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PAC : l’emploi doit primer sur le marché !

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Communiqué de la délégation socialiste française au Parlement européen – Strasbourg le jeudi 27 octobre 2016

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Les eurodéputés socialistes et radicaux se félicitent de l’adoption du rapport de leur collègue Eric Andrieu, Vice-Président de la commission de l’agriculture au Parlement européen.

Le rapport préconise de faire de la PAC un véritable instrument au service de l’emploi tout en garantissant une alimentation saine et accessible au plus grand nombre. C’est la première fois, en 54 ans, que le sujet de l’emploi et de la PAC est directement abordé. Pour les socialistes et radicaux français, avec 38% du budget de l’Union, la prochaine PAC doit démontrer sa légitimité auprès des citoyens et aider à relever le défi de l’emploi dans le monde rural.

Fruit d’une large consultation auprès des acteurs du monde agricole et de plus de 300 amendements parlementaires, le rapport d’Eric Andrieu, qui donne la priorité aux petites fermes familiales, a été soutenu par une majorité progressiste.

Parmi les mesures proposées, nous retenons l’importance de soutenir l’installation des jeunes agriculteurs pour favoriser le renouvellement des générations. Afin de renforcer l’attractivité de cette profession, le rapport propose également de réactiver, en les adaptant, les outils de régulation des marchés et de lutte contre la volatilité des prix, et de mettre un terme au laisser-faire des marchés, dévastateur pour les agriculteurs, l’emploi et l’économie des territoires.

En confortant davantage les petites et moyennes exploitations, nous soutiendrons mieux encore l’emploi et le développement durable, ainsi qu’un aménagement du territoire harmonieux.

La plus ancienne des politiques communes européennes doit être renouvelée en profondeur afin de faire rimer ruralité et modernité : innovation, apprentissage, formation professionnelle et organisation collective doivent permettre de répondre aux défis qui se posent à l’agriculture en ce début de XXIème siècle !

 

Les députés veulent une PAC qui soutienne les petites exploitations et l’emploi rural

Communiqué du Parlement européen – 27 octobre 2016

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Des financements agricoles ciblés envers les jeunes agriculteurs et les petites exploitations sont nécessaires pour limiter l’exode rural, stimuler la création d’emplois et améliorer l’accès aux services dans les campagnes, insistent les députés dans une résolution adoptée jeudi. Ils appellent l’UE à agir plus activement pour corriger les effets erratiques des marchés et assurer la résilience et la compétitivité du secteur agricole européen.

« La politique agricole commune (PAC), en encourageant l’intensification de la production et la concentration des exploitations, a eu un impact négatif sur l’emploi dans les zones rurales », explique le rapporteur Eric Andrieu (S&D, FR). « Ces 10  dernières années, nous avons perdu environ le quart de nos fermes. La nouvelle PAC va devoir regagner sa légitimité et pour cela elle doit cibler l’aide, à travers des soutiens directs, envers les petites et moyennes exploitations, qui constituent 79% des exploitations dans l’Union et sont les plus aptes à créer des emplois ».La résolution a été adoptée par 237 votes en faveur. 201 députés ont voté contre et 67 se sont abstenus.

La Commission doit assurer un soutien plus ambitieux envers le modèle agricole européen basé sur des exploitations familiales, diversifiées et multifonctionnelles, et assurer le maintien et la création d’emplois correctement rémunérés, insiste la résolution non-législative. Les députés regrettent que la vaste majorité des paiements directs issus de la PAC soient versés aux exploitations les plus riches, et qu’en 2014, 13 % des bénéficiaires aient reçu 74 % des paiements directs. Cette situation ne contribue pas à la création d’emplois agricoles, avertissent-ils.

Le texte appelle les États membres à utiliser pleinement les possibilités offertes par la nouvelle PAC pour soutenir les jeunes et nouveaux agriculteurs et à adopter des politiques nationales concertées et complémentaires (politique foncière, fiscale et sociale).

Encourager l’innovation et assurer l’accès aux terres

La recherche et l’innovation doivent être une priorité aussi bien au niveau national qu’européen, insistent les députés. Ils demandent à la Commission et aux États membres de tirer pleinement profit de la stratégie Horizon 2020 et du partenariat européen en matière d’innovation (PEI) pour améliorer l’accès des agriculteurs aux possibilités de financement et de formation aux activités innovantes, écologiques et diversifiées.

L’accès à la terre pour les petites et nouvelles exploitations est essentiel au maintien et à la création d’emplois dans les zones rurales, souligne la résolution. Les députés demandent ainsi aux États membres de développer des outils pour permettre l’accès à la terre dans les zones rurales qui connaissent un taux de chômage élevé, notamment par la gestion participative dans l’utilisation des terres agricoles.

Mieux prévenir et gérer les crises et assurer des prix équitables

Afin de mieux répondre à la volatilité et aux demandes du marché mondial, les agriculteurs doivent utiliser de nouveaux instruments de gestion des risques et recourir davantage aux organisations de producteurs. La Commission est appelée à mettre en place des mécanismes d’intervention plus rapides et plus efficaces, qui permettent d’éviter les effets les plus négatifs des crises.

La résolution réclame également l’établissement de règles contraignantes sur le paiement équitable dans la chaîne alimentaire entre les producteurs alimentaires, les grossistes, les transformateurs et les commerçants pour faire en sorte que les agriculteurs reçoivent une part appropriée de la plus-value.

Soutenir les produits locaux et de qualité

Des circuits d’approvisionnement plus courts, des labels de qualité et des indications d’origine géographique et d’agriculture biologique peuvent stimuler la création d’emplois, soutiennent les députés. Pour encourager ces pratiques, les élus préconisent de mettre à jour la législation sur les appels d’offres publics afin que les collectivités puissent favoriser les productions locales. Ils demandent également des mesures de promotion et de protection pour promouvoir l’accès à de grands marchés pour les produits locaux ou traditionnels de qualités.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume