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Remise du Prix Sakharov à Nadia Mourad et Lamiya Aji Bachar

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Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg le 13 décembre 2016

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Le Parlement européen a décerné, aujourd’hui, le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit à deux femmes yézidies qui ont fui, au péril de leur vie, l’esclavage que leur a imposé Daech : Nadia Mourad et Lamiya Aji Bachar.

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La nouvelle agence européenne pour l’asile devrait s’assurer que les États membres respectent les règles communes sur l’asile, selon les députés

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Communiqué du Parlement européen – 8 décembre 2016

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L’agence européenne pour l’asile doit coordonner les échanges d’informations entre États membres et s’assurer qu’ils respectent les droits fondamentaux, ont affirmé les députés de la commission des libertés civiles jeudi.

La commission des libertés civiles a adopté une proposition visant à renforcer le Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO), qui deviendra l’Agence de l’Union européenne pour l’asile. Elle devrait recevoir les moyens nécessaires pour aider les États membres en situations de crise, mais aussi contrôler comment les autorités nationales appliquent la législation européenne.

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Réforme du Paquet asile

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Le 13 juillet 2016, la Commission européenne a proposé plusieurs révisions des dispositions du « Paquet asile » qui constituent un nouveau volet d’une réforme globale.

Le Commission européenne souhaite remplacer les directives Procédures d’asile et Qualification par deux règlements[1]. Elle apporte également des modifications à la directive Conditions d’accueil et propose de mettre en œuvre un cadre de réinstallation à l’échelle de l’Union Européenne.

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Intervention en plénière sur les migrations : « Sommes-nous capables de dépasser nos égoïsmes nationaux ? »


 

Monsieur le Président,

Notre débat s’est focalisé, c’est bien normal, sur la situation grecque et la zone euro. Plus exactement, nous avons échangé, nous nous sommes affrontés sur les deux seules questions qui comptent. Quelle direction voulons-nous donner à l’Union européenne? Que faisons-nous ensemble et comment le faisons-nous?
Je serai peut-être la seule à le faire, mais je souhaiterais revenir sur les conclusions du Conseil de juin sur la question migratoire. Vous verrez qu’elles génèrent le même type d’interrogations – et cela concerne aussi la Grèce. Face à une situation de crise aussi aiguë, qui concerne des centaines de milliers de personnes, sommes-nous capables de faire une analyse commune? Sommes-nous capables de dépasser nos égoïsmes nationaux et sommes-nous capables de proposer des solutions? Et surtout, quelle volonté politique commune et solidaire y mettons-nous?
Tous les États membres s’engagent à s’accorder, pour fin juillet, sur une répartition de demandeurs d’asiles et de réfugiés. Même si les principes semblent acquis, c’est un jeu de dupes qui se joue, puisque les modalités sont dans le flou. Pas de caractère obligatoire du mécanisme de répartition, pas de critères de répartition définis par la Commission. Le Conseil veut expérimenter un nouveau concept, celui de la générosité à géométrie variable. À la fin de l’addition, je ne suis pas sûre que ce compte, et c’est un peu sordide, sera bon. Par cet engagement, le Conseil fait peut-être un grand pas, mais notre Europe n’en fait qu’un tout petit, car elle revient aux égoïsmes nationaux, et nous savons que cette attitude n’est pas responsable.

Intervention sur la traite d’êtres humains en Méditerranée : « un business macabre »

CC Harald Kobler

Les récents cas de traite d’êtres humains en Méditerranée ont donné une nouvelle fois l’occasion d’un débat en séance plénière du Parlement. Voici mon intervention du 13 janvier.

Certains pourraient s’exclamer « Encore un débat sur les migrations au Parlement européen ! ». En effet depuis peu, pas une plénière ne se déroule sans que parmi les débats, le sujet migratoire ne soit abordé. Ce sont les nouvelles méthodes des passeurs qui ont, pour l’essentiel, motivé la tenue du débat d’aujourd’hui : des cargos d’occasion, au départ de ports turcs ou égyptiens, puis abandonnés en chemin, qui sont capables de transporter des groupes encore plus importants de migrants. Ce « business » macabre ne connait pas la crise, bien au contraire, avec des réseaux de passeurs toujours plus puissants et sophistiqués, qui, au passage, empochent des millions d’euros.

Si les modalités, sont nouvelles, les causes, elles, ne le sont pas. Les conflits en Syrie, en Irak, l’instabilité en Afghanistan ont des conséquences effroyables, forçant des dizaines de milliers de personnes à emprunter des routes toujours plus coûteuses et périlleuses.

Si les modalités, sont nouvelles, les solutions, elles, ne le sont pas non plus. Comme d’autres collègues, je n’ai eu de cesse de rappeler au cours des derniers débats organisés la nécessité d’une approche globale des migrations et notamment la promotion de voies légales. Du point de vue l’asile, il existe déjà plusieurs mécanismes pour admettre des réfugiés sans qu’ils soient obligés de risquer leur vie. Qu’on parle de réinstallation, d’admissions temporaires humanitaires, d’une politique des visas plus souples ou bien encore de regroupement familial, des solutions existent et d’autres peuvent également être envisagées. Or le compteur tourne…

Deux questions pour conclure :
– Qu’envisage la Commission européenne, concrètement, en matière de voies légales dans son approche globale en matière de migrations ?
– Comment les États membres entendent-ils renforcer leur collaboration en matière d’interception, de sauvetage en mer et d’accueil des migrants ?
Merci