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Une surprise : vraiment ?

L’affaire Weinstein a joué le rôle d’un électrochoc mondial et a provoqué une prise de conscience salutaire et – je l’espère – durable.

Elle a permis de libérer la parole des victimes, souvent enfouie douloureusement. Chacun a pu alors constater une nouvelle fois l’ampleur des phénomènes de harcèlement sexuels et d’abus de pouvoir conduisant à des agressions ou des viols.

Le Parlement européen s’est saisi de ce sujet en séance plénière à Strasbourg et vote une résolution le 26 octobre.
Il était évidemment peu probable que le Parlement échappe à ce phénomène. Des cas de harcèlement ont été rapportés dans son enceinte par les médias et sur les réseaux sociaux sous les hashtags #MeToo ou #BalanceTonPorc.

Il faut que le Parlement européen applique une politique très ferme et des outils les plus efficaces face à ce fléau. Le Groupe des Socialistes & Démocrates a demandé la mise en place de recommandations sur la manière de l’améliorer.
Les S&D appellent aussi à une réponse politique européenne. Nous devons continuer à promouvoir l’adoption de la convention d’Istanbul, qui stipule clairement que le harcèlement sexuel et les abus sexuels sont des violations des droits de l’homme, passibles de sanctions pénales. Nous condamnons par ailleurs le fait que 13 des Etats membres de l’UE n’aient pas encore ratifié cette convention.

L’Union européenne doit faire preuve de cohésion et de fermeté sur ce sujet et revendiquer son exemplarité.

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume