FAIRE CONNAISSANCE

NEWSLETTER

Top

Le match du Lyon Turin

Quand on vit à Lyon et qu’on aime l’Italie, il y a un sujet qu’on guette dans l’actualité, celui du Lyon-Turin. Et cette semaine justement, il a fait parler de lui.

Lire la suite

PlenPE – les thèmes clés de la séance plénière de février 2019

Les débats de cette session à Strasbourg avaient lieu dans l’hémicycle mais aussi en dehors puisque des négociations interinstitutionnelles importantes ont vu leur conclusion cette semaine, comme celle sur la pêche électrique ou encore ont connu une avancée décisive comme celle sur le Droit d’auteur. Pour ce qui concerne la négociation sur le registre de transparence, j’aurai l’occasion d’en reparler. La venue du Président du Conseil Giuseppe Conte pour un des traditionnels débats sur « l’avenir de l’Europe » était l’évènement le plus médiatique mais d’autres sujets peuvent mériter votre intérêt. En voici une synthèse :

Lire la suite

Mes questions à Mercedes Bresso

Je suis en duo avec Mercedes Bresso, eurodéputée turinoise dont le rapport voté cette semaine fait des propositions pour un fonctionnement plus démocratique des institutions.
Nous parlons également de la venue du Président du Conseil Giuseppe Conte à Strasbourg et du #LyonTurin.

Intervention en plénière – J’ai interpellé Giuseppe Conte sur le Lyon-Turin

Lors du débat avec le Président du Conseil italien Giuseppe Conte, j’ai insisté sur l’intérêt environnemental et économique à poursuivre cette infrastructure majeure.

Le Lyon Turin à cache-cache

Partisane de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin, je suis de près les évolutions de ce dossier qui est soumis à un régime de douche écossaise permanent. Dernier épisode en date, la lutte au sein du gouvernement italien à coup de rapports d’experts et de déclarations tonitruantes.

Lire la suite

Soutien populaire au Lyon-Turin

Une scène assez inhabituelle s’est déroulée dans le centre de Turin le 10 novembre dernier. Entre 30 000 et 40 000 personnes se sont rassemblées pour manifester en faveur du projet de ligne grande vitesse (LGV) Lyon Turin. Inhabituelle car généralement, les citoyens se mobilisent plus volontiers contre un chantier qu’en sa faveur. Cette exception mérite que l’on s’y attarde.

Lire la suite

Interview sur RCF Radio


Aquarius, Lyon-Turin, RGPD : 3 sujets évoqués sur les ondes de RCF avec Jean-Baptiste Cocagne, le vendredi 15 juin

Mécanisme pour l’Interconnexion de l’Europe: en train ou en péniche

Europe_night

La France est le deuxième contributeur au budget européen mais également un des premiers bénéficiaires. De nombreux subsides sont versés dans le cadre de la PAC et aussi par le biais du Mécanisme pour l’Interconnexion de l’Europe (MEI). Le 29 juin, la Commission a dévoilé une liste de 276 projets qu’elle a sélectionnés et sur lesquels elle répartira la somme de 13,1 milliards d’euros. En tête du dispositif, la France touchera 1,3 milliards d’euros.

Il s’agit du plan d’investissement dans le domaine des transports le plus ambitieux jamais réalisé au niveau européen. Il a pour objectif principal de moderniser les infrastructures et de faciliter les projets de mobilité durable. D’après la Commission, il pourrait d’ici à 2030 générer en Europe 10 millions d’emplois et 1,8% de PIB supplémentaire. Dans l’hexagone, l’Europe va participer à des chantiers véritablement structurants dont les coûts totaux sont bien souvent faramineux.

Le Canal Seine-Nord Europe

Le financement de ce chantier fluvial n’aurait jamais été complété sans la contribution décisive de la Commission. Elle met la main à la poche pour un montant de 976 millions d’euros qui correspond à 42% du budget total. Le canal permettra d’intégrer le bassin de la Seine au réseau fluvial européen et de faire naviguer le fret à grand gabarit (bateau jusqu’à 4 400 tonnes) depuis le Havre jusqu’à Dunkerque et au Benelux. D’après les prévisions, cette infrastructure permettra de multiplier par trois le trafic fluvial sur l’axe nord-sud dès 2020.

La région lyonnaise n’est pas en reste et verra abonder des investissements qui permettront une meilleure intégration de la Métropole dans l’espace européen.

La ligne Lyon-Turin

813 millions d’euros qui représentent une participation à hauteur de 41% du coût total. Cette contribution permettra la percée du tunnel de base du Mont-Cenis. Il s’agit de réaliser un ouvrage de plus de 57km sous les Alpes afin de relier la France et l’Italie pour le fret et le transport de voyageurs. A terme, la ligne Lyon-Turin permettra l’acheminement de 40 millions de tonnes de marchandises et de 5 millions de voyageurs par an.

Le CFAL

Cet acronyme correspond au Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise. Avec plus de 1500 trains de marchandises et de voyageurs qui traversent chaque jour l’agglomération, le nœud ferroviaire lyonnais est saturé. Ce contournement permettra de reporter le fret en périphérie, libérant ainsi plus d’espace pour les voyageurs. Ce projet est également intimement lié à la ligne Lyon-Turin puisqu’il permettra une meilleure circulation du fret en direction de l’Italie. La Commission s’engagera à hauteur de 1,308 million d’euros afin de financer les études nécessaires à sa réalisation.

Un regret cependant avec l’absence de l’Anneau des Sciences dans les financements. Comprenant une forte dimension transports en commun et interconnexion des pôles économiques, il est censé réaliser le bouclage du périphérique ouest. Toutefois, nous pouvons nous consoler avec le financement du projet TIMELY à hauteur de 2.428 millions d’euros qui correspond à un système de régulation du trafic grâce à une gestion informatique des données de circulation.

Un espace économique et politique se structure en grande partie à partir de ses axes de transports. L’ensemble de ces projets transfrontaliers aura pour conséquences d’améliorer l’interconnexion des territoires, de faciliter le commerce et les déplacements des personnes. L’effet multiplicateur engendré par ces grands travaux va également accélérer la reprise économique au sein de l’Union. Et finalement, les modes de transports fluviaux et ferroviaires nous permettront de diminuer la part de nos émissions et donc d’atteindre nos objectifs environnementaux. C’est l’avenir de l’Europe qui se façonne à travers ces choix et le fait que des politiques ambitieuses continuent à émerger dans le contexte actuel est un bon signal adressé aux générations futures.

Programme de coopération transfrontalière 2014-2020 : l’Union européenne augmente sa participation pour les projets franco-italiens

transfrontalier-italie-france-europe

198 millions d’euros. C’est le montant que la Commission a annoncé investir afin de soutenir le programme « INTERREG V-A France-Italie (ALCOTRA)». Lors de la précédente période, 2007-2013, l’intervention était à hauteur de 149.7 millions d’euros. Alors pourquoi cette nouvelle impulsion pour les projets transfrontaliers ?

Dans un contexte de rigueur budgétaire généralisée, l’Union européenne fait le choix d’accroître significativement sa participation. Cet acte politique montre que les institutions européennes ont bien compris que rien ne se construit seulement depuis Bruxelles. C’est aussi et surtout à travers des partenariats durables avec les collectivités et suivis d’effets pour nos concitoyens que le projet européen pourra progresser.

Le programme INTERREG est un instrument de financement des politiques de développement régional qui intervient dans le cadre de la coopération des régions frontalières. L’espace franco-italien, qui comprend les régions françaises de Rhône-Alpes et de PACA ainsi que les régions italiennes du Piémont, du Val d’Aoste et de la Ligurie, illustre bien les défis à relever pour la politique régionale européenne. Ces territoires entretiennent historiquement des relations fortes mais, à l’image de la ligne Lyon-Turin, des investissements importants sont nécessaires afin d’augmenter la complémentarité et l’interconnexion de ces régions.

Mais à quoi va servir tout cet argent ?

Ce nouveau volet du projet INTERREG a été revisité depuis ses précédentes éditions. Ses objectifs étaient jugés insuffisamment spécifiques et laissaient trop de place au « saupoudrage ». Cette fois, le projet sera axé autour de trois objectifs principaux afin de s’assurer d’une dépense efficace de l’argent public :

–       Améliorer les transferts de technologies et la collaboration entre les universités, les centres de recherche et les entreprises en sciences appliquées    afin d’encourager la mobilité durable.

 –       Préserver et valoriser le patrimoine naturel transfrontalier et renforcer la coopération dans la gestion des risques.

–     Et finalement, favoriser l’inclusion sociale des travailleurs dans la région.

D’ici 2020 on attend, entre autres, plus de 20 projets dans le domaine de l’innovation, l’engagement de 95 collectivités dans la lutte contre le changement climatique, l’implication de 226 municipalités dans des projets de valorisation du territoire ou encore plus de 400 cours et parcours professionnalisant développés à l’échelle transfrontalière.

 Penser transfrontalier, c’est penser l’Europe

Ces résultats attendus permettront non seulement de mieux mutualiser les ressources et l’action publique à l’échelle transfrontalière, mais aussi de promouvoir la construction européenne à partir des régions. Aux côtés des grandes priorités structurantes, le caractère très concret des relations transfrontalières (travailleurs frontaliers, réseaux de transports, liens entre chambres de commerces, etc) permet d’aborder des sujets plus proches du territoire vécu et plus facilement représentables pour les citoyens.