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Séance Plénière

Le Parlement se réunit en session plénière entre le 12 et le 15 juin. De nombreux documents sont mis en ligne permettant d’en comprendre les débats. Voici une synthèse réalisée par ses services que vous pouvez également télécharger au format PDF.

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Face à la caméra : il est question de la Grèce

Crise de la dette grecque: situation sociale explosive, asphyxie budgétaire et risque de défaut de paiement – comment en sortir ?

L’Europe ne peut se permettre de toujours remettre au lendemain la réforme de la zone Euro : elle doit s’en donner tous les moyens

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Bruxelles, le 31 mai 2017

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Les eurodéputés du groupe S&D ont accueilli favorablement les propositions de la Commission européenne visant à réformer la zone euro et  exhorté les États membres de l’UE à prendre sans délai des mesures.

Dans une récente contribution aux travaux de la Commission, le groupe S&D a défini des priorités-clés pour la réforme de la zone euro, axées sur une forte dimension sociale, un budget approprié, une stratégie ambitieuse d’investissement durable et l’achèvement de l’Union bancaire et de l’Union des marchés de capitaux. Ces réformes ont vocation à être mises en œuvre à travers un rôle renforcé du Parlement européen et des parlements nationaux et la nomination d’un vice-président de la Commission faisant office de ministre des Finances.

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#PlenPE : les thèmes clefs de la mini-plénière d’avril

Cette semaine, le Parlement Européen s’est réuni à Bruxelles pour deux jours, ce que nous appelons une « mini plénière ». Les débats sur la Hongrie, la Turquie et la Grèce en ont été les temps forts. En voici une synthèse, plus quelques autres qui méritent également votre intérêt.

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Eurogroupe sur la Grèce : le changement c’est maintenant ?

Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Bruxelles, le 20 février 2017

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Une nouvelle fois, la délégation socialiste française au Parlement européen doit réagir aux décisions de l’Eurogroupe sur la Grèce, même si cette réunion n’était pas celle « de la dernière chance ». Positivement qui plus est, et cela n’a pas toujours été le cas : le débat sur la Grèce a permis à l’Eurogroupe, comme au FMI, un débat approfondi. Tout le monde en est d’accord : la place de la Grèce est dans l’Europe et dans la zone euro. Les institutions vont retourner à Athènes pour boucler un paquet équilibré, sans effort budgétaire net, permettant des politiques actives pour l’emploi.

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Les thèmes phares de la plénière de février

Cette semaine, le très controversé CETA a été approuvé par le Parlement Européen. Cette approbation a fait les gros titres de la presse internationale d’autant que le très médiatique premier ministre canadien avait fait le déplacement à Strasbourg. Cela a certainement été un temps fort de la semaine – j’y reviendrai – mais ça n’a pas été le seul.

Voici en synthèse les principaux sujets débattus cette semaine.

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Noël en Grèce

 

« La main maléfique de Schäuble » c’est l’expression qu’a employé Gianni Pittella, Président du groupe S&D pour caractériser une décision de l’Eurogroupe envers la Grèce. Si la Grèce fait moins parler d’elle depuis ces derniers mois, la tension s’est soudainement ravivée ces deniers jours. Voyons pourquoi.

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Analyse : le Front National et l’Euro

fondation Jean Jaurès point daencrage

L’extrême droite fait généralement de la sortie de la zone euro un acte simple, anodin, peu coûteux. Au lendemain du référendum sur le Brexit, Marine Le Pen a réaffirmé qu’elle souhaitait à la France le même destin – et, en particulier, une sortie de la zone euro. Des chercheurs se sont penchés sur les conséquences concrètes que pourraient avoir ce projet

C’est l’objet d’une note issue de la collaboration de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, de la Délégation socialiste française au Parlement européen et du think tank Point d’aencrage.

Je vous en propose la lecture ici

Un accord aux forceps. Et maintenant ?

drapeau grec Tsipras au PE 2

Communiqué de la délégation socialiste français – Bruxelles – lundi 13 juillet 2014

La Grèce reste dans la zone euro et nous nous en félicitons. Nous tenons avant tout à saluer l’action déterminée et déterminante de la France et de François Hollande : le scénario du Grexit appartient au passé, l’intégrité de la zone Euro est préservée. Nous saluons également l’unité des socialistes européens : l’appel du groupe socialiste au Parlement européen a été entendu.

Ceux qui n’avaient qu’une idée en tête – sacrifier les Grecs sur l’autel de leur opinion publique nationale, de l’humiliation et de la revanche politique – ont perdu leur pari.

Néanmoins, certaines conditions qui sont imposées à la Grèce laissent un goût amer ; elles perpétuent encore une logique libérale agressive qui n’a jamais porté ses fruits, sinon pour les détenteurs de capitaux. Personne n’est dupe. Mais le fonds pour la croissance et le nouveau prêt de plus de 80 milliards d’euros vont dans le bon sens, comme la renégociation de la dette désormais sur la table.

« L’Europe avance dans les crises », c’est devenu un lieu commun. C’est souvent vrai. Encore faut-il qu’elle avance dans le bon sens, celui de l’intégration et de la démocratie. Il y a cinquante ans, l’Europe traversait « la crise de la chaise vide ». Aujourd’hui, les égoïsmes nationaux, exacerbés par un mode de décision intergouvernemental, rendent l’Union de plus en plus ingouvernable.

Comment certains peuvent-ils à ce point oublier l’intérêt général européen pour le laisser être menacé par des considérations de politique intérieure allemande, ou par un seul parti d’extrême droite, celui des « vrais Finlandais », très minoritaire mais membre d’une coalition au pouvoir dans un Etat membre ?

Pour paraphraser Clémenceau, « l’Europe est une chose trop grave pour être confiée à des responsables politiques nationaux ». C’est pourquoi il est urgent de revoir ensemble de fond en comble la gouvernance économique européenne pour l’européaniser et la démocratiser.

Pour construire une Union économique et monétaire plus solide, il faut corriger ses défauts d’origine et ceux accumulés dans la gestion de la crise, comme le préconise le rapport de Pervenche Berès adopté par le Parlement européen le 24 juin dernier. Les Ministres de l’économie et des finances doivent lancer ce chantier dès l’ECOFIN de demain mardi 14 juillet.

D’abord, l’euro est un projet politique. Il s’agit de le penser dans le contexte géopolitique du XXIéme siècle. Nous voulons une analyse globale de la situation économique : la gouvernance économique de la zone euro ne peut pas se baser sur l’analyse de 19 politiques économiques nationales, étudiées séparément les unes des autres, alors que les divergences entre elles s’accroissent.

Ensuite, il faut se donner les moyens de construire l’avenir en remettant en cause les règles budgétaires contre productives qui limitent les investissements publics et privés d’avenir. Il est temps de créer dans l’Union européenne les conditions favorables à la relance de l’investissement pour faire face aux défis de la transition écologique, du numérique, et de l’emploi.

La zone euro doit aussi impérativement se doter d’un mécanisme démocratique de gestion de la dette et abandonner la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI), c’est la leçon principale de cette crise. Le FMI n’a pas à gérer les crises en Europe, c’est à nous de le faire. Pour le remplacer, il faut transformer le mécanisme européen de stabilité en un Fonds monétaire européen. Mais changer l’instrument ne suffit pas, il faut aussi changer de remède : les désormais fameux « programmes d’ajustement » n’ont pas fait leurs preuves, ni du point de vue de la dette, ni du point de vue de la croissance, encore moins en matière sociale.

Enfin, il faut clarifier la notion de « réformes structurelles », qui sont trop souvent synonymes de dérégulation du droit du travail et de baisse des salaires. Pour nous, une bonne réforme structurelle a des effets sociaux, environnementaux et économiques positifs pour les Européens.

Plus de démocratie, avec un renforcement du rôle du Parlement européen, des parlements nationaux et des citoyens dans la gouvernance économique ; plus de convergence fiscale ; plus de solidarité, avec l’ajout d’un pilier social fort ; plus de budget, avec des ressources propres. Afin d’empêcher l’Europe de se fracasser pour de bon sur le mur des égoïsmes nationaux, nous appelons les chefs d’État et de gouvernement, ainsi que le président de la Commission européenne, à se saisir rapidement de ces propositions.