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Le Parlement français au Parlement.. Européen!

Cette semaine, avec mes collègues eurodéputés français de plusieurs groupes politiques, nous avons eu la visite d’une délégation de l’Assemblée Nationale. A l’initative de Claude Bartolone, son Président, cette mission d’information nous a donné l’occasion de traiter du sujet de fond que constitue le Brexit et ses conséquences. Une démarche inhabituelle sous cette forme mais particulièrement utile pour affronter cet événement majeur de la vie politique européenne.

Face à la caméra : 2017, année de toutes les élections

Tour d’horizon électoral : 2017 sera une année déterminante pour les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne, la France mais aussi l’Europe.

Contre les idées reçues sur les migrants

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« Ils envahissent la France », « ils sont mieux logés que les SDF », « ils viennent en France pour se faire soigner », « ils volent le travail des Français », « ils viennent profiter des allocations », « le regroupement familial est la porte d’entrée d’une immigration massive ».

Voici quelques-uns des clichés sur les migrants qui circulent en France et dans d’autres pays européens sur lesquelles Le Monde revient dans une série d’articles que je partage avec vous aujourd’hui.

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Programme de coopération transfrontalière 2014-2020 : l’Union européenne augmente sa participation pour les projets franco-italiens

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198 millions d’euros. C’est le montant que la Commission a annoncé investir afin de soutenir le programme « INTERREG V-A France-Italie (ALCOTRA)». Lors de la précédente période, 2007-2013, l’intervention était à hauteur de 149.7 millions d’euros. Alors pourquoi cette nouvelle impulsion pour les projets transfrontaliers ?

Dans un contexte de rigueur budgétaire généralisée, l’Union européenne fait le choix d’accroître significativement sa participation. Cet acte politique montre que les institutions européennes ont bien compris que rien ne se construit seulement depuis Bruxelles. C’est aussi et surtout à travers des partenariats durables avec les collectivités et suivis d’effets pour nos concitoyens que le projet européen pourra progresser.

Le programme INTERREG est un instrument de financement des politiques de développement régional qui intervient dans le cadre de la coopération des régions frontalières. L’espace franco-italien, qui comprend les régions françaises de Rhône-Alpes et de PACA ainsi que les régions italiennes du Piémont, du Val d’Aoste et de la Ligurie, illustre bien les défis à relever pour la politique régionale européenne. Ces territoires entretiennent historiquement des relations fortes mais, à l’image de la ligne Lyon-Turin, des investissements importants sont nécessaires afin d’augmenter la complémentarité et l’interconnexion de ces régions.

Mais à quoi va servir tout cet argent ?

Ce nouveau volet du projet INTERREG a été revisité depuis ses précédentes éditions. Ses objectifs étaient jugés insuffisamment spécifiques et laissaient trop de place au « saupoudrage ». Cette fois, le projet sera axé autour de trois objectifs principaux afin de s’assurer d’une dépense efficace de l’argent public :

–       Améliorer les transferts de technologies et la collaboration entre les universités, les centres de recherche et les entreprises en sciences appliquées    afin d’encourager la mobilité durable.

 –       Préserver et valoriser le patrimoine naturel transfrontalier et renforcer la coopération dans la gestion des risques.

–     Et finalement, favoriser l’inclusion sociale des travailleurs dans la région.

D’ici 2020 on attend, entre autres, plus de 20 projets dans le domaine de l’innovation, l’engagement de 95 collectivités dans la lutte contre le changement climatique, l’implication de 226 municipalités dans des projets de valorisation du territoire ou encore plus de 400 cours et parcours professionnalisant développés à l’échelle transfrontalière.

 Penser transfrontalier, c’est penser l’Europe

Ces résultats attendus permettront non seulement de mieux mutualiser les ressources et l’action publique à l’échelle transfrontalière, mais aussi de promouvoir la construction européenne à partir des régions. Aux côtés des grandes priorités structurantes, le caractère très concret des relations transfrontalières (travailleurs frontaliers, réseaux de transports, liens entre chambres de commerces, etc) permet d’aborder des sujets plus proches du territoire vécu et plus facilement représentables pour les citoyens.

Congé maternité : lever les blocages au Conseil

© Maxppp

© Maxppp

C’était une mesure prévue dans le cadre de la réforme des retraites, un décret vient l’officialiser : tous les trimestres de congé maternité seront pris en compte pour la retraite alors que jusqu’à présent, un seul trimestre par enfant pouvait l’être, même lorsque ce congé excédait un trimestre.

Selon l’INSEE, en 2011, l’écart entre les niveaux de pensions des hommes et des femmes était de 42%, cet écart s’explique notamment par une plus grande précarité des emplois des femmes et des parcours professionnels morcelés (en raison des grossesses, congés maternité, arrêts de travail pour s’occuper des enfants…). Face à ces inégalités de niveaux de pensions de retraite, cette mesure va permettre de mieux prendre en compte les parcours professionnels de chaque femme et d’améliorer leurs revenus au moment de la retraite.

Ce combat pour l’égalité, la gauche le mène également en Europe et les socialistes ont toujours été à l’offensive sur ces questions souvent laissées de côté par une droite frileuse en matière sociale et sociétale. Grâce à notre mobilisation, nous avons réussi en 2010 à faire adopter au Parlement européen la directive qui portait le congé maternité de 14 à 20 semaines en Europe, le texte est aujourd’hui bloqué au Conseil.

Face à ces blocages, il est important que nous poursuivions notre mobilisation pour faire avancer la cause des femmes, premières victimes des inégalités, des discriminations et des violences. Les socialistes s’engageront pleinement dans cette mandature pour que les européennes aient plus de droits, les mêmes droits que les hommes.