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Rencontre européenne de la jeunesse : transformer des idées en action

EYE

#EYE2014 © European Union 2014 – European Parliament

Discuter avec les députés c’est bien, mais faire en sorte qu’ils s’approprient les idées des jeunes, c’est encore mieux !

Cette semaine, le Parlement européen organisait, au sein de plusieurs commissions parlementaires des « speed hearings » avec des jeunes ayant participé à l’EYE 2014. C’était l’occasion de transmettre aux eurodéputés le résultat des 3 jours de 200 formats de discussions qui se sont déroulées en mai dernier à Strasbourg entre près de 6 000 jeunes, de 16 à 30 ans, issus des 28 Etats membres, autour du slogan « Des idées pour une Europe meilleure ».

La première édition de l’EYE (European Youth Event) -la prochaine se déroulera en mai 2016, avis aux amateurs !– a été organisée par le Parlement européen avec une participation active des jeunes dès l’élaboration même du programme ; l’objectif était que les jeunes débattent entre eux mais aussi avec les députés et les groupes politiques ; et enfin il s’agissait d’une occasion unique pour eux de découvrir la diversité culturelle existant dans l’UE. Pour plus d’information, le rapport sur la Rencontre de l’année passée est disponible ici.

Mais une fois la rencontre passée, que faire de toutes ces idées partagées entre les jeunes ? C’est justement pour les faire vivre et faire en sorte que les décideurs politiques s’en saisissent, que le Parlement européen a organisé les auditions.

À titre d’exemple, au sein de la commission de la Culture, les jeunes présents ont défendu la nécessité d’investissements en matière d’éducation, considérant ce secteur comme un enjeux stratégique pour l’Europe, un investissement pour l’avenir, en particulier en direction des jeunes les plus défavorisés et pour lesquels l’enseignement supérieur doit aussi être accessible. L’un d’entre eux a tout particulièrement insisté sur le besoin de faire en sorte que plus de jeunes puissent profiter d’Erasmus et mieux connaître l’Europe ; pour cela, il suggère la mise en place d’un passeport étudiant unique ou carte de mobilité européenne, permettant des réductions sur les transports partout en Europe, et ainsi permettre aux jeunes d’être plus ouverts sur l’Europe.

Alors que la plupart des élus présents ont accueilli avec bienveillance les propositions, une certaine dissonance est apparue dans les propos d’Andrew Lewer, élu britannique Tory (conservateur). Il a estimé qu’il fallait « être réaliste », ne pas créer des charges pour les contribuables et considéré qu’il s’agissait ici de créer un niveau bureaucratique supplémentaire… Encore un qui ne sait pas qu’être réaliste c’est vouloir l’impossible !

Visiblement, Monsieur Lewer a une vision erronée de ce que peut faire l’Europe et oublie de calculer le coût de la non-Europe qu’il appelle pourtant de ses vœux. Bien au contraire, en développant des programmes pour la jeunesse, en nous dotant de moyens financiers substantiels pour investir dans ses capacités, nous l’accompagnons dans la vie active et contribuons à inclure ceux qui se sentent aujourd’hui exclus.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume