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Hommage à Michel Der Andreassian

C’est encore une triste nouvelle que j’ai apprise le 1er janvier dernier par la Fédération de Haute-Savoie du Parti socialiste, celle du décès de notre camarade et ami Michel Der Andreassian.

Il est survenu le 28 décembre des suites d’une crise cardiaque. Michel avait soixante-dix-huit ans. N’ayant pas pu assister aux obsèques qui ont été célébrées le 4 janvier au cimetière des Îles à Annecy, j’ai souhaité l’évoquer ici sur mon blog, lui rendre ainsi hommage et témoigner à sa fille Laetitia, à tous ses proches et ses amis, de ma sympathie et de ma tristesse.

Je voudrais d’abord évoquer sa gentillesse et son humanité, ces qualités précieuses qu’on remarquait tout de suite chez lui. Avec sa voix rocailleuse, sa bonhommie naturelle, il avait une façon toute personnelle de créer un contact immédiat et chaleureux avec ses interlocuteurs.

Des contacts humains, il en avait une vaste expérience avec une vie professionnelle qui l’avait conduit à beaucoup voyager. Sa curiosité lui avait permis de puiser dans ces voyages et séjours à l’étranger des connaissances et des convictions.

Et la conviction qu’il avait la plus chevillée au corps était sans doute la conviction européenne, fondée sur l’internationalisme et le pacifisme.

Je vous invite à le retrouver dans cette vidéo (de qualité moyenne certes) où au congrès de la paix d’octobre 2017 de la ligue des Droits de l’Homme d’Annecy, il raconte ses premiers souvenirs d’enfant à Paris avec la présence de soldats allemands. Et comment la haine des Allemands était profonde autour de lui et comment il a su s’en défaire dès son adolescence.

Il représente cette génération qui a voulu aller de l’avant et qui s’est trouvé un idéal dans la construction européenne. Idéal démocratique aussi, puisque Michel vit de près la chute de l’URSS, ayant vécu en Russie à la fin du XXème siècle et a assisté désolé à cette transition démocratique ratée, dans l’indifférence ou la complicité des puissances occidentales.

Ce fût aussi un militant socialiste à l’inlassable énergie, qui jamais ne se décourageait dans les périodes difficiles mais au contraire semblait stimulé, redoublait d’inventivité, de propositions et savait aussi entrainer les autres dans son enthousiasme. Pour cela aussi il nous manquera cruellement.

Car les qualités du militant révélait l’homme : un grand cœur tout en courage et générosité.

Merci Michel.

Vidéo de l’intervention de Michel au congrès de la paix d’Annecy (à partir de 2h12) où il est intervenu sur l’Europe et la Russie

Partager sur facebook Twitter Syvie Guillaume