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L’Union face aux migrations : pour un nouveau partenariat global avec les pays tiers

#EUWakeUp

La Commission européenne a proposé, mardi, un nouveau partenariat migratoire avec les pays tiers, notamment de l’Afrique, mais aussi du Moyen-Orient comme la Jordanie et le Liban. Pour la première fois, l’Union européenne prend en compte la nécessité de mettre ces pays au cœur de sa stratégie. Il est indispensable en effet de lutter contre ce qui pousse les migrants à fuir leur pays : guerre, violence, pauvreté et exploitation.

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Schengen: maux et remèdes

#Schengen

Schengen, du nom de la petite ville du Luxembourg qui a accueilli les premiers signataires de cet accord, est une belle idée, celle de la libre circulation, qui a été au fil du temps victime de son succès.

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Intervention en plénière sur la politique migratoire : « un pas dans la bonne direction »

écran intervention migration

Le 20 mai, les députés ont débattu du programme européen sur les migrations proposé par la Commission européenne. Le Vice-Président de la Commission Frans Timmermans et le Commissaire à l’immigration Dimitris Avramopoulos ont annoncé plusieurs mesures, parmi lesquelles un mécanisme d’urgence de répartition des migrants, un programme de réinstallation pour recueillir des migrants originaires de pays non-membres de l’Union européenne et plus de fonds pour assurer la protection des frontières. Voici mon intervention lors du débat :

Intervention en séance plénière – tragédies dans la Méditerranée

Intervention migrants

Voici mon intervention à l’occasion du débat sur les déclarations du Conseil européen et de la Commission et du rapport de la réunion extraordinaire du Conseil européen (23 avril 2015) sur les récentes tragédies dans la Méditerranée et les politiques de migration et d’asile de l’Union européenne le mercredi 29 avril.

 

 

Albert Einstein disait : « la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». À la lecture des déclarations du Conseil européen, il y a de quoi se poser des questions !
– Il fallait la mise en place d’un dispositif effectif de sauvetage en mer. C’est un renforcement a minima des opérations Triton et Poséidon qui a été décidé. Le budget alloué de 9 millions par mois correspond à celui consacré à l’opération italienne Mare Nostrum, mais peut-on véritablement parler d’une opération européenne de sauvetage, alors que 12 États membres refuseraient d’y participer?
– Il fallait la création ou le renforcement de voies légales permettant aux personnes ayant besoin de protection de rejoindre l’Europe. C’est un projet pilote volontaire de réinstallation qui a vu le jour, sans propositions concrètes sur le nombre de places offertes. Les conclusions ne disent pas un mot sur les admissions à titre humanitaire, les visas ou bien encore le regroupement familial. Je rappelle que ce n’est pas parce qu’il y a des filières de trafiquants qu’il y a des réfugiés, mais parce que les personnes déplacées ne parviennent pas à accéder à un lieu sûr qu’il y a des filières de passeurs ?
– Il fallait un mécanisme de solidarité intra-européenne : le résultat est quasiment inexistant. La perspective annoncée de l’arrivée d’un demi-million de personnes sur les côtés européennes au cours de l’année 2015 aurait pu inciter les États à aborder la question de l’activation de la directive protection temporaire ou de l’article 78.3 du traité. La déclaration du Conseil européen n’en dit pas un mot ; on se contente seulement de promouvoir une assistance d’urgence.

L’Europe sans distinction est en ligne de mire, mais les responsabilités devraient être dûment assumées ! La frilosité c’est d’abord celle des États qui continuent de privilégier la logique du chacun pour soi. Il est impossible de « faire » si les États ne se donnent pas les moyens de « faire » et de « faire » ensemble !

Conseil européen sur les migrations : le combat pour défendre une politique européenne ambitieuse continue !

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Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement – Bruxelles –  vendredi 24 avril 2015

« La situation en Méditerranée est dramatique. Cela ne peut pas durer ». C’est par ces mots que le président du Conseil européen Donald Tusk convoquait hier un sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne.

Les résultats de cette réunion sont-ils à la hauteur de l’urgence humanitaire qui se joue aux portes de l’Europe ? À la lecture de ses conclusions, il est permis d’en douter, mais cette déception n’est finalement pas très surprenante.

Elle ne l’est pas parce que tout simplement, cela fait des années que ces drames se répètent inlassablement. Les solutions concrètes existent pourtant, elles aussi, depuis des années. Malheureusement, l’ensemble de ces mesures sont mises en échec par des États membres qui ne se situent pas dans la logique de solidarité.

La réunion des ministres des Affaires étrangères et intérieures, convoquée en urgence ce lundi, nous en avait déjà donné un avant-goût. Si le Plan de dix actions, proposé à cette occasion par la Commission européenne, constituait une première étape dans la recherche de solutions, il apparaissait déjà déséquilibré, axé sur les aspects de surveillance et de contrôle et trop modeste sur les aspects de protection et de solidarité.

Comme un disque rayé, le Conseil européen a ainsi privilégié les mêmes recettes minimalistes. L’échec des politiques passées ne semble pas avoir entamé sa réflexion.

  • Nous demandions la mise en place d’un mécanisme efficace de sauvetage en mer, c’est un renforcement a minima des opérations Triton et Poséidon menées par Frontex qui a été décidé ; certes, le budget alloué de 9 millions par mois correspond à celui consacré à l’opération italienne Mare Nostrum, mais sans un mandat clair et proactif sur ses capacités de recherche et de sauvetage.
  • Nous demandions la création ou le renforcement de voies légales permettant aux personnes ayant besoin de protection de rejoindre l’Europe, c’est un projet pilote volontaire de réinstallation qui a vu le jour, sans propositions concrètes sur le nombre de places offertes. Au-delà de cette promesse dérisoire, les conclusions ne disent pas un mot sur les admissions à titre humanitaire, les visas ou bien encore le regroupement familial.
  • Nous demandions l’application d’un mécanisme effectif de solidarité intra-européenne pour réduire la pression migratoire dans certains États membres, le résultat est quasiment inexistant : outre une assistance d’urgence renforcée, on se borne seulement ici à examiner les possibilités d’examen de l’examen d’un système de répartition des migrants entre les États membres.
  • Nous demandions une coopération renforcée avec les pays d’origine et de transit selon des termes clairement définis et équilibrés, le Conseil européen ne tarit pas ici de propositions sur le sujet, mais malheureusement, cette coopération semble principalement axée sur la surveillance de leurs frontières, le renforcement de leurs capacités d’accueil et sur la réadmission des migrants déboutés.
  • Nous demandions une lutte renforcée contre les trafiquants, là aussi, le Conseil européen prévoit toute une panoplie d’actions, de la nécessité de renforcer les poursuites judiciaires contre les trafiquants à l’élimination des stocks de navires à leur disposition, mais les solutions envisagées laissent craindre une quasi-militarisation des mesures engagées.

Le 13 mai prochain, la Commission européenne présentera un agenda européen sur les migrations, espérons que l’Europe et ses États membres pourront alors s’inscrire à la session de rattrapage ! Il est urgent que l’Union européenne et ses États membres construisent une politique européenne commune responsable et solidaire qui n’emprunte ni aux discours sensationnels de la peur, ni à ceux teintés d’angélisme. C’est ce nouveau cap que les Socialistes européens continueront à défendre pour mettre en œuvre une politique migratoire à la hauteur des valeurs et des enjeux européens.

J’étais invitée par Le téléphone sonne sur France Inter

 

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Je participais mardi 10 mars à l’émission de France Inter « Le téléphone sonne » sur le thème de Frontex et des migrants, en compagnie de Gérard Deprez – Deputé belge ADLE, les journalistes Quentin Dickinson, Stéphane Leneuf et en duplex de Varsovie, Fabrice Leggeri, Directeur exécutif de Frontex.

version vidéo


Le téléphone sonne Europe – Immigration illégale par franceinter

version audio

Interview sur Forum, émission de la radio suisse romande le 31janvier 2014

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La marine italienne a ramené sur la côte 900 migrants qui étaient entassés dans le navire-cargo Blue Sky en perdition. Quatre personnes ont été retrouvées mortes. La marine grecque avait pourtant inspecté le bateau au large de Corfou sans rien y trouver de suspect et l’avait laissé continuer sa route. C’est le point de départ d’une interview réalisée sur Forum, émission de la radio suisse romande le 31 janvier 2014.

Interview au journal de 13:00 sur France Inter

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Interview à l’occasion du journal de 13:00 du 2 janvier à partir de la 7ème minute. Il est question des passeurs de migrants en méditerranée et de leurs nouvelles méthodes, de politiques migratoires européennes et de la nécessaire solidarité entre états membres.

Discours de François Hollande sur les migrations : le bien dire et le bien faire

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Il est difficile d’échapper aujourd’hui aux multiples dépêches et interventions qui touchent de près ou de loin les questions migratoires. Mais dans ce flot incessant d’information et au pire de désinformation, on n’entend paradoxalement, assez peu parler de migrations et de migrants pour de vrai.

Au-delà d’un geste symbolique fort, le discours prononcé lundi par François Hollande, en inaugurant le musée national de l’Histoire de l’immigration, contribue à sortir des peurs et des stéréotypes sur les migrations pour dire le vrai sur les migrants, leur place dans l’histoire de la Nation et son avenir, ainsi que leur contribution positive à faire la France.

Dire le vrai sur les migrants, c’est regarder l’Histoire de France en face, une France généreuse et ouverte qui s’est enrichie depuis le XIXème siècle au gré des vagues migratoires. En rendant aux immigrés leur place dans l’Histoire de France, ce travail de mémoire permet, bien évidemment, de mieux comprendre notre histoire, mais aussi d’appréhender, plus sereinement, notre avenir. Saviez-vous que plus d’un Français sur quatre a au moins un grand-parent étranger ? Saviez-vous que les immigrés ont construit l’équivalent d’un logement sur deux, d’une machine sur sept, de 90% des autoroutes ? Saviez-vous que depuis 10 ans, nous accueillons 200 000 personnes par an, une proportion parmi les plus faibles d’Europe rapportée à notre population ?

Si François Hollande s’est clairement positionné sur le terrain des valeurs et fustigé les thèses du rejet et du repli, il a aussi démontré que dire le vrai sur les migrations, c’est aussi faire ! Le lendemain de son discours, l’Assemblée nationale adoptait en première lecture un projet de loi sur l’asile. Comme j’ai déjà eu l’occasion d’en parler ici et là, ce texte est porteur de réelles avancées pour les demandeurs d’asile et pour le bon fonctionnement du dispositif national aujourd’hui à bout de souffle. En mars prochain, c’est un projet de loi sur l’immigration qui sera examiné par l’Assemblée. Sur l’immigration, le projet entend rompre avec la logique actuelle de précarisation des étrangers et apporter au contraire une stabilité administrative, une sécurité juridique et une sérénité aux personnes dans leur parcours d’intégration. À l’extrême segmentation des problématiques intervenue lors des réformes ces dernières années, ces projets de loi proposent ainsi d’engager une refonte globale du système, en balisant l’ensemble du parcours des étrangers, de leur premier accueil jusqu’à leur intégration ou le cas échéant, leur retour.

Montaigne écrivait, « C’est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble« . « L’immigration menace notre façon de vivre« , affirmait Nicolas Sarkozy, lors d’un meeting à Nice en octobre dernier. L’immigration est « une chance« , lui a répondu lundi François Hollande, en passant de la parole aux actes…