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Espagne : une nouvelle page pour la démocratie espagnole

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg le 01 juin 2018 

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Les membres de la délégation socialiste française au Parlement européen se réjouissent de la victoire des forces progressistes sur la droite corrompue et réactionnaire espagnole. Le départ annoncé de M. Rajoy est une bonne nouvelle pour les Espagnols et les Européens. Nous félicitons Pedro Sanchez, nouveau premier ministre.

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Le sort des stagiaires au Parlement

On sait que les jeunes connaissent plus que d’autres le chômage, la précarité et les faibles rémunérations. Les conditions de travail des stagiaires reflètent cette tension et le Parlement européen est loin d’être exemplaire dans ce domaine.

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D’Internet aux urnes: les jeunes doivent s’engager pour la démocratie

Voici la tribune que j’ai signée avec mon collègue Ramón Luis Valcárcel du PPE à propos du rôle de la jeunesse et de European Youth Event. 

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Mettre les algorithmes au service de l’intérêt général

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg, le 16 février 2017

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Le Parlement européen a adopté, aujourd’hui, le rapport ambitieux de Mady Delvaux sur les règles de droit civil à appliquer à la robotique.
Ce rapport d’initiative du Parlement européen a connu une grande notoriété en France car il aborde la question du revenu d’existence défendu par Benoît Hamon. Sur ce point, nous dénonçons avec force la coalition réunissant l’extrême-droite, les libéraux et la droite qui ensemble ont voté contre notre demande à la Commission européenne d’anticiper les conséquences de la révolution numérique en cours : nous voulions mener un débat ouvert sur les nouveaux modèles d’emploi et sur la durabilité de notre système fiscal et social, ainsi que sur l’introduction d’un revenu de base général. Anticipation et solidarité sont des mots que la droite réactionnaire ne connaît pas.

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Erasmus + doit aussi s’appliquer aux apprentis qui voyagent dans l’UE

erasmus

Erasmus+ est sans conteste l’une des plus grandes réussites de l’Union européenne. Depuis 1987, 3 millions d’étudiants ont pu poursuivre leurs études dans une université  d’un autre état membre.

C’est un programme auquel je tiens particulièrement. C’est le symbole d’une Europe des peuples et de la mobilité qui permet aux jeunes de bénéficier de la richesse d’un échange culturel et de disposer d’une formation universitaire et professionnelle de qualité. Mon groupe a défendu l’augmentation des fonds alloués à Erasmus+ pour le budget 2016 de l’Union européenne.

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Budget 2016, le Parlement hausse les curseurs face aux multiples crises

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Communiqué de la Délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg – 28 octobre 2015

Les députés européens ont adopté leur proposition sur le Budget 2016 de l’Union. Entre la crise grecque, l’afflux massif de réfugiés suite au conflit en Syrie et les différentes crises agricoles, l’année 2015 est lourde de défis pour l’Union. Face à ce constat, notre responsabilité est de dégager les moyens financiers nécessaires !

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Intervention en séance plénière – la garantie jeunesse

Intervention garantie pour la jeunesse

Voici l’intervention que j’ai prononcée devant le Parlement le mardi 28 avril 2015 en tant que rapporteure pour avis.

 

Cette proposition vient répondre à une situation que nous avons eue maintes fois à déplorer : plus d’un an après l’adoption de ce texte, les résultats ne sont pas au rendez-vous face à l’ampleur d’un chômage qui frappe 1 jeune sur 5 aujourd’hui en Europe, avec les risques de marginalisation, d’exclusion sociale, et de pauvreté durable que cette situation emporte avec elle.

Une mise en œuvre difficile, des investissements insuffisants, un manque d’ambition : tous ces symptômes affectent la garantie jeunesse telle qu’elle est mise en œuvre actuellement.

Or nous refusons qu’une génération entière soit ainsi perdue !

Le texte qui nous est ici proposé constitue donc une mesure indispensable en attendant le retour de la croissance et des emplois.

Indispensable pour réduire le fossé qui se creuse entre les jeunes, entre diplômés du supérieur et, en plus des jeunes sans diplôme, ceux d’éducation moyenne.

Indispensable aussi pour aider les jeunes à rester en contact avec le monde du travail ou la formation.

Indispensable surtout pour prévenir le piège du chômage de longue durée et sa spirale délétère.

Les jeunes sont les principales victimes de la crise économique depuis 2008 et, aujourd’hui, les plus vulnérables parmi eux sont ceux qui n’ont pas d’éducation ni de qualification suffisantes.

Une attention particulière doit être portée sur ces jeunes qui présentent un faible niveau d’éducation, issus de l’immigration, en situation de handicap ou encore avec des problèmes de santé, car ils sont les plus fragiles et ne devraient pour autant pas être laissés de côté.

La qualité des projets développés sera aussi essentielle, elle devra s’appuyer sur des modes d’apprentissage formels comme informels, et les États ont une responsabilité essentielle à assumer dans ce domaine.

Soutien à l’emploi des jeunes : c’est maintenant !

© Commission européenne

© Commission européenne

Le Parlement européen vient de voter une déclaration de la Commission en faveur de la jeunesse qui va permettre d’accélérer la mise en œuvre de l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ).

Celle-ci, instaurée dans le cadre de la programmation 2014-2020, vise à lutter contre le chômage des 15-24 ans dans les régions ayant un taux dépassant les 25% de chômeurs.

Il s’agit d’un dispositif sur les deux premières années d’actions au bénéfice direct des jeunes -pas des structures- sans aucun cofinancement national requis.

La France a adopté son programme en juin 2014 et a déjà reçu 4 millions d’euros au titre du préfinancement. Elle était en tête des États membres pour la mise en place de l’IEJ.

Au bout d’un an et avec 7 millions de jeunes au chômage en Europe, les résultats ne sont toutefois pas au rendez-vous face à l’ampleur du problème. Il fallait donc accélérer la mise en œuvre en versant une avance supplémentaire de 30% par rapport au 1% actuel (voire 1,5%) très insuffisant pour lancer correctement les mesures. Cela représentera 1 milliard d’euros pour un nombre de jeunes estimé à 650 000 dans l’UE28.

Au plan national, 8 000 jeunes environ bénéficient des actions soutenues par le dispositif IEJ ; à terme, 50 000 devraient y accéder en 2014. Les actions prévues concernent le soutien des plateformes pour identifier les jeunes décrocheurs, les missions locales pour repérer les bénéficiaires, les dispositifs spécifiques adaptés de Pôle emploi ou le soutien de formation en alternance ou les écoles de la deuxième chance.

Garantie pour la jeunesse : une promesse de l’Europe

© Commission européenne

© Commission européenne

Comment lutter contre le chômage des jeunes ? L’Europe peut-elle vraiment aider les Etats membres dans cette lutte ? Quels exemples, quelles bonnes pratiques peuvent nous inspirer parmi nos voisins européens ? La France est-elle en capacité de montrer la voie dans ce domaine ? Il est impossible d’exercer des responsabilités politique aujourd’hui sans se poser ces questions ; impossible d’envisager sereinement l’avenir sans avoir trouvé de réponses.

Le chômage touche plus de 20 % des jeunes en Europe, dans certains pays ce taux monte même à plus de 50 % comme en Grèce ou en Espagne. Et en France ? La situation générale n’est pas aussi dramatique, mais de fortes disparités locales doivent être prises en compte. Dans les zones urbaines sensibles (Zus), 45 % des jeunes de 15 à 24 ans sont touchés par le chômage contre 23 % hors Zus. Un cas particulier est en outre préoccupant, celui des « NEET » (Not in Education, Employment or Training), les 15-25 ans qui ne sont ni étudiant, ni employé, ni stagiaire. Pour ceux-ci, l’enjeu est d’éviter à tout prix qu’ils sortent définitivement du système, que soit entérinée leur précarité et leur inactivité qu’ils deviennent ou demeurent des « décrocheurs »..

François Hollande a fait de ces questions une priorité de son mandat. Si les résultats de la lutte contre le chômage se font attendre et semble avant tout dépendre d’une reprise de la croissance, des dispositifs d’aides aux jeunes ont été mis en place. La barre des 150 000 emplois d’avenir, qui figurait parmi les engagements du candidat lors de la campagne présidentielle de 2012, a été atteinte fin septembre. Dans son interview du 6 novembre, le Président de la République a annoncé la création de 15 000 emplois d’avenir supplémentaires dans le cadre de la loi énergétique. Ces contrats aidés seront ouverts aux jeunes de 16 à 25 ans en situation de chômage sans condition de diplôme. Il s’agira d’emplois d’avenir liés au développement durable, liés à la loi sur la transition énergétique.

Sous impulsion du Parlement européen, la garantie pour la jeunesse a été mise en œuvre (voir et ). La France a été parmi les premiers pays à engager un programme et à solliciter des financements de l’UE.

Sa réponse vise à développer l’efficacité des réponses d’ores et déjà apportées aux jeunes et à donner de nouvelles dynamiques aux partenariats engagés, initiatives publiques (nationales, régionales ou locales) et privées.Un ensemble de mesures nouvelles a été mis en place au cours des derniers mois pour repérer, orienter et accompagner les jeunes les plus en difficultés dans une première expérience professionnelle (emplois d’avenir, garantie jeunes), et soutenir les embauches dans le secteur marchand : contrat de génération, loi sur la sécurisation de l’emploi favorisant les embauches de jeunes en CDI.

L’un des aspects remarquables de cette idée est la durée de quatre mois maximum entre le moment ou un jeune sort du système scolaire ou de l’emploi et la proposition d’une nouvelle piste pour rebondir. Cette réactivité est essentielle pour l’efficacité de cette « garantie jeunesse ». C’est aussi ce qui en fait la difficulté car des réformes structurelles sont nécessaires dans les services publics de l’enseignement, de l’emploi et des dispositifs doivent être créé pour identifier ces fameux NEETs et les prendre en charge.

Tout cela est technique, complexe, difficile à mettre en œuvre mais c’est en s’associant à des mesures ciblées et volontaristes de ce type que l’Europe est à même de prouver son utilité aux citoyens et son engagement face aux problèmes de notre époque. Le Parti socialiste européen et le groupe S & D qui ont largement inspiré ces mesures, continueront de faire de la pédagogie auprès de tous les gouvernements de l’UE pour que cette lutte soit une grande cause européenne.

Pour aller plus loin : plan national de mise en œuvre de la garantie européenne pour la jeunesse (PDF 50 pages sur le site du Ministère de l’emploi)