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Plus d’un enfant sur quatre est exposé au risque de pauvreté en Europe

Plus d’un enfant sur quatre est exposé au risque de pauvreté en Europe… Je vous en parlais la semaine dernière. Mon groupe politique au Parlement demande depuis plus de deux ans l’instauration de mesures de lutte contre la pauvreté infantile.

Au-delà de ces chiffres, ce sont bien des actions qu’il faut mener.

Ce mardi, en session plénière, le Parlement a adopté une résolution demandant aux États membres d’assurer l’accès à l’éducation, la santé, le logement pour tous les enfants.

Voici le communiqué de presse du Parlement européen qui présente la carte relative à la situation des enfants en Europe et commente cette mesure.

Communiqué de presse du Parlement européen, Strasbourg, 24 novembre 2015

La pauvreté infantile reste une réalité en Europe : plus d’un enfant sur quatre serait exposé au risque de pauvreté et d’exclusion sociale. Mardi 24 novembre, les députés réunis en session plénière à Strasbourg ont adopté une résolution demandant aux États membres d’intensifier leurs efforts en matière de lutte contre les inégalités sociales, en particulier contre la pauvreté infantile. Consultez notre carte pour en savoir plus sur les chiffres dans les différents pays.

La Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant stipule que tous les enfants devraient avoir un accès à l’éducation, à des soins de santé, à un logement, à des activités récréatives ainsi qu’à une alimentation équilibrée.

Malheureusement, la réalité est différente. Selon Eurostat, 26 millions d’enfants étaient exposés à un risque de pauvreté et d’exclusion sociale en 2014, soit 27,7 % des citoyens européens de moins de 18 ans.

Les chiffres varient d’un État membre à un autre : ils sont surtout élevés en Hongrie (41,4 %), en Bulgarie (45,2 %) et en Roumanie (51 %). Parmi les pays les moins touchés par le risque de pauvreté infantile, on retrouve le Danemark (14,5 %), la Finlande (15,6 %) et la Suède (16,7 %).

 21,6 % des enfants français étaient exposés à un risque de pauvreté en 2014. Ils étaient 26,4 % au Luxembourg et 23,2 % en Belgique.

De plus en plus d’enfants seraient aussi confrontés à un risque de malnutrition. Selon UNICEF, le pourcentage d’enfants qui ne peuvent pas se permettre de manger de la viande ou du poisson tous les deux jours a doublé en Estonie, en Grèce et en Italie depuis 2008.

Un problème multidimensionnel

La pauvreté n’est pas qu’une question d’argent : elle est aussi liée aux questions d’exclusion sociale, de santé et d’éducation.

Les enfants qui vivent au sein de familles monoparentales, en particulier avec une mère seule, sont de manière générale davantage confrontés à la pauvreté.

 Le rapport du Parlement européen

Les députés réunis en session plénière à Strasbourg ont adopté par 569 voix pour, 77 contre et 49 abstentions une résolution demandant aux États membres de faire de la lutte contre la pauvreté infantile une priorité. Ils ont également recommandé aux États membres de garantir à tous les enfants l’accès à une éducation publique, gratuite, ouverte à tous et de qualité à tous les âges.

Pour la rapporteur Inês Cristina Zuber (GUE/NGL, Portugal), « les politiques d’austérité ont créé cette situation et les choses ont empiré ». Les États membres doivent assurer « un accès à l’éducation, à la santé et aux services de sécurité sociale pour les enfants et leurs familles », a-t-elle ajouté. Ils doivent aussi « lutter contre le chômage, promouvoir une sécurité de l’emploi, des réseaux socio-éducatifs pour les parents, une alimentation équilibrée et un logement adéquat ».

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume