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Investissements en Europe : c’est parti !

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Communiqué de presse de la délégation socialiste française – Bruxelles – jeudi 28 mai 2015 

La délégation socialiste française avait bataillé ferme lors de l’installation de la nouvelle Commission européenne, pour que l’Europe se dote d’un plan d’investissements afin de créer des emplois et de lutter contre le fléau qu’est le chômage.

L’accord intervenu cette nuit ouvre la voie pour que le Fonds d’investissements stratégiques (EFSI) soit opérationnel au plus vite. Nous nous en félicitons et nous serons aussi vigilants quant à la mise en œuvre que nous l’avons été lors de son élaboration.

L’accord d’aujourd’hui est, un an après l’élection de mai dernier, une première victoire pour les socialistes et pour le Parlement. Quand le Parlement européen veut, il peut. Nous avons obtenu un financement additionnel d’un milliard d’euros permettant de lancer EFSI sans fragiliser la recherche (Horizon 2020) et dans une moindre mesure les transports (Connecting Europe) ; c’était là une ligne rouge pour nous dans les négociations, et cette victoire démontre à elle seule l’importance du rôle du Parlement européen lorsqu’il est euro-exigeant dans la codécision, au-delà des positions du Conseil ou de l’attitude de la Commission.

Autre victoire démocratique et politique, le Parlement européen a réussi à orienter la sélection de projets notamment vers l’emploi, les territoires et la transition énergétique et numérique. Mais surtout, le fonds ne servira pas à saupoudrer financièrement des projets qui seraient déjà dans les tuyaux : il apportera le surplus d’investissements nécessaire pour relancer la croissance et l’emploi. C’est d’ailleurs dans ce sens que le Parlement européen utilisera ses nouveaux pouvoirs de contrôle de la BEI.

Dernière victoire, nous avons obtenu une clarification en ce qui concerne les contributions des Etats membres, qui ne seront pas comptabilisées dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance. Résultat : le cofinancement par les Etats membres sera encouragé !

L’investissement européen, c’est parti ! Les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux s’engagent maintenant pour pérenniser et augmenter ce fonds, car l’Europe et ses citoyens en ont besoin.

Quel avenir pour la sidérurgie en Europe ?

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Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement – Bruxelles – mercredi 15 avril 2015

Depuis bientôt six mois, Edouard Martin travaille au nom du Parlement européen à un rapport sur le développement durable de l’industrie des métaux de base en Europe. Ne souhaitant pas réaliser son rapport depuis son bureau, il a décidé de se déplacer sur de nombreux sites industriels européens – en France, mais aussi en Pologne, en Italie ou encore en Espagne.

Ce rapport reflétera la réalité du terrain et reposera sur une expertise partagée par l’ensemble des acteurs locaux : ouvriers, syndicats, chefs d’entreprises et politiques locaux.

Pour Edouard Martin, « c’est essentiellement au niveau européen que nous pouvons lutter contre la concurrence extra-européenne croissante et souvent déloyale qui affaiblit notre industrie. Avec 60 000 suppressions d’emplois directs depuis 2007, et au moins autant d’emplois indirects, l’Europe doit agir. Pour cela, je propose notamment un ajustement carbone aux frontières. En effet, il n’est pas concevable que les règles contraignantes que nous fixons à notre industrie en matière environnementale aient pour principal effet de déporter la production dans des régions du monde où elles sont plus légères voire inexistantes. Quand la production d’une tonne d’acier produite en Europe émet 2 tonnes de CO2, ces émissions montent à 3 tonnes de CO2 en Chine. Notre objectif est de mettre tous les acteurs à égalité en termes d’émission de CO2, de rétablir une concurrence équitable. C’est le sens de l’ajustement aux frontières ».

« L’ajustement carbone aux frontières c’est maintenir un tissu industriel fort en Europe mais également protéger l’environnement. En effet, en soumettant les produits métallurgiques importés à nos normes environnementales, les producteurs extérieurs auront intérêt à améliorer le bilan carbone de leurs installations plutôt qu’à acheter des quotas sur le marché européen, initiant alors un cercle vertueux global dans le cadre de la lutte contre le changement climatique » ajoute l’eurodéputé.

A un mois de la présentation de ce rapport, la délégation socialiste française au Parlement européen s’étonne de l’effet de manche d’eurodéputé-e-s FN sur ce sujet, qui ont déposé un projet de résolution sur le secteur sidérurgique en Europe. « Approximative, on peut noter avec humour le retournement de veste du Front national : deux ans après avoir dit pis que pendre de la loi Florange, ils lui trouvent des qualités au point de vouloir en faire un modèle pour l’Europe. Surprenant ! Heureusement, nous ne les avons pas attendus pour défendre tous les secteurs industriels de production des métaux de base » conclut Edouard Martin.