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Regard sur le mal-logement en Europe

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Le 19 novembre, j’ai participé au lancement du nouveau rapport « regard sur le mal-logement en Europe » par la FEANTSA (Fédération Européenne des Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri) et la Fondation Abbé Pierre, en partenariat avec la Strada (Centre d’appui au secteur bruxellois d’aide aux sans-abri) à Bruxelles.

Au cours de cette journée, tous les acteurs concernés ont pu apporter leur analyse et leur expérience : les associations, des membres du gouvernement belge, du Conseil de l’UE, du Parlement européen, un universitaire et les personnes mal-logées elles-mêmes.

Voici quelques éléments sur la situation du mal logement en Europe qui ont été présentés.

Images intégrées 1Le rapport en bref

En Europe, le coût du logement a augmenté plus rapidement que les revenus depuis les années 2000, dans la grande majorité des Etats membres. Malgré l’explosion de la bulle immobilière après 2008, le ratio coût/revenus demeure très au-dessus de sa moyenne historique. En France, ce mouvement est particulièrement fort : il a augmenté de + 59 % en 15 ans, contre + 19 % dans la Zone Euro).

Les pauvres consacrent une part beaucoup plus importante de leurs revenus que les autres pour se loger. La charge logement est un fardeau de plus en plus lourd pour les ménages pauvres, notamment en Grèce, au Portugal, en Irlande, en Espagne, pays sous « programmes d’assistance » internationaux. Dans les pays que la crise a le plus touché, ce sont les pauvres qui ont été le plus touchés.

Sur l’ensemble de l’Europe, les ménages pauvres ont entre 4 et 20 fois plus de chances d’être confrontés à un taux d’effort excessif (> 40 %), que les ménages non-pauvres.

L’écart se creuse, les allocations logement doivent être renforcées et la question du coût de l’habitat des ménages pauvres doit être repensée.

Une part croissante de la population se retrouve en impayés de loyer ou en incident de remboursement d’emprunt.

En France, selon Eurostat, 16,9 % des ménages seraient en impayés de loyer, ce qui est élevé, mais stable sur cinq ans, alors qu’il a augmenté dans la majorité des pays. Le niveau des expulsions y semble particulièrement élevé, notamment au regard des moyens déployés par les politiques publiques.

Le nombre de sans-abri a augmenté partout, sauf dans deux pays qui sont parvenu à mettre des politiques efficaces en place (la Finlande et les Pays-Bas).

Le mode de décompte des sans-abri varie beaucoup d’un pays à l’autre, si bien qu’il n’est pas possible de comparer les données, mais l’augmentation se perçoit : en France, le nombre de sans-abri a augmenté de 40 % en dix ans. Pour autant, ce n’est pas une fatalité et le rapport explore la stratégie Finlandaise qui a permis de diviser par deux le nombre de sans-abri en cinq ans.

Le rapport est disponible en ligne en cliquant ici

 

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume