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Un rapport accablant sur la discrimination dont sont victimes les Rroms en Europe

Dans une réunion à Annecy il y a quelques semaines, j’ai été interrogée sur la situation des Rroms en Europe. Apres y avoir consacré beaucoup d’énergie, je dois reconnaître que ces deux dernières années j’ai été un peu éloignée du sujet.

D’où l’intérêt du rapport présenté lundi 23 janvier en LIBE. Ioannis Dimitrakopoulos nous a présenté les résultats de la deuxième enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union Européenne (FRA) sur les minorités et les discriminations dans  l’Union Européenne. La réalité dépeinte est à la fois inquiétante et irritante.

Le rapport souligne que la plus grande minorité ethnique de l’Union européenne continue de faire face à des discriminations intolérables et à un accès inégal aux services fondamentaux. Des obstacles persistants sont relevés quant à l’accès à l’eau, la santé, l’emploi, le logement, la justice, etc….

Cette enquête, basée sur des informations recueillies auprès de près de 34 000 personnes vivant dans des ménages Rroms dans neuf États membres de l’Union européenne montre en outre qu’environ 80% des Rroms interrogés vivent sous le seuil de pauvreté et que 50% des Rroms âgés de 6 à 24 ans ne sont pas scolarisés.

Face à ce constat, il apparaît clair que la stratégie « Europe 2020 » de la Commission Européenne qui a pour objectif de réduire de 20 millions le nombre de personnes menacées par la pauvreté a beaucoup de chemin à parcourir ! Le même constat s’applique malheureusement aux recommandations du Conseil de 2013 concernant l’intégration effective des Rroms dans les Etats-membres.

Il était d’ailleurs incroyable de voir la partie de ping-pong sur les responsabilités des États membres face à celles de la Commission !

Moyennant quoi, plutot qu’une action ambitieuse soit mise en oeuvre sur la situation des Rroms, rien ne bouge ! Leur situation ne s’améliore pas, les collectivités locales continuent d’assumer (ou pas) seules là où toutes les parties prenantes devraient agir ensemble.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume