FAIRE CONNAISSANCE

NEWSLETTER

Top

On se voit la semaine prochaine ? Deux conférences au programme

on se voit2

Avis aux lyonnais et grands lyonnais : on se croisera peut-être la semaine prochaine soit jeudi soir soit samedi matin mais toujours pour parler d’Europe :

  • à l’occasion de la conférence de Forum réfugiés-Cosi sur « La crise des réfugiés en Méditerranée : du constat à l’action », Maison des associations, 36 avenue Lacassagne, Lyon 3, le 28 mai à 20H30.  Avec Sohaib Alraies, réfugié syrien,  Mohamed Boukry, ancien haut fonctionnaire au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés
    Modérateur : Jean-François Ploquin, directeur général de Forum réfugiés-Cosi
  • ou au débat organisé par « Sauvons l’Europe » intitulé « Face aux drames actuels, l’Europe peut-elle apporter des réponses progressistes ? ».le samedi 30 mai 2015 à 10 H – Amphithéâtre de l’hôtel Charlemagne, 23 cours Charlemagne, Lyon 2, avec aussi Céline Gillier, responsable Europe de l’URI Rhône-Alpes de la CFDT et Fabien Chevalier, Président de Sauvons l’Europe. Les débats seront animés par Michel Morin, conseiller national de Sauvons l’Europe.

Intervention en plénière sur la politique migratoire : « un pas dans la bonne direction »

écran intervention migration

Le 20 mai, les députés ont débattu du programme européen sur les migrations proposé par la Commission européenne. Le Vice-Président de la Commission Frans Timmermans et le Commissaire à l’immigration Dimitris Avramopoulos ont annoncé plusieurs mesures, parmi lesquelles un mécanisme d’urgence de répartition des migrants, un programme de réinstallation pour recueillir des migrants originaires de pays non-membres de l’Union européenne et plus de fonds pour assurer la protection des frontières. Voici mon intervention lors du débat :

Le Programme européen pour la migration: adoptons une stratégie proactive et positive!

migrations 2

Tribune publiée initialement sur le Huffington Post le 21/05/2015

La Commission a défendu mercredi devant les députés à Strasbourg son Programme européen pour la migration. Nous réitérons notre soutien à cette stratégie d’ensemble qui constitue un premier pas indéniable vers la mise en place d’une politique migratoire globale pour l’Union européenne, que le Parlement appelait de ses vœux depuis longtemps. L’enjeu était de taille : dès sa publication mercredi dernier, confusion et polémiques se sont succédées.

En proposant des mécanismes de répartition d’urgence, la Commission vient ici briser un tabou en donnant enfin corps à une solidarité qui restait jusqu’à présent non exprimée.

Pour répondre aux interprétations erronées de son texte, elle s’est particulièrement attachée à faire un travail d’explication et de pédagogie. À travers le dispositif de « relocalisation », les demandeurs d’asile arrivés sur le territoire de l’Union européenne seront ainsi répartis de façon plus équitable entre les États membres. On ne parle pas d’un système d’intervention opérant en situation ordinaire. Ce système temporaire et d’urgence sera activé en cas d’afflux soudain de migrants et ne portera en aucune manière sur la répartition de tous les migrants, mais bien sur celle de demandeurs d’asile qui ont manifestement besoin de protection. C’est bien chaque État membre qui pourra déterminer s’il accorde, ou non, au cas par cas, l’asile à la personne concernée en fonction du respect de critères légaux.

Les critères retenus par la Commission pour déterminer la répartition devront être affinés pour être plus équitables. La clé de distribution des demandeurs d’asile est fondée sur le PIB (40%), la taille de la population (40%), le taux de chômage (10%), et le nombre de demandeurs d’asile déjà acceptés et de réfugiés déjà installés (10%) pourra à cet égard être ajustée.

Pour que cette proposition innovante puisse voir le jour, il faut qu’elle soit adoptée à la majorité qualifiée par les États-membres au titre de l’article 78.3 du Traité (TFUE). Il nous faut donc dès à présent mobiliser ceux qui se sont montrés favorables au projet, pour initier un mouvement plus large d’adhésion au sein du Conseil.

Le débat d’aujourd’hui a permis à la Commission de faire le tour de ses autres propositions qui ont malheureusement jusqu’ici été largement ignorées. Son approche globale que le Parlement appelait de ses vœux depuis longtemps balise l’ensemble du parcours migratoire, du pays d’origine au pays d’accueil, en passant par le pays de transit. Cela correspond à notre analyse qui veut que l’on appréhende la migration dans une perspective de court, moyen et long termes.

Dans la perspective du Conseil Justice et Affaires intérieures du 16 juin et du Conseil européen du 25 juin, nous appelons les États membres à travailler de concert avec la Commission et le Parlement pour saisir cette opportunité d’une autre politique migratoire en Europe. Ne nous laissons pas piéger par les confusions et les débats stériles. Mobilisons-nous au contraire pour transformer l’essai dans le souci de faire vivre nos valeurs et règles communes !

 

Eric Andrieu, Guillaume Balas, Pervenche Berès, Jean-Paul Denanot, Sylvie Guillaume, Louis-Joseph Manscour, Edouard Martin, Emmanuel Maurel, Gilles Pargneaux, Christine Revault d’Allonnes Bonnefoy, Virginie Rozière, Isabelle Thomas, Vincent Peillon

Migrations en Méditerranée : relever un défi historique, mettre un terme aux tragédies

migrations

Communiqué de presse de la délégation socialiste française – Bruxelles – mercredi 13 mai 2015 

La Commission européenne a présenté, aujourd’hui, un agenda européen en matière de migration décrivant, d’une part, les actions immédiates à entreprendre et détaillant, d’autre part, un programme pour mieux gérer les migrations dans tous leurs aspects. Elle viendra le présenter devant les députés réunis en plénière à Strasbourg, mercredi 20 mai prochain.

La réunion extraordinaire du Conseil du 23 avril nous avait profondément déçus ; c’est pourquoi les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux saluent le défi relevé par la Commission face aux tragédies à répétition qui nous interdisent le business as usual.

Il faut remarquer d’abord que la Commission s’attaque à l’ensemble du parcours migratoire, du pays d’origine au pays d’accueil, en passant par le pays de transit. Cela correspond à notre analyse qui veut que l’on s’intéresse aux court, moyen et long termes.

Parmi les mesures d’urgence qu’elle préconise en Méditerranée, la Commission propose des « quotas » pour répartir de façon équitable entre les États-membres les demandeurs d’asile déjà présents sur le territoire de l’Union. Avec des critères objectifs, il s’agit là d’un système durable et contraignant de répartition que nous souhaitons voir aboutir. La proposition d’un mécanisme européen de réinstallation, pour accueillir au sein de l’Union 20.000 réfugiés d’ici à 2016, est également un pas en avant. Il ne faudrait pas toutefois se limiter à cette seule ambition chiffrée.

Nous nous félicitons également :

  • du renforcement du Régime d’asile européen commun : les normes d’accueil et de procédure doivent devenir similaires en Europe de façon à mettre un terme à ce qui s’apparente à une véritable loterie selon l’État dans lequel un demandeur dépose son dossier ;
  • de la nouvelle Blue card proposée, à l’image de la Green card américaine : la migration économique est une chance, aussi bien pour l’économie européenne que pour les migrants.

Nous appelons les États membres à saisir l’occasion de construire une politique européenne commune responsable et solidaire, qui n’emprunte ni aux discours sensationnels de la peur, ni à ceux teintés d’angélisme. Mieux : il reste des améliorations à apporter. Sur le long terme, il faut davantage de voies sûres et légales pour les personnes ayant besoin d’une protection internationale, par exemple un système européen de visas humanitaires, en mobilisant les ambassades et consulats des États membres dans les pays tiers. Si la nouvelle Blue card est une bonne nouvelle, elle ne solde pas la question d’une politique migratoire ambitieuse : il est possible de dépasser les seuls travailleurs hautement qualifiés en envisageant d’autres formes de migration économique, quel que soit le niveau de compétence.

A chaque mesure, un seul objectif doit guider tous les responsables politiques : mettre un terme à la tragédie qu’endurent les enfants, les femmes et les hommes, qui fuient les conflits, les violences, les persécutions et la pauvreté.

Intervention en séance plénière – tragédies dans la Méditerranée

Intervention migrants

Voici mon intervention à l’occasion du débat sur les déclarations du Conseil européen et de la Commission et du rapport de la réunion extraordinaire du Conseil européen (23 avril 2015) sur les récentes tragédies dans la Méditerranée et les politiques de migration et d’asile de l’Union européenne le mercredi 29 avril.

 

 

Albert Einstein disait : « la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». À la lecture des déclarations du Conseil européen, il y a de quoi se poser des questions !
– Il fallait la mise en place d’un dispositif effectif de sauvetage en mer. C’est un renforcement a minima des opérations Triton et Poséidon qui a été décidé. Le budget alloué de 9 millions par mois correspond à celui consacré à l’opération italienne Mare Nostrum, mais peut-on véritablement parler d’une opération européenne de sauvetage, alors que 12 États membres refuseraient d’y participer?
– Il fallait la création ou le renforcement de voies légales permettant aux personnes ayant besoin de protection de rejoindre l’Europe. C’est un projet pilote volontaire de réinstallation qui a vu le jour, sans propositions concrètes sur le nombre de places offertes. Les conclusions ne disent pas un mot sur les admissions à titre humanitaire, les visas ou bien encore le regroupement familial. Je rappelle que ce n’est pas parce qu’il y a des filières de trafiquants qu’il y a des réfugiés, mais parce que les personnes déplacées ne parviennent pas à accéder à un lieu sûr qu’il y a des filières de passeurs ?
– Il fallait un mécanisme de solidarité intra-européenne : le résultat est quasiment inexistant. La perspective annoncée de l’arrivée d’un demi-million de personnes sur les côtés européennes au cours de l’année 2015 aurait pu inciter les États à aborder la question de l’activation de la directive protection temporaire ou de l’article 78.3 du traité. La déclaration du Conseil européen n’en dit pas un mot ; on se contente seulement de promouvoir une assistance d’urgence.

L’Europe sans distinction est en ligne de mire, mais les responsabilités devraient être dûment assumées ! La frilosité c’est d’abord celle des États qui continuent de privilégier la logique du chacun pour soi. Il est impossible de « faire » si les États ne se donnent pas les moyens de « faire » et de « faire » ensemble !

Drames en Méditerranée : le Parlement veut une réponse globale

migrants 2

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement – Strasbourg – mercredi 29 avril 2015

Un débat tendu sur les récentes tragédies en Méditerranée a eu lieu aujourd’hui au Parlement européen en présence des Présidents de la Commission et du Conseil, Jean-Claude Juncker et Donald Tusk ; il a permis de voir la claire différence entre les priorités des trois institutions. Le Conseil veut concentrer son action sur la lutte contre les trafiquants. La Commission et le Parlement sont convaincus que l’urgence est à la recherche et au sauvetage des migrants.

À l’issue du débat, le Parlement a adopté une résolution qui aborde bien d’autres aspects de ce sujet sensible et complexe. La résolution s’inspire heureusement des propositions que nous avions entre autres développées dans deux communications la semaine dernière (« Naufrages en Méditerranée : nous devons tous agir pour une nouvelle politique migratoire » ; « Conseil européen sur les migrations : le combat pour défendre une politique européenne ambitieuse continue ! »).

Nous saluons notamment dans la résolution :

– la demande de mise en place d’un dispositif efficace et communautaire de sauvetage en mer, assorti d’un mandat clair en matière de recherche et de sauvetage et d’un champ d’intervention étendu ;

– la promotion d’un mécanisme de solidarité intra-européenne en appelant à une répartition obligatoire des demandeurs d’asile entre les États membres, l’activation de la directive « protection temporaire » de 2001 et une assistance renforcée pour les États en première ligne ;

– l’encouragement à la recherche de voies légales de migration en augmentant les efforts de l’ensemble des États membres en matière de réinstallation, en demandant la délivrance de visas humanitaires dans les ambassades ou consulats des États membres dans les pays tiers et en insistant sur la nécessité d’une approche holistique en matière de migrations qui prennent en compte tous les aspects de la migration, y compris la migration économique ;

– l’accent mis sur la responsabilité de tous les États membres de transposer de manière pleine et entière les instruments du régime d’asile européen commun pour que les demandes d’asile, quel que soit le pays d’accueil dans l’Union, reçoivent un traitement équivalent ;

– le soutien à une coopération accrue avec les pays tiers afin de renforcer leurs capacités en matière d’asile et de promouvoir les politiques de développement. Elle encourage les efforts diplomatiques pour permettre une résolution des conflits et un retour à la stabilité dans certaines zones, telles que la Libye, l’Irak et la Syrie ;

– Elle met clairement en évidence la nécessité d’une lutte contre les trafiquants en favorisant entre autres une coopération accrue avec les pays tiers et entre les agences de l’Union, telles qu’Europol, Frontex et le Bureau européen d’appui en matière d’asile.

Pour le Parlement, cette résolution ne constitue évidemment qu’une étape pour répondre à l’urgence. Il présentera dans les mois qui viennent un rapport analysant la politique migratoire européenne selon une approche de court, moyen et long-terme, assorti d’une série de recommandations précises. En attendant, c’est la Commission européenne qui devra faire preuve d’audace le 13 mai prochain en présentant un Agenda européen pour les migrations ambitieux !

Face à la caméra N° 4 : naufrages en Méditerranée

face à la caméra N°4

Une grande tristesse et un prodigieux agacement : voilà ce que je ressens au lendemain de ces dramatiques évènements et j’explique pourquoi dans cette vidéo de deux minutes.

Médias et migrants : des clefs pour mieux comprendre

médias et migrants

Si vous n’en aviez pas encore une vision claire, vous avez en ce moment l’occasion de vous pencher sur le drame des migrants qui se joue en Méditerranée. Des émissions spéciales et des articles de fonds se sont multipliés ces derniers jours. Parce que comprendre est un premier pas dans la recherche de solutions, je me félicite de cette activité médiatique. Le drame du dimanche 19 avril aura – quelle cruelle ironie ! – permis au moins cela…

Pour un point de vue politique, je vous propose une série d’émission TV. J’ai été sollicitée toute cette semaine par différents médias (Canal +, iTélé, LCI). D’autre part, la délégation des députés socialistes au Parlement européen s’est exprimée collectivement dans une tribune à paraitre dans le Huffington Post.

D’autre façons d’aborder cette question sont possibles, proposées par des sites de qualité comme le Monde, terra éco et la BBC. Je vous propose donc trois visites non conventionnelles :

Vue sur le site du Monde, cette vidéo montre l’évolution des flux sur une carte animée

Des chiffres encore mais sous forme d’infographie proposée par terra eco

Enfin, sur le site de la BBC, un « jeu » de rôle déroutant mais qui permet de toucher du doigt le drame humain qui est en œuvre. Je vous le recommande tout particulièrement (attention, en anglais uniquement mais très abordable avec quelques notions scolaires)

syrian journey

Cliquer sur l’image pour accéder au site de la BBC et commencer votre « voyage »

 

Naufrages en Méditerranée : nous devons tous agir pour une nouvelle politique migratoire

migrants

Tribune collective parue sur le Huffington Post

Plus de huit cent noms viennent de s’ajouter à la liste des migrants disparus en mer. Aujourd’hui, le monde déplore à nouveau les naufrages en Méditerranée. Ces répétitions sont là parce qu’un nombre croissant d’hommes et de femmes, en proie chez eux aux conflits et aux drames, sont prêts à confier leur vie à des passeurs sans scrupule pour rejoindre les côtes européennes.

Aujourd’hui, encore et toujours, c’est l’Europe qui est pointée du doigt et sommée de trouver des solutions. Si l’Europe peut et doit mieux faire, c’est aussi aux États membres d’assumer leurs responsabilités et de sortir de la logique trop souvent privilégiée du chacun pour soi, chacun chez soi.

Personne ne dit que la tâche sera aisée, mais des solutions concrètes existent. Elles sont d’ailleurs sur la table des discussions depuis des années. Qu’il s’agisse de mesures opérationnelles, législatives ou financières, les outils européens existent, mais c’est le manque de volonté, de coordination et de solidarité qui fait actuellement cruellement défaut. Face à l’échec des politiques jusqu’ici menées, il est temps pour l’Europe d’aborder les questions liées à la migration selon une approche globale intégrant entre autres :

– La mise en place d’un mécanisme efficace de sauvetage en mer

La surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne et la lutte contre les réseaux de passeurs sont évidemment nécessaires, mais ne peuvent pas devenir l’Alpha et l’Omega de la politique migratoire européenne. Les récentes tragédies le démontrent clairement, aucun dispositif de contrôle n’empêchera les gens de fuir. Ceci plaide pour un vaste programme européen de sauvetage en mer, une opération d’envergure réellement européenne. L’opération Mare Nostrum menée par l’Italie et qui a été efficace en matière de sauvetage coûtait 9 millions d’euros par mois ; l’opération Triton, menée par l’ensemble des Européens, coûte 3 millions d’euros, mais a vocation à protéger les frontières et non pas de mener des opérations de sauvetage. Ayons en tête que l’Union européenne s’apprête à dépenser plus d’un milliard d’euros pour des « frontières intelligentes » permettant à une élite mondialisée d’aller et venir dans l’Union européenne ; un budget à la hauteur est donc possible et nécessaire pour sauver des vies.

– La création ou le renforcement d’alternatives/de voies légales permettant aux personnes ayant besoin de protection de rejoindre l’Europe

Comme c’est le cas pour la réinstallation, les admissions à titre humanitaire, les visas ou bien encore le regroupement familial, ces voies légales existent, mais elles sont encore trop peu mises en œuvre par les États. C’est pourtant une obligation qui leur incombe : les femmes et les hommes fuyant des conflits doivent pouvoir rejoindre de façon sûre l’Union européenne pour y exercer leur droit à la protection internationale. Au lieu de cela, ces victimes dans leur pays doivent risquer leur vie pour faire valoir leurs droits ; c’est là encore inadmissible.

– L’application d’un mécanisme effectif de solidarité intra-européenne pour réduire la pression migratoire dans certains États

L’Europe, dans son ensemble, est capable de gérer ces arrivées et d’accueillir ces migrants. Que cela passe par l’activation de la directive « protection temporaire » de 2001 – jamais mise en œuvre jusqu’à présent ! – ou d’autres dispositifs de répartition, l’Union européenne et ses États membres doivent trouver ensemble les moyens d’accueillir ces migrants de manière digne.

– Une coopération renforcée avec les pays tiers selon des termes clairement définis, incluant en particulier le respect des obligations en matière de droits de l’Homme

Dans certaines capitales, on regrette à voix basse le temps des dictatures et de Kadhafi, d’avant les printemps arabes. C’est pourtant tout le contraire : c’est faute d’accompagnement que le chaos s’impose ici ou là, notamment en fonction de la progression de Daech, contre lequel nous devons nous engager dans une lutte sans merci.

– Une lutte renforcée contre les trafiquants qui profitent des situations de détresse pour faire prospérer leur business macabre et dont les « agences » ont pignon sur rue

Ces tragédies à répétition ne doivent pas nous laisser tomber dans l’hébétude qui dérive vers l’habitude. Quel que soit le format que cela prendra, sommet européen, conférence internationale ou autre réunion de dirigeants, il est urgent que l’Union européenne et ses États membres agissent collectivement afin d’établir une politique migratoire réellement européenne, solidaire et responsable, et qu’elle s’en donne les moyens financiers !

 

Eric Andrieu, Guillaume Balas, Pervenche Berès, Jean-Paul Denanot, Sylvie Guillaume, Louis-Joseph Manscour, Edouard Martin, Emmanuel Maurel, Gilles Pargneaux, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Virginie Rozière, Isabelle Thomas

Interview dans le Grand Décryptage sur iTélé

Screenshot_iTélé

Parmi les nombreuses éditions spéciales sur le drame des migrants en Méditerranée, celle de iTélé présente un panorama de la situation assez complet d’une trentaine de minutes. Sollicitée pour apporter une parole d’élue européenne, je n’ai malheureusement pu être présente mais interviewée par téléphone, j’interviens à plusieurs reprises pour préciser les rôles respectifs des institutions européennes, des États membres, et même mon rôle personnel sur le mode un peu provocant du « à quoi servez-vous ? »

En plateau, deux autre invités à ce débat: Jean-François Dubost, d’Amnesty Inetrnational et Claire Rodier du GISTI.

 

Nevertheless, it is significant not to get into too often point writing keywords and phrases are the outdo resolution. new essay reviews But thither are request for Rent, you flavour want shape us It doesnt weigh what they are at this spot