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Séance plénière

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Séance plénière

Séance Plénière

Le Parlement se réunit en session plénière entre le 3 et le 6 avril. De nombreux documents sont mis en ligne permettant d’en comprendre les débats. Voici une synthèse réalisée par ses services que vous pouvez également télécharger  au format PDF

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#PlenPe : les thèmes phares de la Plénière de décembre

Vous en avez sûrement entendu parler, Nadia Murad et Lamiya Aji Bashar, deux représentantes de la communauté yézidie se sont vues attribuer le Prix Sakharov pour la liberté d’esprit. Cela a certainement été un temps fort de la semaine -j’y reviendrai- mais ça n’a pas été le seul.

Le vote du rapport annuel sur les droits fondamentaux, la suspension des visas pour la Géorgie et l’Ukraine mais aussi le bilan de la présidence slovaque ont également constitué des moments importants de la semaine. Je vous propose donc de revenir sur ces sujets.

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La Russie doit libérer Nadia Savchenko

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Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement – Bruxelles –  jeudi 16 avril 2015

Nadia Savchenko, pilote ukrainienne, est détenue illégalement en Russie depuis juin 2014. Pour protester contre cette détention arbitraire, elle a entamé une grève de la faim en décembre dernier.

Pervenche Berès a reçu le 16 avril, au Parlement européen, au nom de la Délégation socialiste française, Vera Savchenko, venue témoigner devant les instances européennes des conditions d’emprisonnement de sa sœur et de son état de santé qui se détériore de jour en jour.

La délégation socialiste française considère qu’il est du devoir des parlementaires et des autorités européennes de se mobiliser pour exiger des autorités russes sa libération.

Dans le cadre des accords de Minsk II, un échange de prisonniers a été convenu entre les parties. La libération de Mme Savchenko, par ailleurs élue députée à la Rada Ukrainienne et déléguée à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, avait fait partie des clauses de négociations et était vivement exprimée par la France et par l’Allemagne.

Son maintien en détention par les autorités russes n’est pas de bon augure. C’est pourquoi nous demandons à la diplomatie européenne de continuer à exiger de la Russie que tous les termes de l’accord de Minsk soient respectés et qu’elle se conforme au droit international et en particulier aux dispositions de la Convention européenne des Droits de l’Homme dont elle est signataire.

Cette situation de non-droit doit cesser et Madame Savchenko être immédiatement libérée.

Revue de presse – ça s’est passé en Europe cette semaine

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Si vous vous intéressez à l’Europe et à la politique, voici 3 lectures que vous avez peut-être manquées cette semaine.

Entre la Grèce et l’Allemagne, une relation ancienne et tumultueuse

Par Elisa Perrigueur, le 25 février 2015

L’Histoire fournit souvent des clés pour comprendre les évènements du jour. Qui sait que la Grèce a été gouvernée par un souverain bavarois au XIX siècle ? Ce n’est que l’un des épisodes surprenants relaté dans cet article du Monde.

Le jour où le Royaume-Uni dira « non » à l’Europe

Propos recueilli Par Jean-Gabriel Fredet, le 26 février 2015

Dans cette interview, Denis MacShane, ancien ministre travailliste des Affaires européennes, redoute la sortie du Royaume-Uni de l’Europe et fait l’inventaire des conséquences à en attendre dans l’ordre politique et économique. C’est à lire dans Challenge

Ukraine: le document confidentiel qui révélerait la stratégie du Kremlin avant le début du conflit

Par Romain Herreros, le 26 février 2015

Un note confidentielle publiée par un journal d’opposition et datant d’avant le conflit ukrainien aurait préconisé une intervention russe et livre un scénario du conflit actuel. L’affaire est relatée dans le Huffington Post.

Nota bene : le contenu des articles reflète les positions des auteurs et non les miennes.

Revue de presse – ça s’est passé en Europe cette semaine

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Si vous vous intéressez à l’Europe et à la politique, voici 3 lectures que vous avez peut-être manquées cette semaine.

Des centaines de migrants en provenance de Libye disparus au large de l’île de Lampedusa

Par Philippe Ridet, le 12 février 2015

Un nouveau drame s’est produit cette semaine en méditerranée. Des centaines de migrants en provenance de Libye, naviguant par mauvais temps sur des embarcations de fortune ont trouvé la mort. C’est à lire dans le Monde

«Si on lui impose quelque chose, Poutine fait l’inverse»

Propos recueilli par Étienne Bouche, le 11 février 2015

Dans cette interview, le chercheur ukrainien Dmytro Ostroushko, file la métaphore entre la psychologie de Vladimir Poutine et celle d’un preneur d’otages. Il revient sur les points clef de la négociation qui s’est conclue par un accord jeudi 12. C’est à lire dans Libération

Michel Sapin : « L’époque où l’on pouvait frauder est révolue »

Propos recueillis par Marc Vignaud, le 10 février 2015

Les ministres des Finances du G20 et les banquiers centraux se sont rassemblés en début de semaine à Istanbul, pour un G20 finances sous la présidence turque. Michel Sapin revient sur ses dossiers prioritaires, en particulier la lutte contre l’optimisation fiscale. C’est à lire dans le Point

Nota bene : le contenu des articles reflète les positions des auteurs et non les miennes.

Ukraine : un an de conflit

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En ce début d’année, notre horizon est décidément barré par un ciel d’orage. Crise économique et chômage persistants, menaces terroristes, guerres civiles en Syrie ou au Nigeria et aussi, à nos frontières de l’Est, ces nouvelles inquiétantes qui nous parviennent quotidiennement d’Ukraine. Ce pays ne fait pas partie de l’Union européenne et ceci ne devrait pas changer à court ou moyen terme ; et pourtant, ce qui s’y passe nous concerne, nous citoyens européens.

Parce que c’est un destin tragique

L’histoire récente de ce pays est celle d’une prise de conscience politique. La révolution orange de 2004 a fait émerger à la fois le désir d’émancipation face au voisin russe, l’aspiration à la démocratie et l’envie d’Europe. Entre ceux qui penchaient à l’Ouest et ceux qui inclinaient vers l’Est, le dialogue démocratique est longtemps resté la règle. Les élections ont porté au pouvoir alternativement les uns et les autres.

L’Histoire s’est accélérée lorsqu’il y a un an, l’Ukraine, alors dirigée par le président pro-russe Viktor Ianoukovytch, renonce à signer un accord d’association avec l’Union européenne au profit d’un accord avec Moscou. Ce revirement, perçu par la population comme une vassalisation entraîne d’importantes manifestations pro-européennes à Kiev rassemblant des centaines de milliers de personnes, l’occupation de la fameuse place Maïdan, avec comme mot d’ordre la démission du président. Des manifestations, marquées par des dizaines de morts ne décourage pas le parti pro-européen et c’est finalement Ianoukovytch qui va être contraint au départ. Cette issue est jugée très favorablement en Europe même si beaucoup s’inquiètent de la réaction des minorités pro-russes et des excès auxquels peuvent se livrer les extrémistes des deux camps.

En mars 2014, la Crimée fait sécession et demande son rattachement à la Russie. Puis c’est au tour de la province orientale du Donbass de se révolter contre le pouvoir central de Kiev en se proclamant république populaire de Donetsk. L’année 2014 est aussi marquée par l’accession au pouvoir d’un nouveau président en juin 2014, Petro Porochenko, qui signe un accord de libre échange avec l’Union européenne à Bruxelles.

Au terme de cette année tragique, le pays est en proie à une guerre qui a causé déjà plusieurs milliers de morts. Cette guerre est à la fois guerre civile mais aussi guerre d’annexion territoriale menée par la Russie. Ses multiples dénégations ne trompent plus personne depuis longtemps. C’est bien Wladimir Poutine qui est à la manœuvre dans le drame qui se joue à nos portes.

Parce que Poutine est imprévisible

Il est difficile de donner une explication rationnelle au comportement de Vladimir Poutine. Les observateurs s’accordent à le qualifier de fuite en avant. En voulant ramener l’Ukraine dans la sphère d’influence russe à la fin 2013, il a réussi à l’en éloigner durablement. De plus le pays est fractionné, ruiné, sans que cela ne rapporte le moindre bénéfice à la Russie.

Malgré ces échecs, il a refusé avec constance toutes les options de sortie de crise qui lui étaient proposées. Sur le terrain, les tentatives de cessez-le-feu échouent les unes après les autres. Le programme de sanctions économiques mis en place par l’UE depuis le début du conflit a affecté l’économie russe. La propagande est outrancière et la censure féroce ; le patriotisme exalté est plein de ressentiments vis-à-vis de l’occident et en particulier de l’Europe qui serait responsable de tous les maux de la Russie. Cependant, la désinformation continuelle, le nationalisme outrancier lui valent – pour le moment – le soutien de la majorité de ses compatriotes.

Parce que pour l’Europe, ce conflit est une épreuve de vérité

Face à ces évènements, l’Europe réagit, même si les États-membres ont entre eux des différences d’appréciation sur cette question dues aux relations historiques ou économiques particulières de certains d’entre eux avec la Russie. Par exemple, la Pologne ou la Lituanie ont une approche beaucoup plus dure que d’autres États. L’Allemagne pour sa part a longtemps cultivé une relation privilégiée avec la Russie mais s’est découragée devant l’agressivité de Vladimir Poutine.

Le Parlement européen s’est exprimé durant la session de janvier sur le sujet par une résolution. Il a invité l’UE à apporter une « aide technique plus substantielle » à l’Ukraine. Pour la France, la ligne qui prévaut est celle de la solidarité vis-à-vis de l’Ukraine et de la fermeté et du dialogue vis-à-vis de la Russie. L’objectif est d’amener les belligérants à reprendre le chemin de la négociation, «  d’enrayer la spirale du fait accompli et de l’affrontement ». La livraison d’armes n’est pas à l’ordre du jour.

Interlocutrice majeure dans cette affaire, Federica Mogherini, la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la sécurité, assume pleinement son rôle et fait entendre une position commune de façon forte et claire. Sous sa présidence, les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Huit États membres ont proposé d’élargir la liste des personnes visées par un gel des avoirs et une interdiction de voyager dans l’UE en raison de leur implication dans le conflit en Ukraine. La décision définitive sera prise le 9 février.

La position du groupe S & D insiste sur le fait que la solution militaire n’est pas une option et met en garde contre les risques d’escalade.

Finalement, l’Europe a pour le moment su garder une grande constance dans son attitude. Si elle a manifesté son soutien au gouvernement de Kiev, elle s’est toujours placée dans une perspective de modération et de dialogue. Les sanctions économiques ont logiquement frappé la Russie face des violations caractérisées du droit international mais dans le même temps des compromis étaient recherchés.

Tout l’enjeu est aujourd’hui de maintenir une pression ferme sur la Russie sans se laisser entrainer dans une épreuve de force qui nous ramènerait au temps de la guerre froide.