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Lanceurs d’alerte : protéger ceux qui nous protègent !

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Bruxelles, le 12 juillet 2017

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Aujourd’hui, l’eurodéputée radicale Virginie Rozière a présenté son rapport sur les lanceurs d’alerte. La délégation socialiste française la félicite chaleureusement pour le travail déjà accompli.

SwissLeaks, LuxLeaks, Panama papers, BahamasLeaks, Mediator… cette longue liste démontre le rôle indispensable des lanceurs d’alerte et l’urgence à les protéger tant ils sont nécessaires à nos démocraties. Dernier exemple en date : il y a moins d’un mois, un chauffeur français travaillant pour un sous-traitant d’Arcelor Mittal a été licencié pour avoir révélé avoir déversé de l’acide dans la nature pendant trois mois à la demande de son employeur.

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Rapport annuel 2016 sur la Turquie : de nombreux sujets de préoccupations

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg, le 6 juillet 2017

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Le rapport annuel 2016 sur la Turquie couvre de nombreux sujets allant du processus d’adhésion à l’union douanière en passant par les droits de l’Homme.

Ce rapport s’inscrit à la suite du vote en novembre 2016 sur le gel des négociations de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Plane aussi sur ce rapport l’ombre d’une nouvelle proposition de la Commission concernant la modernisation de l’actuelle union douanière UE-Turquie. Proposition pour le moins sujette à débat.

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Hongrie de M. Orban : il est temps d’agir !

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg le 17 mai 2017

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Depuis 2010, M. Orban éloigne son pays de la démocratie, lentement mais sûrement. La liste des atteintes graves aux valeurs et aux lois européennes perpétrées par Viktor Orbán était déjà longue. Désormais, le dirigeant hongrois s’attaque aux universités, aux ONG, aux journalistes, à nouveau aux demandeurs d’asile, détenus à la frontière Sud avec la Serbie dans des conditions indignes et inhumaines, ainsi qu’à l’Union européenne.

Nous n’acceptons pas qu’une dictature s’installe en Europe.

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Réponse à la question d’Élise Lucet sur la Directive « Secret des Affaires »

secret des affaires

Voici la réponse que la délégation socialiste française du Parlement européen a donné à l’interrogation d’Élise Lucet sur la directive secret des affaires, également publiée sur la plateforme de la pétition en ligne.

Madame,

Vous avez interpellé les députés européens à propos de la directive « Secret des affaires ». Nous vous remercions de votre vigilance sur les travaux du Parlement européen et vous félicitons du succès de la pétition que vous avez lancée. Une telle démarche fait vivre la démocratie européenne sur les grands sujets qui concernent l’ensemble des citoyens.

La délégation socialiste française partage totalement votre objectif : protéger les journalistes, leurs sources, les ONG et les lanceurs d’alerte, ainsi que l’information des citoyens.

Plutôt que de rejeter ce projet, les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux sont mobilisés depuis le début pour en faire une directive de protection effective des journalistes et de leurs sources. En effet, nous savons qu’il y a encore en Europe des journalistes menacés, ainsi que leurs sources. Pensons à la Hongrie… ; c’est aussi avec leur situation en tête que nous menons notre travail de réécriture du texte.

Bien sûr, nous devons protéger l’innovation et le savoir-faire de nos entreprises : Airbus ou Michelin ne doivent pas pouvoir être espionnées par leurs concurrents, cela nul ne le conteste ! Mais les intérêts économiques, quand ils se matérialisent par des pratiques malhonnêtes et/ou contestables, ne doivent jamais primer sur l’intérêt général.

Les lanceurs d’alerte, les journalistes, les ONG ou encore les représentants du personnel doivent être protégés. Ils sont les gardes fous de la démocratie.

C’est le sens de notre engagement. Pour nous, la liberté d’expression doit l’emporter.

Lors du vote en commission parlementaire, nous avons arraché de nombreuses avancées et considérablement amélioré le texte proposé par la rapporteure Constance Le Grip (PPE-Les Républicains, FR), dont nous estimions la version initiale liberticide.

Nous avons obtenu la garantie d’une protection juridique pour tous ceux qui se battent pour révéler des pratiques contestables, ou illégales des entreprises.

Nous avons obtenu que la liberté et le pluralisme des médias soient exclus du champ de la directive et nous avons renforcé la protection des lanceurs d’alerte en faisant reconnaître que faire des révélations dans l’intérêt public était une chose légale. Ces améliorations constituent une avancée substantielle et une première victoire que nous voulons conforter lors des négociations avec le Conseil et la Commission.

Nous aurions souhaité aller plus loin, mais ne pas s’engager dans la négociation avec la droite revenait à la laisser gagner sur un texte plus dur, avec les droites extrêmes. C’est en responsabilité que nous nous sommes engagés dans le rapport de force.

Lors du vote final nous ferons le bilan des avancées et nous établirons en toute conscience notre position définitive sur un texte aussi crucial pour notre démocratie.

En parallèle, nous veillerons à ce que des propositions européennes concrètes pour la protection, notamment des lanceurs d’alerte, puissent figurer dans le rapport en cours d’élaboration par la commission spécial TAXE, créée au Parlement européen à la suite de l’affaire Luxleaks. Nous serons ravis de pouvoir travailler avec vous sur l’élaboration d’un statut protecteur des lanceurs d’alerte.

Nous restons à votre disposition pour tout échange que vous jugeriez opportun. »
Pervenche Berès
Présidente de la délégation socialiste française, pour Eric Andrieu, Guillaume Balas, Jean-Paul Denanot, Sylvie Guillaume, Louis-Joseph Manscour, Edouard Martin, Emmanuel Maurel, Gilles Pargneaux, Vincent Peillon, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, Virginie Rozière, Isabelle Thomas

Les coulisses du Parlement européen : un service des médias exceptionnel

service de presse

Il est des services qui passent inaperçus et qui, pourtant, mériteraient que l’on braque davantage les projecteurs sur eux.

Ainsi le service des médias du Parlement européen que j’ai eu l’occasion de visiter la semaine passée à Bruxelles et que de nombreux médias (français en particulier) seraient bien inspirés d’utiliser plus fréquemment.

Tout d’abord, le service de presse qui s’appuie sur plusieurs attachés de presse, répartis par commission parlementaire, par État membre et par langue officielle, afin de répondre aux médias des 28 États membres qui les sollicitent quotidiennement et qu’ils orientent vers les interlocuteurs pertinents. Retrouvez leur actualité ici.

Tant à Bruxelles qu’à Strasbourg, une salle de presse est à la disposition des journalistes, le tout gratuitement, ce qui est intéressant pour des rédactions en difficulté financière et qui n’hésiteraient pas sinon à sacrifier le service des affaires européennes.

C’est aussi là que se préparent les démentis en cas d’information erronée diffusée par la presse sur l’institution. À cet égard, je vous invite à prendre connaissance du FAQ créé en réponse aux questions posées fréquemment par la presse et qui est mis à jour régulièrement ici.

Ensuite le service audiovisuel qui met à la disposition des députés et journalistes un large éventail d’équipements : studios (TV, Radio) à la pointe des dernières technologies, notamment un bâtiment équipé d’une centaine de kilomètres de fibres optiques ; également des photos d’archives ou vidéos, libres de droit, accessibles sur simple demande ici en s’inscrivant sur le site du service audiovisuel. Une présentation de ce service en vidéo ici.

Ayant également eu l’occasion de participer moi-même à des séminaires organisés par les services du Parlement européen pour des journalistes français en visite à Bruxelles et Strasbourg, je mesure tout l’intérêt de ces actions qui ouvrent à nos médias, en particulier locaux, tout un monde dont ils ignoraient même l’existence jusqu’à leur déplacement au Parlement européen.

Des moyens exceptionnels, disponibles gratuitement : quelle excuse alors trouver pour ne pas parler d’Europe au quotidien en France ?