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Partez à la découverte d’Europeana 280 et de bien d’autres choses

europeana

Depuis le 21 avril dernier, vous pouvez partir à la découverte de la richesse de l’art européen grâce à Europeana 280, une exposition artistique virtuelle qui réunit 10 œuvres choisies dans chaque État membre de l’UE, soit 280 œuvres au total !
Du Caravage à Manet, en passant par Goya ou Munch ou des artistes moins connus, il s’agit de parler d’Europe au travers du regard des artistes. L’exposition « Visages d’Europe » sera disponible jusqu’au 28 juillet prochain.
Cette campagne coïncide aussi avec le lancement de la collection Europeana Histoire de l’Art.

Et Europeana d’ailleurs, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une bibliothèque numérique européenne, créée en 2005, et qui donne accès à 53 millions de documents numérisés (livres, archives, photographies, films, œuvres d’art…), issus de plus de 3 300 institutions (bibliothèques, archives, musées et fonds audiovisuels) et représentatifs du patrimoine historique et culturel de l’Europe.
L’ensemble des collections numérisées de la Bibliothèque Nationale de France, de l’Institut national de l’audiovisuel et du Louvre pour la France, ainsi que celles de la British Library à Londres, ou encore du Rijksmuseum à Amsterdam, sont accessibles dans Europeana.
Ainsi réunies, ces collections permettent d’explorer l’histoire de l’Europe, de l’Antiquité à nos jours.

Derrière ces outils, des valeurs : celles de l’ouverture et du dialogue vers l’autre, vers d’autres cultures que la seule culture nationale.
Derrière ce projet, c’est la volonté de faire l’unité de l’Europe par la culture, bien au-delà du seul marché unique qui s’exprime, en mettant le patrimoine européen à la disposition de tous pour le travail, l’éducation ou le plaisir.
À côté des géants du numérique, Europeana constitue un véritable service public culturel européen.
Pourtant, il reste trop peu connu et souffre de financements européens qui se réduisent progressivement à peau de chagrin, à l’intérieur du Mécanisme Interconnexion pour l’Europe qui a fait les frais de la création du Plan Juncker.

Certes, les enjeux budgétaires sont immenses pour faire face au chômage persistant ou encore à la crise des réfugiés. Pourtant la révision à mi-parcours du Cadre Financier pluriannuel devra être l’occasion de faire d’Europeana une priorité afin de réinvestir ce champ de notre culture et de notre patrimoine communs qui sont aussi essentiels pour soutenir le potentiel nos industries créatives et placer au devant de la scène notre continent dans sa dimension culturelle et technologique.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume