur ces sujets difficiles, le Parlement européen est avant tout une puissance tribunitienne. En attribuant le prix Sakharov à Salih Mahmoud Mohamed Osman, avocat des persécutés du Darfour, le Parlement lui confère de la légitimité et de la visibilité, atouts précieux dans son combat de militant des Droits de l’homme.

Bien sûr tout cela est tragiquement insuffisant.

Bien sûr les politiques doivent continuer à agir du mieux qu’ils peuvent et de là où ils se trouvent, au Parlement européen et ailleurs.

Bien sûr chacun de nous doit repousser un sentiment d’impuissance et apprendre la patience.