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Pour une citoyenneté européenne renforcée

Tout le monde connaît les jumelages de villes. Ils sont partout et contribuent depuis de nombreuses années déjà à entretenir des échanges au-delà des territoires nationaux pour contribuer à la compréhension mutuelle.

Le programme Europe des citoyens soutient actuellement ce type d’initiatives. Mais qu’adviendra-t-il de cet outil de financement européen dans le prochain cadre financier pluriannuel 2021-2028 ?

Dans un souci de synergie et de rationalisation, la Commission européenne a présenté, le 30 mai dernier, le programme « Droits et valeurs » (642 millions d’euros) soutenant l’égalité et les droits. Je l’avais évoqué dans un précédent article, pour vous informer de ma nomination comme rapporteur pour la commission de la Culture.

Dans le cadre de l’examen de ce programme, j’ai présenté cette semaine mes propositions pour renforcer dans ce nouveau Programme la place réservée à l’ancien Programme « Europe des citoyens », dont la valeur ajoutée est manifeste lorsqu’il s’agit de promouvoir la participation civique, renforcer le sentiment d’appartenance commune et l’engagement démocratique des citoyens.

C’est pourquoi j’ai notamment suggéré de réintroduire dans le titre même du Programme la notion de citoyenneté, en appelant le Programme Citoyenneté, Droits et Valeurs.

En termes budgétaires il est également indispensable de défendre un programme doté de fonds qui soient à la hauteur des enjeux à relever. A ce jour largement insuffisant par rapport à ce que le Parlement européen avait demandé, soit 500 millions d’euros.

D’autres amendements visent à améliorer l’accessibilité du programme aux personnes en situation de handicap et à mettre en avant le rôle des points de contact nationaux qui sont particulièrement utiles pour soutenir les porteurs de projets et les guider dans leurs démarches.

Ces propositions devront être discutées avec la commission compétente au fond, c’est à dire Libertés civiles et avec sa députée responsable du dossier, ma collègue suédoise Verte, Bodil Valero. Toutes deux, nous partageons le souci de défendre un programme accessible au plus grand nombre afin de défendre l’engagement citoyen. Pour autant, il sera nécessaire d’être vigilants pour être équitables entre  les associations de terrain et les organisations plus larges de défense des droits fondamentaux.

Qu’est-il ressorti de ce débat ? Tout d’abord qu’une large majorité des élus soutient mes propositions pour renforcer la part de l’ancien Programme « Europe des citoyens », en particulier du point de vue budgétaire.

Mais aussi que, dans le contexte actuel de crise de confiance des Européens par rapport aux institutions européennes et de montée des nationalismes, ce programme a plus que jamais toute sa place. Les critiques émises d’ailleurs par l’extrême droite à l’occasion de ce débat, montrent par nature la nécessité de ce Programme.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume