FAIRE CONNAISSANCE

NEWSLETTER

Top

Les S&D appellent le Conseil à prendre clairement position sur les droits des femmes et la santé génésique

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Strasbourg le 14 février 2017

– – –

Ce 14 février, les eurodéputés S&D ont obtenu une majorité en faveur d’une résolution qui appelle le Conseil à adopter une position univoque en matière de santé et de droits sexuels et génésiques. Il s’agit, en effet, de sauvegarder les droits fondamentaux et les droits des femmes.

Lire la suite

Les S&D à la tête des progressistes pro-européens pour soutenir les #DroitsSociaux

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Strasbourg, le 19 décembre 2016

– – –

Ce 19 janvier, les Socialistes & Démocrates ont conduit la solide majorité progressiste au Parlement européen qui a adopté un rapport majeur sur le pilier européen des droits sociaux. Élaboré par la vice-présidente S&D Maria João Rodrigues, le rapport était soutenu par les Verts, le GUE ainsi que certains membres de groupes PPE et ADLE. La Commission européenne doit y donner suite avant mars prochain, en prévision du grand sommet de Rome : elle doit avancer des propositions concernant le pilier des droits sociaux, et publier un Livre blanc sur l’avenir de l’UE.

Lire la suite

#PlenPE : les thèmes phares de la Plénière d’Octobre

 plenpe

 

L’approbation de l’Accord de Paris par le Parlement Européen Mardi 4 Octobre a constitué un moment européen – sinon mondial- fort de cette semaine. Cela étant dit, d’autres sujets, notamment le désastre humanitaire qui se joue à Calais et la lutte des femmes polonaises pour la libre utilisation de leur corps, méritent également tout notre attention. Je vous propose donc une synthèse des principaux thèmes abordés lors de la Plénière qui vient de se terminer.

Lire la suite

Tolérance zéro pour toute forme de violence à l’égard des femmes, déclarent les S&D

stop violence

 

En dépit de l’opposition de la droite, le Groupe des Socialistes & Démocrates a conduit ce 3 février une majorité progressiste à adopter une résolution qui appelle la Commission européenne et les États membres de l’UE à présenter une nouvelle stratégie en matière d’égalité des sexes, assortie de propositions pour lutter contre la violence à l’égard des femmes. Plus tard dans la journée, le Parlement européen a débattu de la manière de mettre fin à ces violences, dans la foulée des événements de Cologne.

Lire la suite

« Le commerce n’est pas un permis de tuer  » déclarent les eurodéputés S&D

minerais de sang

Une loi visant à exclure les minerais de sang  du marché de l’Union européenne est actuellement en cours de négociation entre le Parlement européen, la Commission et les 28 gouvernements  représentés au sein du Conseil de l’UE (les fameuses négociations en trilogue). Les socialistes et démocrates mènent la lutte pour un système obligatoire.

Aujourd’hui, lors de la première réunion avec le Conseil, le négociateur du Parlement européen, l’eurodéputée S&D Marie Arena, a défendu l’option d’ un règlement mais elle dû faire face une forte opposition du Conseil, qui rejette une loi contraignante et lui préfère un système volontaire.

 

Lire la suite

Congé maternité : il est temps que le Conseil entre en salle de travail !

congé maternité

#Delivernow

Communiqué de presse de la délégation socialiste française Strasbourg – mercredi 20 mai 2015

Il y a cinq ans, le Parlement européen a adopté une position d’harmonisation par le haut d’un projet de directive sur le congé maternité en Europe. Depuis, le Conseil des ministres bloque le dossier, refusant obstinément de prendre position, et ce alors même que le Parlement européen nouvellement élu, en la personne de sa rapporteure, Marie ARENA, socialiste belge, a proposé des voies de compromis importantes.

De son côté, la Commission européenne affirme vouloir « mieux légiférer », ce qui revient in fine à retirer les dossiers conflictuels… Pour les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux, « mieux légiférer », ce n’est pas faire l’impasse sur ce qui fâche, c’est jouer le jeu du débat politique sur les propositions législatives.

Parce que ce texte répond à plusieurs des préoccupations des citoyennes et citoyens, notamment afin de réconcilier vie professionnelle et vie privée, accroître la participation des femmes sur le marché du travail, soutenir le taux de natalité, ce dossier est emblématique des nouveaux acquis sociaux à arracher.

C’est pourquoi, nous appelons une nouvelle fois le Conseil à accoucher de sa position officielle. Faute de quoi, nous exhortons la Commission européenne à enfanter une nouvelle initiative législative dans les plus brefs délais.

Les droits des femmes européennes ne sont pas toxiques

congé maternité femmes

Mouvement d’humeur mais aussi désaccord de fond, avec quelques membres du groupe S & D, nous avons souhaité réagir et publier dans les médias (le Huffington Post) la tribune ci-dessous. Nous pointons du doigt la responsabilité de la commission qui a écarté de sa « to do » liste le projet de congé maternité. Le Parlement va revoir sa copie mais il faut aussi que les grands pays soient moteur dans cette affaire et aident à vaincre les résistances que les droits des femmes se voient opposées.

Triste symbole à l’aube du 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, la Commission européenne annonce son intention de retirer une proposition de révision de la législation européenne sur le congé de maternité. Motif invoqué: le texte est bloqué depuis plusieurs années au Conseil des ministres. Les droits des femmes sont ainsi rangés dans la procédure REFIT (bonne pratique de gestion législative) au même titre que 80 autres propositions, comme la gestion des déchets d’emballages et de piles.

Pour nous, socialistes et démocrates européens, ce retrait est inacceptable. Depuis 1992, une directive européenne jette les bases du congé de maternité des femmes européennes. Les femmes peuvent prendre jusqu’à 14 semaines de congé pour la naissance d’un enfant, dont deux sont obligatoires. Les Etats doivent s’assurer qu’elles bénéficient d’un paiement « adéquat » pendant cette période. En 2008, la Commission européenne a souhaité renforcer cette législation. Elle a proposé d’étendre la période de congé obligatoire à six semaines et la durée totale à 18 semaines, afin de répondre à plusieurs défis. Un défi démographique, car l’Europe vieillit, un défi économique, l’Europe s’est engagée à garantir le taux d’emploi des femmes à 75% à l’horizon 2020. Reste la préoccupation sociale. Comme le recommande l’Organisation internationale du travail elle-même, afin de garantir la santé et la sécurité des femmes enceintes et allaitantes sur le lieu de travail mais aussi leur protection contre le licenciement abusif.

Les parlementaires européens ont adopté dès 2010 en première lecture un texte plus ambitieux encore, portant le congé de maternité à 20 semaines, intégralement rémunéré, et l’inclusion d’un congé paternité. La vision est progressiste mais il s’agit aussi de faire évoluer nos sociétés pour atteindre l’égalité des sexes. Or, il reste beaucoup de chemin à parcourir. Les femmes ont un taux d’emploi bien inférieur à celui des hommes. Les différences de salaire entre hommes et femmes pour un travail équivalent s’élèvent en moyenne à 16%. S’agissant des retraites, l’écart est de 39%. Elles sont, en outre, les plus touchées par la crise, car elles sont plus nombreuses à occuper des emplois précaires.

Nous voulons garantir aux femmes une plus grande flexibilité pour leur retour sur le marché de l’emploi au terme d’une grossesse. Il est crucial également que les femmes enceintes ou qui allaitent soient protégées sur le lieu de travail. Nous voulons un congé de maternité moderne qui permette aux mères comme aux pères de s’occuper de leurs nouveaux-nés. Aujourd’hui, un quart des 28 pays de l’Union n’offrent pas de congé paternité. Moins de 1% des pères bénéficient du congé parental. Permettre aux deux parents de s’occuper de leurs enfants, c’est investir dans le futur de l’Europe. Cette législation permettra de favoriser la réconciliation entre la vie professionnelle et la vie privée, car les femmes n’auront pas à choisir entre leur carrière professionnelle et avoir des enfants. C’est la seule issue à la crise démographique qui menace nos systèmes de protection sociale.

Vera Jourova, première commissaire en charge des droits des femmes et de l’égalité des genres en Europe fait bien pâle figure dans une Commission encore composée aux deux tiers par des hommes. De son côté, le Conseil ignore le processus démocratique. Depuis 2010, il refuse d’engager des négociations avec le Parlement européen afin de chercher les voies d’un compromis. Non, les droits des femmes et l’égalité des sexes, inscrits dans les traités depuis 1957, ne sont pas toxiques. N’insultez pas les droits des femmes, ni les citoyens et citoyennes d’Europe, et redonnez à l’Europe sa crédibilité en prenant vos responsabilités politiques.

Cette tribune est co-signée par:

    • Gianni Pittella, président du groupe socialistes et démocrates au Parlement européen, Italie
    • Sylvie Guillaume, vice-présidente du Parlement européen, France
    • Guillaume Balas, député européen, membre de la commission Emploi et Affaires sociales, France
    • Marie Arena, porte-parole du groupe S&D pour les droits des femmes, rapporteur du Parlement européen sur la directive congé maternité, Belgique
    • Maria Joao Rodrigues, vice-présidente du groupe S&D, Portugal
    • Iraxte García Perez, présidente de la commission pour les droits des femmes, EspagneZita Gurmai, présidente du Parti socialiste européen Femmes, Hongrie