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Les députés appellent à l’abolition des derniers obstacles au volontariat européen

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Communiqué du Parlement européen – 27 octobre 2016

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L’UE a besoin d’une politique mieux coordonnée en matière de volontariat, pour donner aux volontaires un statut légal clair et faciliter leur participation, ont déclaré les députés dans une résolution adoptée jeudi. Près de 100 millions de citoyens européens ont pris part à des actions de volontariat dans l’éducation, la culture, les événements sportifs, humanitaires et dans l’aide au développement.

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Des moyens en plus pour lutter contre le terrorisme

 Des moyens en plus pour lutter contre le terrorisme v2

Quelles réponses donner face au terrorisme qui frappe dramatiquement nos pays ? Un an après les attentats de Charlie Hebdo, la Présidence néerlandaise du Conseil de l’Union européenne a choisi de mettre la priorité sur la lutte contre la radicalisation. C’est en ce sens que se sont récemment exprimés la ministre de l’Éducation, de la Culture et des Sciences, Jet Bussemaker et le secrétaire d’État pour la Santé, le Bien-être et le Sport, Martin van Rijn, devant la commission de la Culture.

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Histoires grenobloises

Grenoble

Mes déplacements réguliers dans la circonscription Sud-Est se font le plus souvent à l’invitation d’associations. Je suis toujours impressionnée par la vitalité et la capacité de mobilisation dont elles font preuve. Ce jeudi 22 octobre à Grenoble, j’ai pu participer à deux réunions avec des publics très différents mais qui illustrent l’une et l’autre des engagements forts de mon mandat. Elles étaient organisées par le Pacte civique de l’Isère.

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Conférence à Sciences Po Grenoble

Affiche Grenoble JE 22 octobre
Jeudi prochain, à l’invitation du Pacte civique, des Jeunes européens de l’Isère, du Parlement européen des jeunes et de Poursuivre, je participe à une réunion publique à Sciences Po Grenoble.

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Université d’été de la Freref à Constance

Constance

L’Université d’été de la Freref [Fondation des Régions Européennes pour la Recherche, l’Éducation et la Formation] s’est tenue les 23 et 24 septembre sur les bords du Lac de Constance en Bade-Wurttemberg.

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Face à la caméra N° 2 : éducation et Europe

titre face à la caméra

Au lendemain de la commémoration de la rafle des enfants d’Izieu,
quelques propositions pour affirmer la place de l’Europe dans le
parcours républicain des écoliers.

Image de l’Europe : drapeau en berne pour la France

parlemètre

Cela n’étonnera sûrement personne : il y a un problème entre les Français et l’Europe… C’est notamment ce qu’ils ont manifesté lors des dernières élections européennes en permettant l’arrivée à Strasbourg d’une vague d’eurosceptiques et d’europhobes en tous genres.

Pour autant, au-delà de l’expression d’une défiance envers l’Europe et ses mythes bruxellois, que peut-on dire de l’état de l’opinion française sur le débat européen et comment se situe-t-elle par rapport à ses voisins européens ? Y-a-t-il des raisons d’espérer ou bien au contraire… de se désespérer ? Quelles leçons tirer d’une telle photographie de notre société ?

Ces questionnements font suite à la publication en février dernier par le Parlement européen du Parlemètre 2014 ; il s’agit d’une enquête réalisée à la fin de l’année 2014 au sein des 28 États-Membres de l’UE auprès d’environ 28 000 citoyens, analysant leur perception et leurs connaissances du Parlement européen et de l’Union européenne dans son ensemble, ainsi que sur différents domaines de politiques.

Je relève plusieurs éléments au niveau européen :

  • le fait que si davantage d’Européens (41%) estiment que leur voix compte désormais dans le processus de décision de l’UE, leurconnaissance du Parlement européen restent limitée (67%) ;
  • les priorités politiques privilégiées pour l’UE sont : la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (54%), la coordination des politiques économiques, budgétaire et fiscale (31%), la protection des consommateurs et de la santé (30%), ainsi que la lutte contre le terrorisme et le respect des libertés individuelles (29%) ; à l’inverse, les questions environnementales et la solidarité entre les États sont largement délaissées ;
  • de profondes divergences existent d’un pays à l’autre (pays de l’Est, pays Baltes, Scandinavie/pourtour méditerranéen, membres de la zone euro/non membres de la zone euro…) : si pour 74% des Hongrois les lois européennes doivent être adoptées conjointement par le PE et les États-membres, seuls 44% des Français sont d’accord avec cette assertion, la moyenne européenne se situant à 60% ; ou encore 74% des Suédois qui considèrent que leur voix compte en Europe, contre 20% chez les Grecs.

Ce qui interpelle au niveau français :

  • c’est que l’image positive dont bénéficiait le Parlement européen auprès des Français est passée de 31% en 2007 à 17% en 2014, tandis que l’image négative est passée de 14 à 27% ;
  • ensuite, une baisse de la connaissance des institutions européennes, malgré un rendez-vous électoral peu éloigné : 78% des Français se considèrent mal informés sur les activités du PE, contre 52% des Luxembourgeois ou 52% des Polonais ;
  • ou encore le fait que les Français considèrent que notre pays s’en sortirait bien mieux pour l’agriculture et l’inflation s’il était hors de l’Union européenne ; a contrario, la France ferait moins bien sans l’Europe pour l’économie, la recherche, l’industrie, le commerce, l’énergie, la politique étrangère et l’environnement.

Face à ces résultats peu encourageants, les conclusions et interprétations sont rudes ; toutes montrent le désamour, la méfiance voire de l’hostilité. Mais la défiance des citoyens français envers le Parlement européen est-elle due à une méconnaissance de ses activités ou bien à une conviction profonde selon laquelle cette institution ne serait pas pertinente ? On le sent bien, la crise est passée par là, les politiques d’austérité, les erreurs, les retards,…  aussi traînant derrière eux leurs lots de peurs et une tendance au repli sur soi qui ne peut qu’être délétère pour le projet européen. Ajoutons que les incises des europhobes, courtes, ciselées et… fausses portent leurs fruits dans leur perspective de « destruction de l’intérieur » du Parlement européen.

De tels résultats ne peuvent laisser indifférents ; ils appellent à un sursaut massif des responsables politiques

Prix du citoyen européen 2014: récompenser la contribution des citoyens à l’Europe

© European Union 2015 РEP

C’est une cérémonie que j’ai eu le plaisir de présider et à propos de laquelle le Parlement européen a publié ce communiqué de presse :

47 individus et associations venant de 19 pays européens ont reçu le Prix du citoyen européen lors d’une cérémonie à Bruxelles le 25 février. Ce prix reconnait leurs contributions à la coopération européenne et à la promotion des valeurs communes. Parmi les lauréats se trouvaient des personnes et des organisations défendant les droits des groupes vulnérables dans la société, travaillant à la connaissance des lois et politiques de l’UE et promouvant la tolérance et le dialogue.

Sylvie Guillaume, vice-présidente du Parlement européen, députée démocrate socialiste française et présidente du jury a dit lors de la cérémonie que  » malgré la crise et la monté de l’euroscepticisme, les citoyens européens sont toujours là pour défendre un modèle européen basé sur les droits, la justice et la démocratie ». « Bien sûr, aucune récompense ne sera jamais assez suffisante pour reconnaitre le travail que vous avez achevé et votre investissement personnel. Mais au moins, le Parlement européen fait la lumière sur ces projets réussis. Les citoyens ont une voix, et ce prix montre que nous les écoutons », a-t-elle déclaré aux gagnants.

Comment ça marche

Le Parlement européen décerne chaque année depuis 2008 le Prix du citoyen européen à des projets et initiatives qui facilitent la coopération transnationale et promeuvent la compréhension mutuelle au sein de l’Union européenne. Le prix, qui a une valeur symbolique, vise aussi à reconnaître le travail de ceux qui promeuvent les valeurs européennes à travers leurs activités quotidiennes.

Chaque député peut nommer un candidat, qui peut être un individu, un groupe ou une organisation. Les jurys nationaux, composés d’au moins trois députés, classent les nominations par ordre de préférence. La Chancellerie, qui est l’organisme qui récompense les candidats, est constituée des vice-présidents du Parlement européens, d’anciens présidents et d’autres dignitaires.

Cinq lauréats français

La France compte plusieurs lauréats du Prix du citoyen européen 2014. Euradionantes, une radio européenne basée à Nantes ; Jaccede, qui défend le concept d’accessibilité universelle et Rodéo d’âme, un projet impliquant une équipe de journalistes qui a traversé l’est de l’Europe au sein d’un combi VW transformé en studio sont les trois associations qui ont reçu le prix. À côté d’elles se trouve Je veux l’Europe, un groupe de 60 artistes, sportifs, intellectuels et décideurs qui ont expliqué le rôle qu’a joué l’Europe dans leur carrière. Ainsi qu’Yves Pascouau d’European Migration Law, un site web dont la vocation est d’aider à implémenter ou à utiliser les lois européennes sur la migration.

Retrouvez la liste complète des lauréats du Prix du citoyen européen 2014.

Hommage aux citoyens !

Photographe: David Bakhoum - droits réservés

Photographe: David Bakhoum – droits réservés

Le 27 janvier dernier, le Bureau du Parlement européen à Paris organisait la remise du Prix du Citoyen européen aux 5 lauréats français retenus sur les 47 lauréats européens désignés pour cette édition 2014.

Petit rappel sur ce Prix, décerné tous les ans depuis 2008 par le Parlement européen. Celui-ci récompense les « activités ou actions faites par des citoyens, groupes, associations ou organisations qui témoignent d’un engagement remarquable pour la promotion d’une meilleure compréhension réciproque et d’une intégration plus étroite entre les peuples des États membres ; ou pour l’amélioration de la coopération transfrontalière ou transnationale au sein de l’UE. Il peut s’agir d’activités ou d’actions de citoyens engagés dans la coopération culturelle transfrontalière ou transnationale à long terme, contribuant ainsi à renforcer l’esprit européen. La préférence est donnée aux projets liés à l’année européenne, en cours, du citoyen. »

En tant que Chancelière du Prix du Citoyen européen – cette fonction m’a en effet été attribuée en tant que Vice-Présidente du Parlement européen depuis juillet dernier – j’ai donc présidé cette cérémonie qui est l’aboutissement d’un processus de sélection qui a pris fin en novembre dernier avec la réunion de la Chancellerie du prix du Citoyen européen (composée de 3 Vice-Présidents du Parlement européen, deux anciens Présidents du Parlement européen, ainsi que deux personnalités éminentes).

À mon sens, ce Prix est une occasion unique pour le Parlement européen de donner un coup de projecteur sur le travail et l’engagement de celles et ceux qui, au travers de leurs actions et leurs engagements, contribuent à une meilleure intégration et coopération européenne et défendent au quotidien les valeurs de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, à savoir la dignité, la liberté, l’égalité, la solidarité, ou encore la citoyenneté.

Euradionantes, Jaccede, Je veux l’Europe, Rodéo d’âme – Bulli Tour Europa, EuropeanMigrationLaw : ces 5 lauréats nous montrent que l’Europe va bien au-delà des institutions européennes souvent décriées. Pour faire vivre l’esprit européen et lui donner un nouveau souffle, l’Europe a besoin de citoyens européens comme ceux qui ont été célébrés ce jour-là.

Une autre occasion nous sera à nouveau donnée pour leur rendre hommage, le 25 février prochain, à Bruxelles, en présence de tous les lauréats issus de l’Europe toute entière. J’y reviendrai certainement sur ces pages, notamment pour relever plusieurs récipiendaires dont les actions méritaient particulièrement d’être mises en avant.

Hasard du calendrier, le nouvel appel à candidatures pour le Prix 2015 vient d’être lancé. La date limite de dépôt des candidatures est le 31 mars 2015. Chaque député au Parlement européen a le droit de présenter une candidature par an, ce sont en effet les député(e)s européen(ne)s qui présentent les candidatures pour le Prix. Si vous souhaitez participer à ce Prix et proposer votre candidature, n’hésitez pas à prendre contact avec mes collègues ou moi.