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Premier anniversaire de la signature par l’UE de la Convention d’Istanbul : les États membres doivent la ratifier sans plus attendre

Communiqué du groupe Socialistes & Démocrates – Strasbourg, le 13 juin 2018

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En ce premier anniversaire de l’adhésion de l’UE à la Convention d’Istanbul, le Groupe S&D appelle les États membres à ratifier celle-ci aussi vite que possible, et à accélérer les négociations pour permettre sa ratification par l’UE également. La Convention d’Istanbul est le traité international le plus complet, et le premier instrument légalement contraignant, dans le domaine de la prévention des violences à l’égard des femmes et de la lutte contre ces violences, qu’elles soient physiques, psychologiques ou domestiques.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, eurodéputée S&D et co-rapporteuse du Parlement européen pour la Convention d’Istanbul, a déclaré ceci :

« Premier anniversaire de la signature par l’UE de la Convention d’Istanbul, ce 13 juin marque un moment historique pour l’ensemble des femmes de l’Union. En effet, les droits des femmes victimes de crimes à orientation sexuelle et de violences domestiques sont enfin protégés. »

« Cependant, les progrès réalisés jusque-là sont totalement décevants et décourageants. Alors que le Parlement européen saluait chaleureusement l’adhésion de l’UE à la Convention et adoptait en septembre 2017, à une large majorité,  un rapport appelant à la ratification de celle-ci, le Conseil traîne toujours des pieds et bloque même activement le processus, sous prétexte de raisons légales. Nous rejetons ces arguments qui n’ont pas la moindre base juridique. »

« Entre-temps, le niveau de la violence à l’égard des femmes dans l’UE reste alarmant. Dans ce contexte, il est honteux que 10 États membres n’aient toujours pas ratifié la Convention. En conséquence, nous autres Socialistes & Démocrates appelons les États membres à tenir les engagements et à ratifier sans délai la Convention d’Istanbul. Nous le devons aux jeunes filles et aux femmes européennes. »

Iratxe García Pérez, eurodéputée et porte-parole du Groupe S&D en matière de droits des femmes et d’égalité des sexes, a ajouté ceci :

« Des millions de femmes et de jeunes filles de l’UE souffrent quotidiennement de discriminations sexuelles et de violences sexuelles et sexistes très persistantes. C’est ce que montrent des données collectées par l’Agence des droits fondamentaux de l’UE. Elles sont harcelées, frappées, violées et même tuées parce qu’elles sont femmes. Nous ne pouvons plus tolérer cette situation. »

« Or, le récent recul sur les droits des femmes et la virulente opposition à la ratification de la Convention, observés actuellement, sont inacceptables. Dans ces conditions, nous appelons les États membres à tenir fermement leur engagement à sauvegarder la dignité de l’ensemble des femmes et des jeunes filles de l’UE, et à ratifier aussi vite que possible la Convention d’Istanbul. »

« Car pour nous autres Socialistes & Démocrates, la lutte pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes est une priorité. Nous poursuivrons le combat pour les protéger contre toutes les formes de violence et de discrimination. »

 

Note aux rédacteurs :

L’UE signait la Convention d’Istanbul le 13 juin 2017. Celle-ci engage les parties à mettre en œuvre des mesures pour protéger les victimes et poursuivre en justice les auteurs de crimes à orientation sexuelle, et à prévenir ce type de crimes. Le Conseil de l’Europe adoptait la Convention dès 2011, qui entrait de la sorte en vigueur en 2014.

Jusque-là, tous les pays de l’UE ont signé la Convention d’Istanbul, mais 10 d’entre eux doivent encore la ratifier, à savoir : la Bulgarie, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Slovaquie.

La Convention d’Istanbul est le traité international le plus ambitieux dans le domaine de la lutte contre les violences à l’égard des femmes. Outre la violence domestique, le texte s’applique aux violences physiques et psychologiques comme le viol, les mutilations génitales féminines, les mariages forcés, les avortements et stérilisations forcés, le harcèlement sexuel et la traque furtive (stalking).

 

 

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume