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Premières impressions de rentrée

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Déjà la pause estivale s’estompe et l’actualité européenne reprend son rythme.

Pendant l’été, les réfugiés ont continué à tenter leur chance sur des embarcations de fortune en Méditerranée.

Pendant l’été, une tentative de coup d’état a ébranlé la Turquie et a été suivie d’une répression dont la forme et l’étendue restent très préoccupantes.

Et surtout, l’été a commencé par un attentat sanglant à Nice. Ce drame nous a frappé par son ampleur et son mode opératoire nouveau et redoutable. Au-delà de son horreur, il a aussi une nouvelle fois démontré qu’il était impossible de se prémunir complètement du terrorisme. Les jours qui l’ont suivi ont été remplis de déclarations et d’accusations indignes qui ont brisé la fragile union nationale au sein de la classe politique.

L’agenda politique européen de la rentrée est impacté par ces événements tragiques qui obligent l’Union à trouver les moyens d’une unité d’action déterminée et solidaire.

Car vient s’ajouter cet épisode unique dans notre histoire européenne et qui surplombe toutes les décisions de nos institutions : le Brexit.

La Grande Bretagne, avec le gouvernement de Theresa May, continue de se hâter lentement pour quitter l’Union et cherche les moyens d’en garder les avantages sans les responsabilités et la solidarité. Le risque est grand que les échéances électorales française, allemandes et italiennes fassent écran à l’activation de l’article 50 du TFUE.

L’Union européenne est à la croisée des chemins ; cet énoncé semble devenu banal. Il est pourtant la traduction d’une inquiétude sévère sur la poursuite de la construction européenne, sous les coups de boutoir des crises et la montée des mouvements nationalistes et racistes.

D’autres sujets ne doivent pas être oubliés à l’arrivée de l’automne.

Les pratiques révélées par le scandale des Panama papers justifient plus que jamais une action concertée de l’Union et notamment une législation protectrice des lanceurs d’alerte.

L’embauche de José Manuel Barroso par la banque Goldman Sachs ne doit pas rester sans conséquences. La médiatrice européenne Emily O’Reilly, a d’ailleurs appelé le Président Juncker à clarifier sa position sur la nomination de l’ancien président de la Commission.

L’élaboration de la directive sur le détachement des travailleurs ne doit pas être sabotée par la droite.

Les discussions préparatoires à la révision du budget doivent permettre de concrétiser les engagements en matière de transition écologique et de repenser le fonds européen pour les investissements stratégiques.

Après les premières estocades sur Apple, les règles fiscales européennes doivent continuer d’évoluer et les ressources propres du budget être trouvées

… parmi une liste de priorités que les Socialistes français ont élaborée et défendront. Je vous la présenterai très vite.

La première session du Parlement ce lundi 12 septembre sera l’occasion du traditionnel débat sur l’état de l’Union. : une occasion rêvée pour vérifier la cohérence et la cohésion des européens devant tous ces enjeux. De mon côté, avec les membres de la délégation socialiste française et ceux du groupe socialiste et démocrates, nous sommes déterminés à nous battre et à nous mobiliser en toute responsabilité pour une meilleure Europe.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume