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Nos départements en bleu et des questions à suivre

Elections-departementales-2015
Avant toute chose, je veux dire mon respect et mes remerciements à tous les candidats et candidates et les équipes qui ont animé cette campagne pour notre parti ; celle-ci a été tendue et dense.
Mais c’est bien une défaite que nous avons vécue ce dimanche soir. Défaite annoncée, défaite moins lourde que prévue mais défaite quand même. Il faut appeler un chat un chat. La Droite, qui contrôlait 40 départements avant l’élection passe à 67. La Gauche, qui en dirigeait 61, en garde 33 et en remporte un nouveau, la Lozère. Le FN malgré une poussée spectaculaire et de nombreux élus, ne parvient pas à remporter de département.
Le premier des deux tours de ce scrutin majoritaire a joué le rôle d’une primaire entre les partis dits « républicains ». Il a été déflagrateur pour la gauche, parce que cette dernière est trop souvent partie divisée. Le deuxième tour a souvent opposé un candidat de droite à un FN ; en cela il a joué le rôle d’une digue. Grâce à l’apport de voix de gauche et parfois à des désistements, les majorités relatives du FN au 1er tour n’ont pas été converties en majorité absolue au 2ème.
La vie politique française en sort probablement structurée en 3 blocs pour les prochaines élections : Gauche-Droite-FN. Une question fondamentale est donc devant nous : dans les départements où il n’y a pas de majorité (dans le Vaucluse par exemple) comment la droite va-t-elle se comporter ? La porosité dont elle a fait preuve aux idées du FN va-t-elle la conduire ou pas à lier des alliances avec ses élus ? Ces questions se poseront également à l’occasion des régionales en décembre 2015.
Sur les régions de la circonscription électorale européenne du Grand Sud Est -à laquelle j’ajoute l’Auvergne sans savoir quel sera l’avenir- la situation présente quelques particularités. La Corse est d’une grande stabilité. En Rhône-Alpes, la Drôme, l’Ain et l’Isère passent à droite, l’Ardèche seule restant à gauche tandis qu’en haute Savoie, la Droite s’accapare tous les sièges. En Auvergne, c’est, avec l’Allier, l’un des derniers départements dirigés par le PC qui passe à droite. En PACA, région à haut risque FN, seules les Alpes de Haute-Provence restent à gauche et les Bouches-du-Rhône sont perdues, mais ni le Var ni le Vaucluse ne tombent dans l’escarcelle du FN comme évoqué. Pourtant, regardons lucidement la carte, le « bleu » domine largement nos territoires et un conseil départemental n’a plus aucun élu de gauche (le Var).

C’est pourquoi je crois qu’il ne faut plus tergiverser ; une réflexion collective doit se mettre en route et le congrès de Poitiers sera une étape importante en juin prochain pour notre stratégie politique. Le fil rouge de cette réflexion sera selon moi la nécessité de l’unité à gauche, sous peine de rééditer ce qui vient de se passer. Comment parvenir à cette unité et à quelle condition ? Comment combattre efficacement la montée du FN ? Ce sont là des questions déjà anciennes mais nous n’avons plus beaucoup d’occasions devant nous pour en trouver les réponses.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume