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Propagande nazie : une autre époque mais des pratiques qui perdurent

Utilisation de vérités, demi-vérités, mensonges, omission des informations de manière sélective, simplification des questions ou des idées complexes, exploitation de l’émotion, de la vulnérabilité… cela vous évoque sans doute une question sur laquelle nous débattons beaucoup aujourd’hui, à savoir les « fake news ». Pourtant, bien avant l’explosion de ce phénomène à partir de l’utilisation des nouvelles technologies et autres réseaux sociaux, des maîtres en l’art de la ont utilisé des outils pour diffuser leur propagande à des fins que nous savons tous, aujourd’hui, tragiques.

Le Parlement européen met aujourd’hui en lumière cette partie de notre histoire européenne commune en coopération avec le United States Holocaust Memorial Museum de Washington. En tant que Vice-présidente en charge de la communication et des relations avec les citoyens, c’était un immense privilège que d’inaugurer cette exposition temporaire, intitulée « l’Etat trompeur – le pouvoir de la propagande nazie », qui sera accessible au Parlamentarium jusqu’au 13 mai prochain à Bruxelles.

Les nazis ont utilisé des techniques modernes (radio, télévision, voire jeux de société, défilés et autres médias de l’époque) pour diffuser leurs messages de haine, au travers de discours ou images qui paraissaient pourtant inoffensifs, mais aussi pour attaquer tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à une opposition. Plus proche de nous, la situation de l’état de droit dans certains pays, comme la Pologne ou la Hongrie, dénoncée à plusieurs reprises par le Parlement européen, n’est hélas pas très éloignée de ce type de pratiques.

Cette exposition donne donc à réfléchir sur notre époque et d’autres techniques qui ont aujourd’hui pris le relais : quelles sont les formes de propagande les plus problématiques ? quel est le meilleur moyen de dénoncer et combattre des messages mensongers ? faudrait-il limiter la liberté d’expression mais à quelle prix ? ou ne faut-il pas davantage investir dans une éducation qui permette aux jeunes de développer un sens critique ? ou enfin, n’est-il pas indispensable de soutenir une presse libre et indépendante, déconnectée du pouvoir en place ?

Des modules spécifiques ont été élaborés à destination des publics scolaires. Il serait dommage de manquer cette occasion unique de décrypter ce type de stratégie de communication pour éviter, aux jeunes en particulier, de tomber dans certains pièges qui leur sont tendus sur des plateformes dont ils sont friands. Ne la manquez surtout pas !

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume