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Programme de coopération transfrontalière 2014-2020 : l’Union européenne augmente sa participation pour les projets franco-italiens

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198 millions d’euros. C’est le montant que la Commission a annoncé investir afin de soutenir le programme « INTERREG V-A France-Italie (ALCOTRA)». Lors de la précédente période, 2007-2013, l’intervention était à hauteur de 149.7 millions d’euros. Alors pourquoi cette nouvelle impulsion pour les projets transfrontaliers ?

Dans un contexte de rigueur budgétaire généralisée, l’Union européenne fait le choix d’accroître significativement sa participation. Cet acte politique montre que les institutions européennes ont bien compris que rien ne se construit seulement depuis Bruxelles. C’est aussi et surtout à travers des partenariats durables avec les collectivités et suivis d’effets pour nos concitoyens que le projet européen pourra progresser.

Le programme INTERREG est un instrument de financement des politiques de développement régional qui intervient dans le cadre de la coopération des régions frontalières. L’espace franco-italien, qui comprend les régions françaises de Rhône-Alpes et de PACA ainsi que les régions italiennes du Piémont, du Val d’Aoste et de la Ligurie, illustre bien les défis à relever pour la politique régionale européenne. Ces territoires entretiennent historiquement des relations fortes mais, à l’image de la ligne Lyon-Turin, des investissements importants sont nécessaires afin d’augmenter la complémentarité et l’interconnexion de ces régions.

Mais à quoi va servir tout cet argent ?

Ce nouveau volet du projet INTERREG a été revisité depuis ses précédentes éditions. Ses objectifs étaient jugés insuffisamment spécifiques et laissaient trop de place au « saupoudrage ». Cette fois, le projet sera axé autour de trois objectifs principaux afin de s’assurer d’une dépense efficace de l’argent public :

–       Améliorer les transferts de technologies et la collaboration entre les universités, les centres de recherche et les entreprises en sciences appliquées    afin d’encourager la mobilité durable.

 –       Préserver et valoriser le patrimoine naturel transfrontalier et renforcer la coopération dans la gestion des risques.

–     Et finalement, favoriser l’inclusion sociale des travailleurs dans la région.

D’ici 2020 on attend, entre autres, plus de 20 projets dans le domaine de l’innovation, l’engagement de 95 collectivités dans la lutte contre le changement climatique, l’implication de 226 municipalités dans des projets de valorisation du territoire ou encore plus de 400 cours et parcours professionnalisant développés à l’échelle transfrontalière.

 Penser transfrontalier, c’est penser l’Europe

Ces résultats attendus permettront non seulement de mieux mutualiser les ressources et l’action publique à l’échelle transfrontalière, mais aussi de promouvoir la construction européenne à partir des régions. Aux côtés des grandes priorités structurantes, le caractère très concret des relations transfrontalières (travailleurs frontaliers, réseaux de transports, liens entre chambres de commerces, etc) permet d’aborder des sujets plus proches du territoire vécu et plus facilement représentables pour les citoyens.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume