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Eurogroupe sur la Grèce : le changement c’est maintenant ?

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Bruxelles, le 20 février 2017

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Une nouvelle fois, la délégation socialiste française au Parlement européen doit réagir aux décisions de l’Eurogroupe sur la Grèce, même si cette réunion n’était pas celle « de la dernière chance ». Positivement qui plus est, et cela n’a pas toujours été le cas : le débat sur la Grèce a permis à l’Eurogroupe, comme au FMI, un débat approfondi. Tout le monde en est d’accord : la place de la Grèce est dans l’Europe et dans la zone euro. Les institutions vont retourner à Athènes pour boucler un paquet équilibré, sans effort budgétaire net, permettant des politiques actives pour l’emploi.

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Les thèmes phares de la plénière de février

Cette semaine, le très controversé CETA a été approuvé par le Parlement Européen. Cette approbation a fait les gros titres de la presse internationale d’autant que le très médiatique premier ministre canadien avait fait le déplacement à Strasbourg. Cela a certainement été un temps fort de la semaine – j’y reviendrai – mais ça n’a pas été le seul.

Voici en synthèse les principaux sujets débattus cette semaine.

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Fillon, Berlin et l’Europe : on ne comprend pas tout

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Bruxelles, le  24 janvier 2017

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Fillon a fait hier un déplacement à Berlin où il a rencontré Mme Merkel.

Disons-le clairement : après toutes les déclarations de M. Fillon, nous ne savons pas ce qu’il pense.

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Noël en Grèce

 

« La main maléfique de Schäuble » c’est l’expression qu’a employé Gianni Pittella, Président du groupe S&D pour caractériser une décision de l’Eurogroupe envers la Grèce. Si la Grèce fait moins parler d’elle depuis ces derniers mois, la tension s’est soudainement ravivée ces deniers jours. Voyons pourquoi.

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Analyse : le Front National et l’Euro

fondation Jean Jaurès point daencrage

L’extrême droite fait généralement de la sortie de la zone euro un acte simple, anodin, peu coûteux. Au lendemain du référendum sur le Brexit, Marine Le Pen a réaffirmé qu’elle souhaitait à la France le même destin – et, en particulier, une sortie de la zone euro. Des chercheurs se sont penchés sur les conséquences concrètes que pourraient avoir ce projet

C’est l’objet d’une note issue de la collaboration de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, de la Délégation socialiste française au Parlement européen et du think tank Point d’aencrage.

Je vous en propose la lecture ici

Un accord aux forceps. Et maintenant ?

drapeau grec Tsipras au PE 2

Communiqué de la délégation socialiste français – Bruxelles – lundi 13 juillet 2014

La Grèce reste dans la zone euro et nous nous en félicitons. Nous tenons avant tout à saluer l’action déterminée et déterminante de la France et de François Hollande : le scénario du Grexit appartient au passé, l’intégrité de la zone Euro est préservée. Nous saluons également l’unité des socialistes européens : l’appel du groupe socialiste au Parlement européen a été entendu.

Ceux qui n’avaient qu’une idée en tête – sacrifier les Grecs sur l’autel de leur opinion publique nationale, de l’humiliation et de la revanche politique – ont perdu leur pari.

Néanmoins, certaines conditions qui sont imposées à la Grèce laissent un goût amer ; elles perpétuent encore une logique libérale agressive qui n’a jamais porté ses fruits, sinon pour les détenteurs de capitaux. Personne n’est dupe. Mais le fonds pour la croissance et le nouveau prêt de plus de 80 milliards d’euros vont dans le bon sens, comme la renégociation de la dette désormais sur la table.

« L’Europe avance dans les crises », c’est devenu un lieu commun. C’est souvent vrai. Encore faut-il qu’elle avance dans le bon sens, celui de l’intégration et de la démocratie. Il y a cinquante ans, l’Europe traversait « la crise de la chaise vide ». Aujourd’hui, les égoïsmes nationaux, exacerbés par un mode de décision intergouvernemental, rendent l’Union de plus en plus ingouvernable.

Comment certains peuvent-ils à ce point oublier l’intérêt général européen pour le laisser être menacé par des considérations de politique intérieure allemande, ou par un seul parti d’extrême droite, celui des « vrais Finlandais », très minoritaire mais membre d’une coalition au pouvoir dans un Etat membre ?

Pour paraphraser Clémenceau, « l’Europe est une chose trop grave pour être confiée à des responsables politiques nationaux ». C’est pourquoi il est urgent de revoir ensemble de fond en comble la gouvernance économique européenne pour l’européaniser et la démocratiser.

Pour construire une Union économique et monétaire plus solide, il faut corriger ses défauts d’origine et ceux accumulés dans la gestion de la crise, comme le préconise le rapport de Pervenche Berès adopté par le Parlement européen le 24 juin dernier. Les Ministres de l’économie et des finances doivent lancer ce chantier dès l’ECOFIN de demain mardi 14 juillet.

D’abord, l’euro est un projet politique. Il s’agit de le penser dans le contexte géopolitique du XXIéme siècle. Nous voulons une analyse globale de la situation économique : la gouvernance économique de la zone euro ne peut pas se baser sur l’analyse de 19 politiques économiques nationales, étudiées séparément les unes des autres, alors que les divergences entre elles s’accroissent.

Ensuite, il faut se donner les moyens de construire l’avenir en remettant en cause les règles budgétaires contre productives qui limitent les investissements publics et privés d’avenir. Il est temps de créer dans l’Union européenne les conditions favorables à la relance de l’investissement pour faire face aux défis de la transition écologique, du numérique, et de l’emploi.

La zone euro doit aussi impérativement se doter d’un mécanisme démocratique de gestion de la dette et abandonner la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI), c’est la leçon principale de cette crise. Le FMI n’a pas à gérer les crises en Europe, c’est à nous de le faire. Pour le remplacer, il faut transformer le mécanisme européen de stabilité en un Fonds monétaire européen. Mais changer l’instrument ne suffit pas, il faut aussi changer de remède : les désormais fameux « programmes d’ajustement » n’ont pas fait leurs preuves, ni du point de vue de la dette, ni du point de vue de la croissance, encore moins en matière sociale.

Enfin, il faut clarifier la notion de « réformes structurelles », qui sont trop souvent synonymes de dérégulation du droit du travail et de baisse des salaires. Pour nous, une bonne réforme structurelle a des effets sociaux, environnementaux et économiques positifs pour les Européens.

Plus de démocratie, avec un renforcement du rôle du Parlement européen, des parlements nationaux et des citoyens dans la gouvernance économique ; plus de convergence fiscale ; plus de solidarité, avec l’ajout d’un pilier social fort ; plus de budget, avec des ressources propres. Afin d’empêcher l’Europe de se fracasser pour de bon sur le mur des égoïsmes nationaux, nous appelons les chefs d’État et de gouvernement, ainsi que le président de la Commission européenne, à se saisir rapidement de ces propositions.

 

Ni vaincu, ni vainqueur, tous mobilisés pour l’intérêt européen

Montage réalisé à partir d'une photo © European Union 2015 - European Parliament

Montage réalisé à partir d’une photo prise lors de la venue d’Alexis Tsipras au Parlement européen le 8 juillet © European Union 2015 – European Parliament

Communiqué de la délégation socialiste française – Strasbourg – vendredi 10 juillet 2015

La délégation socialiste française a pris connaissance des dernières propositions du gouvernement grec.

Pour les eurodéputé-e-s socialistes et radicaux, c’est un programme crédible et sérieux qui réaffirme l’appartenance de la Grèce à la zone Euro.

Les commentateurs, qui cherchent désespérément à désigner un vainqueur et un perdant, se trompent lourdement : c’est bien l’Europe qui, aujourd’hui, peut sortir gagnante avec un accord équilibré, en attendant que soient revues, en profondeur, la gouvernance économique européenne, comme le Parlement européen l’a souhaité en adoptant le rapport de Pervenche Berès.

L’extrême-droite, qui instrumentalise la crise grecque dans son dessein de détruire de l’Europe, attaque désormais M. Tsipras ; ce dernier ne partage rien avec eux, et n’a jamais eu l’intention de voir la Grèce quitter la zone Euro et l’Union européenne.

Si les réformes que le gouvernement grec présente aujourd’hui sont proches de celles d’avant le referendum, elles ne se font absolument pas avec la même contrepartie : la tentative d’accord précédent prévoyait quelques milliards couvrant les obligations liées à la dette jusqu’au mois de novembre 2015. La dernière proposition permettrait à la Grèce de mener sereinement les réformes nécessaires : ces réformes se feraient en échange d’un financement de 53,5 milliards d’euros pour couvrir les obligations liées à sa dette jusqu’en 2018.

Comme l’a dit le président du Conseil européen devant le Parlement européen : « Nous sommes tous responsables de la crise et nous avons tous la responsabilité de la résoudre ». Il ne s’agit donc pas d’un revirement, mais d’une étape majeure de la négociation, en passe d’aboutir, ce qui est dans l’intérêt de l’ensemble des Européens. Il faut maintenant que chacun fasse sa part du chemin pour trouver un accord. Caminante, no hay camino. Se hace camino al andar[1].

 

[1]  Toi qui marches, il n’y a pas de chemin, On fait le chemin en marchant – Antonio Machado Extrait de Proverbios y cantares (XXIX)