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Économie circulaire : le choix de l’avenir

L’idée maitresse de l’économie circulaire est le recyclage. Les produits sont dès le départ pensés pour leur réutilisation ou valorisation futures. A l’inverse, l’économie dite linéaire trace une ligne droite qui conduit le produit hors d’usage à la décharge et l’enfouissement et donc au gaspillage.

Cette vidéo du Parlement explique ce processus et ses avantages et donne aussi la parole à ma collègue Simona Bonafé, rapporteure pour le paquet législatif ‘Déchets’ au Parlement européen, que j’avais eu le plaisir d’interviewer

Mes questions à Simona Bonafé

Pour parler « économie circulaire », j’ai invité Simona Bonafé, eurodéputée italienne du groupe S&D. Elle est rapporteure pour le paquet législatif ‘Déchets’ qui vient d’être voté à une très large majorité.

Économie circulaire : elle doit aussi être solidaire !

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg le 14 mars 2017

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C’est un fait : l’Europe et le monde croulent sous les déchets. C’est pourquoi, nous nous sommes mobilisés sur le paquet législatif « économie circulaire », visant à développer le recyclage, le réemploi, la réutilisation et réduire la mise en décharge. Nous nous félicitons de l’adoption, aujourd’hui, de cet ensemble de textes visant à protéger l’environnement. Pour les socialistes, l’essor de l’économie circulaire est une priorité stratégique pour l’Union, car elle permet à la fois préservation des ressources naturelles, consommation durable, amélioration de la qualité de vie, développement des territoires, création de valeur et d’emplois et réinsertion de personnes vulnérables.

Il y a urgence à agir, car les modes de production actuels ne sont pas soutenables et nous n’avons qu’une seule planète.

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L’économie circulaire, pour mettre un terme au cercle vicieux de l’hyper consommation

économie circulaire

Communiqué de la délégation socialiste française – Strasbourg – mercredi 8 juillet 2015

Sous la pression de l’industrie européenne, la Commission européenne avait retiré de son programme législatif le paquet « économie circulaire ». Face à la pression des eurodéputés progressistes, elle s’était finalement engagée à présenter une nouvelle proposition « plus ambitieuse ». C’est dans un esprit constructif que le Parlement européen envoie, aujourd’hui, à la Commission un message fort sur ce que devraient être les contours des nouvelles législations nécessaires à des nouveaux modèles de développement.

Il y a urgence, car les modes de production ne sont pas soutenables : plus nous consommons plus l’industrie utilise de matières premières et plus nous produisons de déchets.

Parce que nous n’avons qu’une seule planète, les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux veulent faire avancer le concept d’économie circulaire, une économie propre et durable, où l’utilisation de matières premières est réduite drastiquement, où la durée de vie des biens est allongée, et où la production de déchets est considérablement réduite grâce au recyclage ou à la réutilisation.

L’économie durable passe notamment par l’économie de la fonctionnalité : le développement de l’écoconception, un modèle de production qui pense tout le cycle de vie du produit et rend la réutilisation, la réparation ou la transformation plus simples. Elle passe également par la consommation collaborative : le développement de nouveaux modèles économiques comme le prêt, le partage, le troc, la location.

La lutte contre l’obsolescence programmée doit devenir une priorité européenne Cette technique, employée par certains industriels qui fragilisent artificiellement leur matériel et ne prévoient ni conseils d’utilisation, ni fourniture de pièces détachées dans le but d’encourager la consommation, doit être combattue et sanctionnée.

Enfin, parce que c’est dans le secteur du recyclage et du traitement des déchets que les employés ont le plus haut taux d’accidents du travail et de maladies professionnelles – avec un travailleur sur vingt touché – nous demandons que soient garanties des mesures strictes en matière de santé et de sécurité au travail.

 

 

Economie circulaire : pour de nouveaux modes de consommation

économie circulaire

Communiqué de presse de la délégation socialiste française – Bruxelles – jeudi 28 mai 2015

En mars 2015, la Commission s’est engagée, puisqu’elle avait retiré, dans le cadre de « Better regulation » ses propositions précédentes, à présenter un nouveau paquet sur l’économie circulaire avant la fin de l’année.

Pour les socialistes, l’essor de l’économie circulaire est une priorité stratégique pour l’Union, car elle permet à la fois préservation des ressources naturelles, consommation durable, amélioration de la qualité de vie, développement des territoires, création de valeur et d’emplois, réinsertion de personnes vulnérables.

Le vote intervenu aujourd’hui en Commission de la Recherche, de l’Energie et de l’Industrie (ITRE) exige de la Commission qu’elle établisse un cadre législatif propice à la transition énergétique, couvrant l’intégralité du cycle de vie des produits, de l’approvisionnement en matières premières à l’écoconception en passant par la distribution, les modèles d’entreprises et modes de consommation, le réemploi et la re-transformation ainsi que l’utilisation des déchets comme ressources.

Pervenche Berès, en charge du rapport pour le groupe S&D, a particulièrement insisté sur le réemploi et la réutilisation, c’est-à-dire la remise à neuf de produits et de pièces détachées. Pour l’eurodéputée : « Il faut faire la différence entre les activités de préparation au réemploi et celles de recyclage, qui peuvent être préemptées par de grosses entreprises. Les entreprises d’économie sociale et solidaire, très actives dans ce secteur, doivent être soutenues et encouragées, elles doivent pouvoir bénéficier de mesures incitatives, et notamment d’une fiscalité réduite. »

Pervenche Berès s’est également attaquée à la question de l’obsolescence programmée : « Pour lutter contre les techniques visant à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en augmenter les ventes, il faut que l’on développe une stratégie complète, technique, commerciale, normative, éducative et informationnelle, et, à tout le moins, que l’on impose au niveau européen une durée de vie minimum des produits manufacturés. »

Enfin, prenant appui sur une étude menée au Royaume-Uni montrant que les employés de ce secteur avaient le plus haut taux d’accident de travail et de maladies professionnelles, -avec un travailleur sur vingt touché -, l’eurodéputée a demandé que soient garanties des mesures strictes en matière de santé et de sécurité au travail, compte tenu des risques spécifiques à ces activités.

« Mieux légiférer » ou mieux interférer ?

© European Union 2015 - European Parliament - Commission vice president Frans Timmermans

© European Union 2015 – European Parliament – Commission vice president Frans Timmermans

Communiqué de presse de la délégation socialiste françaiseStrasbourg – vendredi 22 mai 2015

Le 19 mai dernier, le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a présenté ses mesures pour améliorer la production des règles de l’Union européenne. Avec ce paquet « mieux légiférer », la Commission entend ouvrir davantage l’élaboration des politiques et mieux interagir avec les parties prenantes.

Une règlementation plus efficace, la transparence du processus législatif est évidemment nécessaire pour que l’Union européenne fonctionne mieux, au service des citoyens et des entreprises.

Pourtant, depuis un an, la Commission consacre l’idée d’une dérégulation, considérant que toute réglementation est nécessairement un frein à l’économie, et remet en question des textes pourtant attendus, comme celui sur l’économie circulaire. Ce faisant, la Commission reprend à son compte les arguments des adversaires de l’Europe et affaiblit la démocratie européenne.

L’élaboration des textes européens doit, bien sûr, s’appuyer sur des éléments factuels mais le plan de la Commission présenté mercredi dernier prévoit la multiplication des études d’impact à tous les stades du processus législatif. Étant donné le caractère parfois discutable, partiel – voire partial – des chiffrages avancés, l’accent mis sur les coûts pour les acteurs économiques au détriment des bénéfices environnementaux et sociaux, on peut s’interroger sur l’équilibre futur entre choix démocratiques et choix d’experts.

Alors qu’elle prétend vouloir répondre aux reproches de bureaucratie excessive qui lui sont faits, la Commission propose une procédure législative plus longue et plus lourde, dans laquelle les décisions politiques seraient placées sous la tutelle d’experts, dont la légitimité resterait à démontrer.

« La Commission semble avoir entendu certaines revendications du Parlement européen, et celles du groupe S&D, pour plus de transparence dans les processus législatifs. Nous devons cependant rester vigilants : une meilleure législation est avant tout une législation qui sert les intérêts des travailleurs, des consommateurs, et de l’environnement. Le groupe S&D et, en première ligne, la délégation socialiste et radicale française sauront le rappeler à la Commission » a déclaré Virginie Rozière.